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MÉDITATION SATIPATTHANA VIPASSANA

UN LIVRE : SATIPATTHANA - La voie du bonheur par Robert Kientz

 

LES PARITTA SUTTA : DANS LE LIVRE et AUTRE TRADUCTION

 

CENTRES EN FRANCE

 

BIOGRAPHIES DE MAHASI SAYADAW et de GOENKA (pour mémoire)

 

INSTRUCTIONS POUR LA MÉDITATION MARCHÉE - POUR L'ASSISE et AUTRES

 

 

 

UN LIVRE IMPORTANT :

 

"SATIPATTHANA"

La voie du bonheur

par Robert Kientz

 

 

Ce livre est épuisé et n'a pas été réédité.

Un "résumé" de ce livre est proposé : cliquer ici

 

 

STAGES DE SATIPATTHANA EN FRANCE

CENTRES EN FRANCE :

Deux sites importants : Vipassana Sangha : http://vipassanasangha.free.fr/
Bouddhisme Théravada et méditation vipassana : http://bica-vipassana.blogspot.com/

Durant les retraites de méditation il est en général demandé de s'engager à observer rigoureusement les huit préceptes suivants pour toute la durée de la retraite :

 

CENTRES DE RETRAITES EN FRANCE -  Méthode Mahasi Sayadaw :
  
CENTRE SAKYAMUNI : http://sakyamuni.vipassana.free.fr/
33 allée Emile Gemto, Montbéon, 89340 Saint Agnan (à 30 km de Fontainebleau)

Participation de 25 € par jour (retraite de 15 jours en juin), ou 22 € (8 jours minimum de juillet à octobre).

Pensez au dana (don aux enseignants).


Un blog présente une expérience de retraite (10 jours) au Centre Sakyamuni (jour par jour) :http://bica-vipassana.blogspot.com/search/label/R%C3%A9cit%20retraite

 

Association : L’APPLICATION DE L’ATTENTION :
Stages en Charente-Maritime
Le texte suivant est extrait du lien : http://sites.google.com/site/applicationattention/home :
 
L’Application de l’Attention, ou Satipatthâna en langue pâli :


Satipatthâna est un mot pâli qui veut dire :   Sati = attention  Patthâna = application
Donc : application de l’attention ou mise en fonction de l’attention
Le terme Satipatthâna n’est pas réellement traduisible en français.

     Cette attention est différente du type d’attention que nous connaissons. Nous connaissons le “faire attention” : nous faisons attention quand nous conduisons une voiture car nous avons intérêt à faire attention. Dans l’Application de l’Attention, il n’est pas question de cette attention. En effet, il s’agit d’une attention pure dans le sens qu’elle n’est pas motivée par un désir, un évènement, une provocation, etc. Cette attention dont nous parlons ici est totalement inconnue du public.

Stages offerts et contacts
Depuis 1978, l’enseignement de Robert Kientz est proposé sous forme de stages d’une durée de 5 jours.
Toute la journée est consacrée au travail de l’Application de l’Attention. Cela inclut :

La journée, ponctuée de pauses, se déroule dans une ambiance studieuse et conviviale.
     L’enseignement, adapté aux possibilités de chacun, est possible pour tous quelle que soit sa condition physique et est également envisageable pour une personne avancée en âge.

Qui enseigne ?
     Robert Kientz a assuré une solide formation à l’une de ses élèves qui, à la suite d’un long entraînement, présentait une aptitude particulière pour l'enseignement. Pendant 18 ans, celle qu’il appela Mila, a travaillé, étudié, et enseigné sous sa guidance. Pendant de nombreuses années, ils ont dispensé conjointement l’enseignement aux étudiants-stagiaires. Tout naturellement, elle lui a succédé au terme de sa vie et continue à enseigner conformément à ses instructions.
     Si vous êtes intéressé pour entreprendre un stage, contactez-nous à l'adresse email suivante: applicattention@hotmail.com . Les stages sont proposés en Charente-Maritime.

 

 

BIOGRAPHIE DE MAHASI SAYADAW (version courte) Traduite par Vipassanasangha

Sur le lien : http://vipassanasangha.free.fr/tms_biographie_courte.htm

 

 

 

 

 

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SATTIPATTHANA

La voie du bonheur

Par Robert Kientz © 1979 Éditions du Rocher - 186 pages – Édition épuisée, non rééditée

 

Un livre dont des extraits sont donnés sur Internet au lien suivant : http://bica-vipassana.blogspot.com/2007/08/satipatthana-la-voie-du-bonheur.html. Ce livre n'est plus disponible en téléchargement gratuit (21/03/08).

Les extraits suivants proviennent du site ci-dessus, du livre et du document manuscrit tapé à la machine qui a servi à la parution du livre.

 

Ce livre étant en Copyright, vous êtes priés d'en respecter la propriété intellectuelle de l'auteur 

pour toute citation éventuelle de phrases extraites du résumé.

 

L'extrait ne peut être qu'un aperçu de ce livre.

 

 INTRODUCTION par Robert Kientz

     … Il y aura bientôt trente ans que j’ai eu la bonne fortune de connaître l’enseignement Satipatthâna. J’étais atteint, à l’époque, d’une maladie nerveuse soi-disant incurable qui me causait de véritables tortures…
     Néanmoins, lorsqu’on me décrivit la méthode de travail, je fus extrêmement déçu, et je la rejetai aussitôt. J’étais incapable de la prendre au sérieux. Elle était si simple !...
     Et, à mon grand étonnement, j’enregistrai des résultats immédiats – des résultats réels et durables…
     A mesure que les jours passèrent, l’esprit et le corps s’améliorèrent, se modifièrent, pour retrouver enfin la fonction harmonieuse qu’ils avaient depuis longtemps perdus…
     Chez la plupart d’entre nous l’énergie vitale, qui assure la santé et le bien-être, s’épuise d’une manière catastrophique qui entraîne inévitablement une dévitalisation du système nerveux perturbant l’équilibre des mécanismes internes de l’esprit.
     Il n’est pas nécessaire de s’étendre sur les terribles ravages psychosomatiques que provoquent la disharmonie de l’esprit et du corps, car nous ne les connaissons que trop bien…
     L’expérience démontre sans aucun doute que le gaspillage stérile de l’énergie vitale est dû en grande partie à l’abus de l’activité cérébrale. L’excès de penser qui nous mène à tout juger et analyser, à rêver et imaginer, toute cette agitation mentale incessante est un état désastreux. Il est d’autant plus dangereux qu’il est inconscient…
     Il suffit de commencer à vivre selon le premier principe du Satipatthâna pour se rendre compte immédiatement qu’il s’agit là de l’antidote par excellence contre le mal du siècle…
 


Préface par le Docteur Hubert Benoit, psychiatre français, auteur de ‘‘La doctrine suprême’’
(présentée dans le document manuscrit  de 1978, préparatoire au livre, et non incluse dans le livre imprimé en 1980)

        Mais tout s’éclairera pour nous si nous comprenons l’un des préceptes essentiels du bouddhisme Zen : ‘‘ Ne pas faire. ’’ Dans ce précepte, le ‘‘faire’’ dont il s’agit pour nous d’apprendre à nous abstenir au lieu de nous y abandonner comme nous en avons l’habitude n’est autre que notre agitation mentale incessante. Cette agitation produit le monologue intérieur constant que nous appelons prétentieusement notre ‘‘pensée’’ et qui n’est en fait qu’une suite de rêves éveillés, si relativement ‘‘intelligents’’ que ceux-ci puissent être parfois…

Chapitre premier - AIDE-TOI TOI-MÊME…

     … (Le texte suivant est extrait du site bica-vipassana : http://bica-vipassana.blogspot.com/2007/08/satipatthana-la-voie-du-bonheur.html) :
     L'opération de la colonne vertébrale dont j'avais besoin ne réussissait pas toujours. C'est ce que me dit le chirurgien, et je m'imaginais aussitôt cloué dans un fauteuil roulant, inutile et misérable, jusqu'à la fin de mes jours. Je ne pouvais pourtant pas continuer encore longtemps comme ça, pas avec cette douleur qui me tenaillait. Il fallait que je prenne une décision. Je ne voulais pas penser à l'avenir.
     Sans que rien ne le laissât prévoir, tous les muscles situés le long de ma colonne vertébrale, de la nuque au bas de l'épine dorsale, se tendaient et devenaient aussi durs que le roc. La douleur était insupportable. J'étais obligé de rester immobile, impuissant, en attendant que le spasme disparaisse. Chaque spasme, quoique bref, semblait durer une éternité. Je n'étais plus capable de conduire ou de sortir seul de chez moi. Il fallait que quelqu'un m'accompagne.
     J'étais atteint d'une maladie nerveuse qui empirait avec les années. Les divers traitements que j'avais essayés ne laissaient entrevoir aucun espoir de guérison. Les attaques devenaient plus violentes et plus fréquentes. Après les attaques, la douleur subsistait.
     J'étais affecté de tremblements, je ressentais une immense fatigue, j'avais perdu complètement l'appétit. Seule, la prière aidait à soulager le désespoir et le découragement profonds qui s'étaient emparés de moi...
     (Le texte suivant est un extrait personnel du livre) :
     Le bouddha a expliqué que notre souffrance résulte d’actions passées erronées, ou plus exactement, nuisibles. Ces actions ont pu être d’ordre mental, verbal ou physique…
     Le corps humain détient tous les éléments qui sont à l’origine de notre souffrance. Dans le corps humain se trouve aussi la solution de notre problème…
     Le bouddha a enseigné comment par la méditation nous pouvons sortir de notre ignorance…
      Le moine… me décrivit les premiers pas à suivre : je devrai me lever à l’aube, tous les matins, m’asseoir sur une chaise face à l’est, le plus confortablement possible. Ensuite, je devrai diriger mon attention sur la pointe de mon nez en observant le va-et-vient de l’air dans mes narines. Je ne devrai pas perturber le rythme naturel de la respiration du corps. La respiration était simplement l’objet de ma concentration. Compter mes respirations pouvait m’aider si l’attention se relâchait. C’était tout…
     Dès que l’attention faiblissait, les pensées s’emparaient de l’esprit. Si je n’en prenais pas conscience, les pensées investissaient la place sans que je puisse les contrôler, brûlant pour rien la précieuse énergie psychique, et tôt ou tard le corps payait la dette. L’impuissance à contrôler le mental est donc mortelle. Elle va toujours de pair avec un développement insuffisant de l’attention. Plus on laisse la bride au mental, plus l’attention est faible. C’est un cercle vicieux…
     (Le texte suivant est extrait du site bica-vipassana : http://bica-vipassana.blogspot.com/2007/08/satipatthana-la-voie-du-bonheur.html) : Mes amis furent stupéfaits du changement remarquable qui s'était fait en moi au cours des premières semaines. J'appréciais ma nourriture et je retrouvais l'appétit. Je me sentais plus solide ; je reprenais du poids ; j'étais moins tendu nerveusement et, de façon générale, j'étais plus satisfait de mon sort. Je dormais d'un sommeil profond toute la nuit sans avoir ces horribles cauchemars qui, d'ordinaire, me réveillaient en pleine nuit, le corps couvert de transpiration et tremblant d'angoisse. Les violents battements de cœur, les vertiges et les tremblements de mes membres avaient disparu. Ma colonne vertébrale s'était considérablement redressée. Mes mouvements étaient plus détendus et je me sentais dans l'ensemble moins surmené. Mon dos me faisait encore souffrir mais j'étais mieux armé pour le supporter sans trop m'irriter. Vers la fin des premières semaines, les horribles attaques spasmodiques cessèrent.
     (Le texte suivant est un extrait personnel du livre) : Je me surpris souvent, dans la journée, à m’apitoyer sur mon sort. C’était une habitude que j’avais contractée au cours des années, bien loin de soupçonner les conséquences catastrophiques que celle-ci pouvait avoir sur l’esprit et sur le corps… L’attention se comportait en véritable gardien de l’esprit en l’aidant à tenir à distance les activités mentales empoisonnées… L’attention ou « présence d’esprit » est un pouvoir mental qui vaut la peine d’être cultivé. Sans elle, l’esprit reste incapable de se libérer des mécanismes néfastes qui l’empêchent de fonctionner correctement.

 Chapitre II – LA RÉCOMPENSE

     … Un matin, quelque chose de tout à fait imprévu se produisit. J’étais assis les yeux fermés, concentré sur ma respiration, comme d’habitude. Je vis alors devant moi, une petite lueur blanche, ronde et brillante. Elle se déplaçait rapidement dans ma direction. A mesure qu’elle se rapprochait de moi, elle augmentait de volume. J’étais convaincu que cette énorme boule de lumière existait objectivement. J’eus peur qu’elle ne me renversât de mon siège et j’ouvris aussitôt les yeux. A mon grand étonnement, je ne vis de lumière nulle part. Le soleil n’était pas encore levé. Dehors, c’était la nuit…
     J’étais loin de savoir que la cessation de la souffrance ordinaire, commune à tous les hommes, n’était que le sous-produit agréable de la méditation bouddhique. L’extinction de ce type de souffrance n’est pas le but auquel elle vise… Des années plus tard, en Birmanie, je réussis à franchir le niveau de l’existence sensorielle-intellectuelle-émotive pour réaliser les demeures célestes où règnent la sérénité, la béatitude, le bonheur, la joie ineffables…
     L’entraînement bouddhique commence par le corps et non par l’esprit, à l’inverse de la plupart des autres systèmes… Commencer par le corps est une méthode sûre et saine qui évite de se trouver aux prises avec de graves dangers d’ordre psychique…

 Chapitre III – SATIPATTHÂNA

     … « Satipatthâna » signifie « le développement de l’attention » : l’attention ou la contemplation du corps, l’attention aux sensations, l’attention aux pensées, et l’attention aux objets mentaux ou au contenu des pensées…
     Notre groupe constata que la méthode d’observation de la respiration préconisée par le Mahasi Sayadaw était plus facile et plus efficace que la pratique de la concentration à la pointe du nez. Le Maître (Sayadaw en birman) recommande de fixer l’attention sur l’abdomen. L’étudiant observe l’abdomen qui monte et qui descend…
     En prenant conscience de notre abdomen, nous constatâmes que notre façon courante de respirer n’était pas normale. Nous ne sentions pas les mouvements – l’abdomen était bloqué : ce qui voulait dire que la majeure partie de nos poumons ne recevait jamais d’air frais privant ainsi le sang de l’oxygène qui lui faisait défaut… Un organisme vivant respire toujours, l’abdomen monte et descend sans cesse ; nous devrions donc fixer notre attention sur lui au cours de la journée, lorsque nous en avons le loisir…
     Le nouvel exercice consistait à marcher en étant attentif… En abandonnant le mouvement de l’abdomen, nous maintenions la continuité en choisissant le mouvement des pieds comme objet de notre attention. C’est ainsi que nous avons découvert l’un des facteurs les plus vitaux de la méditation : l’attention ininterrompue… Le fait d’être conscient de la station debout, par exemple, nous apprit à répartir équitablement le poids du corps sur les pieds… La fixation de l’attention commence avec la station debout… Vient ensuite l’intention de se déplacer vers l’avant… Il faut être conscient de chaque mouvement du commencement à la fin de chaque pas… Plus tard, on  peut décomposer chaque pas… « lever…, poser »… trois phases : « lever… étendre… poser ».
     La marche consciente doit se pratiquer très, très lentement ; ceci, afin de permettre à l’esprit de suivre clairement les mouvements du corps et du mental…
     Pendant plusieurs années, je pratiquai la position assise et la marche conscientes huit heures par jour : trois heures tôt le matin, deux heures en fin de matinée, et trois heures le soir. Je développai ma faculté de concentration à un degré tel que je fus capable de rester assis ou de marcher pendant une heure entière sans que ma conscience se relâchât un seul instant, sans qu’aucune perturbation mentale n’intervînt…
          Le cours au Centre de Méditation [Satipatthâna Vipassanâ] durait de six à dix semaines, selon les progrès de l’élève…
     Pendant leur séjour au Centre, les élèves devaient observer les règles suivantes :

  1. respecter les Huit Préceptes ;
  2. suivre inconditionnellement les directives du Maître ;
  3. consacrer vingt heures par jour à la pratique de la méditation, et quatre heures au sommeil. Éviter de lire, d’écrire, de parler sans motif, et de manière implicite, s’abstenir de recevoir des visites ;
  4. pratiquer six semaines au minimum.

C’était tout…

 

 Chapitre IV – RENCONTRE AVEC LE MAÎTRE

     (Le texte suivant est extrait du site bica-vipassana) :
     Je foulai le sol birman pour la première fois, à dix heures précises, un dimanche matin de la mi-janvier. Je repensai au temps où j'étais enfant de chœur en Alsace. Qui m'aurait dit alors qu'un jour lointain j'irai chercher la clé de la Réalité dans une contrée aussi éloignée, au lieu d'assister à la grand-messe de dix heures, le dimanche matin !...
     Je regagnai lentement la maison, légèrement déprimé et assailli de doutes. Je mis les ventilateurs en marche, je pris une douche pour me rafraîchir, et je m'assis sur mon lit. J'arrimai soigneusement la moustiquaire sous le matelas et je tentai de méditer. Des pensées de dysenterie couraient dans ma tête et je commençai à craindre pour ma santé. Il me revint en mémoire que le Vénérable Nyanaponika avait mentionné que la nourriture birmane épicée pouvait ne pas convenir à mon estomac d'Européen.
     Il m'avait conseillé de ne pas manger de fruits sans les avoir pelés, et de ne boire sous aucun prétexte l'eau du robinet. Je me jurai d'être extrêmement prudent en matière de nourriture et de boisson, ce qui me calma un peu l'esprit…
     (Le texte suivant est un extrait personnel du livre) :
   …« Ce n’est pas manger de la viande, du poisson ou de la volaille qui rend impur, c’est se complaire dans l’illusion du moi avec ses facteurs nuisibles tels que : la haine, la colère, l’envie, l’intempérance, l’hypocrisie, la non loyauté, l’égoïsme, la vanité, l’ostentation, l’orgueil, la jalousie, l’avarice », dit l’Amagnanda Sutta.
     (Le texte suivant est extrait du site bica-vipassana) :
     Les progrès pratiques de la Concentration Juste : (Sammâ Samâdhi) dépendent de la Moralité (Sîla). Sans Moralité il n'y a pas de Concentration Juste. La Concentration juste est indispensable à l'obtention de la Sagesse : (Panna…). Ces préceptes ne sont pas des commandements, ils servent de guide et de soutien. Chacun est libre d'enfreindre le code moral s'il le désire ou s'il ne peut s'empêcher d'agir ainsi. Mais le bouddhiste sait qu'il enfreint les règles à ses risques et périls. Une fois qu'on a compris le fonctionnement de la Loi de Causalité (Kamma), on constate que l'on souffre inévitablement des conséquences de ses actes.
     (Le texte suivant est un extrait personnel du livre) :
     Les huit préceptes sont les suivants :

  1. ne tuer aucun être vivant ;
  2. ne pas s’approprier ce qui ne nous appartient pas ;
  3. ne pas commettre de déviation sexuelle – pour les moines et les laïques qui suivent le cours de méditation, s’abstenir de toute activité sexuelle ;
  4. s’abstenir de mentir ou de parler faussement, insultes, calomnies et critiques acerbes y compris ;
  5. s’abstenir de drogues et de boissons enivrantes qui abaissent la faculté de l’attention ;
  6. s’abstenir de toute nourriture, de quelle que sorte que ce soit, après midi ;
  7. s’abstenir de danser, de chanter, de faire de la musique, d’assister à des spectacles, de faire usage des fleurs, de parfums, d’onguents, et de se parer pour s’embellir ;
  8. éviter l’emploi de lits ou de sièges de luxe.

     (Le texte suivant est extrait du site bica-vipassana) :
U Tin m'expliqua que ces préceptes ne constituent pas de dogme rigide mais qu'ils reposent plutôt sur des motifs clairs et précis. Derrière eux se cache un but, celui de surmonter le désir insatiable que notre ego engendre. Ce désir obsédant est l'un des plus grands maux qui nous affligent. Mauvais veut dire ce qui nous rend esclave de notre moi trompeur, ce qui nous condamne au cycle des renaissances et de mort (Samsâra). Il faut bien comprendre que la convoitise, l'envie, la jalousie, la colère, le mécontentement, les désirs lascifs, etc., :sont des pollutions de l'esprit, de véritables chaînes qui maintiennent l'esprit prisonnier dans un état inférieur où règne la confusion. Elles sont créées par l'illusion du moi.
    C'est dire que tant que l'illusion du moi n'est pas résolue, l'esprit continue de penser le mal, de dire le mal, et le corps fait le mal.
     L'objectif principal de l'entraînement à la méditation que j'entreprenais, était de détruire cette illusion.
     Parmi les règles, une seule me causait quelque souci : ne pas manger après-midi. Depuis ma maladie nerveuse, je n'avais jamais retrouvé on poids normal, et je craignais, en supprimant le repas du soir, de perdre encore plus de poids. Le Sayadaw comprit mes craintes et m'autorisa à maintenir le repas du soir.
     Le Maître me demanda ensuite si je connaissais les Trois Joyaux Sacrés. Je lui répondis que non. Il me recommanda d'apprendre ce Triple Refuge, et de le réciter souvent, car sa bénédiction me préserverait du danger...
     (Le texte suivant est un extrait personnel du livre) :
Le Triple Refuge :

(Je cherche refuge dans le Bouddha
Je cherche refuge dans le Dhamma
Je cherche refuge dans la Sangha.)
     (Le texte suivant est extrait du site bica-vipassana) :
     Le sens du Triple Refuge s'explique de la manière suivante : le Bouddha, l'Éveillé ou l'Illuminé, est mon refuge, mon principe directeur, ma protection contre le mal et ma providence. C'est à lui que je viens, il est mon recours. En tant que l'un des Trois Joyaux Sacrés, le Dhamma signifie le Noble Sentier Octuple qui mène au Nibbâna , la paix supra mondaine.
     (Le texte suivant est un extrait personnel du livre) :
     La Sangha est formée par la communauté de ceux qui ont la Vue Juste et la Vertu Parfaite – la Vue Juste qui voit la véritable réalité des choses, la Vertu Parfaite qui prévient le remords…

 Chapitre V – OBSTACLES SUR LE SENTIER

     (Le texte suivant est extrait du site bica-vipassana) :
     … La pratique de la méditation vingt heures sur vingt-quatre heures, jour après jour, fit surgir des choses qui ne seraient jamais remontées en surface en méditant comme je le faisais en Californie. Très vite, je me heurtai à de puissants obstacles mentaux qui résistaient en me barrant la route. Certains furent très difficiles à surmonter. Ils étaient pourtant un signe de progrès, et l'on me demanda de les affronter avec courage. Ces obstacles surgissent dans l'esprit en fonction directe avec l'accroissement et le développement de la conscience. Ce qui veut dire que si des problèmes bien enracinés se présentent, le méditant dispose des outils qui lui permettent de les résoudre.

     Le premier obstacle fut le manque de sommeil
     Je décidai de m'asseoir sur le plancher dur au lieu du lit, afin de rester éveillé jusqu'à minuit. Je demandai une autre moustiquaire que j’installai au milieu de ma chambre. Yogi U Tin a dû certainement se demander ce que faisait ce filet qui pendait au centre de la pièce, mais il ne posa jamais de question à ce sujet, me laissant libre de faire ce que bon me semblait.
     La première nuit, je m'assis à même le plancher, sans couverture ni coussin. Je tournai le dos au lit pour laisser la tentation derrière moi...
     Un obstacle n'a besoin d'être surmonté qu'une seule fois, m'expliqua le Sayadaw. Quelle que soit sa nature ou sa puissance, il ne se représentera plus jamais. Des obstacles sont toujours susceptibles de surgir dans un esprit sous-développé. La faute en est, non pas aux choses qui nous entourent, mais à l'esprit lui-même…

Autre obstacle : la distraction de l'esprit :
     La seule façon de maîtriser le facteur mental négatif de la distraction est de développer la faculté de concentration. C'était lorsque les bruits extérieurs détournaient mon attention que je devais redoubler l'effort de concentration. Le Sayadaw me dit qu'en pratiquant avec assiduité, je vaincrai la distraction.
     À mesure que les jours passèrent, je fis des progrès. En fait, après deux semaines de pratique, je fus frappé par la limpidité étonnante de mon mental. En dépit des bruits du dehors, je réussis à le maintenir fermement ancré sur son objet. Les impressions sensorielles étaient là, isolées et aussi distinctes que l'arbre unique qui se dresse sur la colline dénudée dans la pleine lumière du jour. Plus important encore, les réactions qui faisaient immédiatement suite à ces impressions étaient perçues au moment même où elles commençaient à se manifester...
     J'avais atteint le stade où j'étais capable de pratiquer la contemplation pendant vingt heures d'affilée, sans m'endormir. J'en ressentis un grand réconfort et une grande joie. Je ne m'étais jamais senti aussi bien....

     Voici un autre exemple d'obstacle auquel je dus faire face. J'étais assis, pratiquant « monter... descendre... » depuis un bon moment suffisamment longtemps pour que la conscience ait atteint un certain niveau. Soudain, une chose tout à fait terrifiante m'arriva. J'eus la sensation de tomber dans un abîme sans fond. Je réagis immédiatement par la peur. La peur était une sorte de fuite qui fit que je bougeai légèrement le corps. L'expérience cessa aussitôt. La sensation de chute avait disparu mais je ne l'avais pas maîtrisée...
     Il n'existe qu'une façon d'empêcher une émotion négative de se manifester, dit le Sayadaw. Il suffit de bien se concentrer sur la sensation pour empêcher l'esprit de vaciller. Lorsqu'il y a Concentration Juste, la fausse notion du «  je » ou du « mien » ou du « moi » ne se manifeste pas. Le résultat est une contemplation sereine. Ainsi la sensation disparaît et elle ne revient plus jamais...
     Quelques jours après avoir vaincu la sensation de chute, j'eus l'impression que de petits insectes me couraient par tout le corps, piquant et mordant ma peau tendre...
     Cette fois c'était une douleur insupportable dans les cuisses ; comme si on y enfonçait un fer rouge...
     J'eus beaucoup de sensations étranges ce jour là - sensation de froid, d'extrême chaleur, comme si mon corps était en feu, douleurs aiguës, comme si on me plantait un poignard ou un bâton pointu dans le corps, piqûres, comme si on m'enfonçait des milliers d'aiguilles, etc. Toutes ces sensations douloureuses alternaient, s'estompaient, puis revenaient avec plus d'intensité encore.
     Le matin, je m'empressai de rapporter toutes ces sensations au Sayadaw. Celui-ci m'assura que je n'avais aucune raison de m'alarmer. Au contraire, je devais me réjouir....
     Lorsqu'il atteint le stade où il prend conscience de ces sensations douloureuses ou déplaisantes, l'élève, parfaitement impassible, doit résolument les contempler pour les vaincre. Si l'on n'est pas capable de contempler ces sensations douloureuses avec sérénité, on a tendance à bouger le corps, ce qui provoque un changement de conscience, et la sensation cesse ; dans ce cas, les sensations reviennent toujours…
     Grâce à mes efforts soutenus, je réussis à vaincre ces sensations...

 Chapitre VI – SAMÂDHI

     (Le texte suivant est un extrait personnel du livre) :
     On me dit de prendre note mentalement d’abord de mon intention de changer la position de mon corps ou de mes membres, et de continuer ensuite par chaque phase du mouvement. Ceci devait s’effectuer très lentement afin d’être pleinement conscient du mouvement…
     Ce type d’attention me permettrait de poursuivre mon intense contemplation du mouvement ascendant et descendant de l’abdomen et de « lever… étendre… poser » de l’exercice de marche…
     Chaque moment mental devait être observé tel qu’il se manifestait – qu’il soit bon ou mauvais, agréable ou désagréable. De même, en ce qui concernait les impressions sensorielles, chacune devrait être notée telle qu’elle se manifestait, bonne ou mauvaise…
     La patience joue un rôle important dans l’entraînement à la contemplation. Si le méditant n’est pas capable de supporter avec patience les sensations déplaisantes, par exemple, et qu’il change souvent de position au cours de sa contemplation, il ne peut s’attendre à obtenir la concentration parfaite de l’esprit (Samâdhi ). Sans Samâdhi , on ne peut pas espérer acquérir la Connaissance par la Vision intérieure (Vipassanâ-nãna). Et sans Vipassanâ-nãna, on ne peut pas atteindre la Voie et le Fruit (Magga Phala) et Nibbâna
     Samâdhi  permet au méditant de garder son autonomie vis-à-vis du monde extérieur…
     Toutes les impressions sensorielles peuvent être contemplées sans qu’on leur donne de nom ou qu’on les convertisse en pensées, sans que l’on porte de jugement sur elles. Ce qui veut dire que la chaleur ou le froid, la faim ou la soif, le confort ou l’inconfort, ne peuvent plus agiter ou perturber la sérénité mentale de l’aspirant. Les objets attrayants ou détestables qui viennent à entrer en contact avec l’esprit ne peuvent pas troubler son impassibilité.
     Samâdhi  peut se définir comme la conscience pure qui observe…
     Dès que l’on a maîtrisé la division de l’esprit au moyen de Samâdhi , la peur n’existe plus, pas même la peur de la mort. C’est par l’expérience que je le compris…
     En état de Samâdhi , toutes les illusions disparaissent complètement…


Chapitre VII – RAVISSEMENT INFINI

     … L’« être » ou le « gardien du seuil », comme l’appelle Rudolf Steiner, fut croisé et laissé derrière…


Chapitre VIII – LE FEU INFINI

     … Le désir, quelle que soit la forme sous laquelle il se manifeste, constitue l’une des principales entraves à la méditation…
     Le Sayadaw m’expliqua aussi, que les états transcendantaux de la conscience… sont appelés Jhâna dans le bouddhisme. Ces types de conscience sont ainsi nommés en raison de la manière dont ils se manifestent. Par exemple, l’état Jhâna peut apparaître seulement par l’intermédiaire du processus de la concentration, extrêmement intense et maintenu pendant une période de temps relativement longue. Ce qui veut dire que ces types de conscience se manifestent lorsque l’on concentre l’esprit sur un objet choisi, si fermement et si résolument, que l’image réfléchie de l’objet choisi occupe entièrement l’esprit. Celui-ci doit être totalement concentré sur l’objet, et ne doit, en aucune manière, être distrait. En se concentrant avec une telle intensité sur un objet choisi, on parvient à faire cesser les phénomènes destructeurs, des Cinq Obstacles : la convoitise, la haine, la torpeur et l’indolence, la distraction et le doute. Ceux-ci sont évidemment nuisibles au processus de la concentration…
     L’importance de la contemplation silencieuse, essentielle à la purification et au développement de la conscience…

Chapitre IV – NIBBÂNA

     … Toutes les formations (Sankhâra) sont impermanentes (Anicca). Elles sont transitoires, limitées par le fait qu’elles apparaissent et disparaissent…
     Néanmoins, l’appréhension du Vide et l’état d’horreur déclenché par elle, furent très brefs, car tout de suite après apparut l’état d’Équanimité. La réalisation de l’état d’Équanimité permet de « voir » sans participer ; ce qui permet de contempler le flux sans aucune frayeur…
     Nibbâna … On ne peut pas le concevoir. Aucune parole humaine ne peut décrire ce à quoi il ressemble… Tout ce que l’on peut dire, c’est que l’on se sent le cœur envahi d’une mystérieuse sensation de délice, de sérénité, de confiance, de sécurité, de béatitude, et de compassion pour toute l’humanité…
     La doctrine du Bouddha, comme toute Sagesse, ne peut pas être comprise par l’intellect…
     « Celui qui a acquis la Vue Juste est libéré des facteurs nuisibles tels que la vanité, l’orgueil, l’envie, la jalousie, la convoitise et l’attachement. »…
     Une fois que le « portail » d’accès au Nibbâna  a été ouvert, il ne se referme jamais complètement... La libération totale suivra éventuellement…
   Le Seigneur Bouddha a dressé la liste des dix entraves ayant le pouvoir de nous maintenir enchaînés aux mondes de la souffrance et du malheur. Ce sont les suivantes :

  1. l’illusion du moi ;
  2. le doute ou le scepticisme ;
  3. l’adhésion aux rites et aux rituels ;
  4. le désir des sens ;
  5. la malveillance ou la colère ;
  6. la convoitise de l’existence de la matière fine ;
  7. la convoitise de l’existence immatérielle ;
  8. la vanité ou l’orgueil ;
  9. l’agitation ou l’insatisfaction ;
  10. l’ignorance.

     … « C’est le vœu le plus cher… que vous deveniez un moine bouddhiste, et que vous poursuiviez l’entraînement de manière à pouvoir enseigner à d’autres, la méthode pratique de Méditation Satipatthâna Vipassanâ, dit le Sayadaw… »… Le mercredi 25 avril 1962, à huit heures quarante-huit, je fus solennellement ordonné moine…
     Au début du mois d’août, je commençai à sentir que je n’avais plus rien à faire en Birmanie. Je décidai de retourner dans l’Ouest pour y enseigner la méditation…
     Je dis : « Sukito hotu » (Puissiez-vous être heureux) trois fois ; pas à l’arbre, mais à l’esprit bienveillant qui l’habitait… Je demandais à être relevé de mon état de moine…

 GLOSSAIRE DES TERMES PÂLI

     … Anicca : l’impermanence…
     Bouddha : l’Éveillé, le Parfait aussi nommé Tathâgata en Pâli…
     Dhamma : l’Enseignement du Bouddha, la Loi, état, chose, objet mental, phénomène…
     Jhãna : état d’esprit céleste ou transcendantal, la conscience des Dieux…
     Karma ou Kamma : action (morale et immorale), la Loi de cause et d’effet. Toute action mentale, verbale et corporelle laisse sa trace dans l’esprit latent…
     Magga : voie, sentier, chemin…
     Nâna : la connaissance, la compréhension, la vision intuitive (prononcer nyâna).
     Nibbâna : l’Absolu, l’Inconditionné, le Supramondain…
     Pannâ : sagesse, connaissance ultime (prononcer pannya)…
     Phala : fruit (noble).
     Phala Nãna : connaissance du noble fruit…
     Samâdhi : concentration de l’esprit…
     Sayadaw : maître…
     Sîla : moralité…
     Vipassanâ : la vision intérieure, pénétrante, immaculée qui révèle la souffrance, l’impermanence et le vide de l’existence phénoménale. Vipassanâ ne doit pas être confondue avec un exercice d’introspection, qui implique un « moi » qui cherche à se connaître pour des raisons égoïstes… r

  ANNEXE : SATIPATTHÂNA EN FRANCE ET À L’ÉTRANGER

    
     Le premier groupe d‘entraînement Satipatthâna en Occident a été formé, en 1950, à Hollywood, Californie…
     L’action thérapeutique sur l’esprit et le corps est sans doute la raison de son succès aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Hollande et en Suisse où de nombreux centres de Méditation Satipatthâna Vipassanâ fonctionnent depuis plusieurs années…

  ANNEXE : LES PARITTA SUTTA

     Le Karaniya Mettâ Sutta (Discours sur la Bonté et l’Amour), le Mahâmangala Sutta (Discours sur le plus grand Accomplissement), et le Ratana Sutta (Discours sur le Précieux Joyau), sont connus comme les principaux Paritta Sutta (Discours sur la protection contre le mal).
     La récitation quotidienne de ces Sutta, et la contemplation dirigée sur leur signification, ont un effet psychologique. Ils sont destinées à éloigner l’influence du mal, et ils apportent mérite et profit à celui qui les utilise avec ferveur. De là, la grande importance attachée à leur récitation.

 

LE KARANÎYA METTÂ SUTTA (Discours sur la Bonté et l’Amour)Celui qui sait faire bon usage de son esprit,

1. Celui qui sait faire bon usage de son esprit,
Qui aspire à cet état serein,
Celui-là doit agir ainsi :
Il doit être droit, très droit,
Il doit être doux et humble,
Et s’exprimer avec noblesse.

2. Satisfait de son sort,
D’un commerce agréable,
Sans trop d’obligations,
Il doit vivre honnêtement,
Maître de ses sens,
Discret, sans arrogance,
Sans attachement passionnel
Aux liens familiaux.

3. Il ne doit pas rechercher les futilités
Pour ne pas encourir le blâme des hommes sages.
Puissent tous les Êtres connaître le bonheur et la sécurité ;
Puisse leur cœur connaître la plénitude !

4. Quels que soient les Êtres vivants
Forts ou faibles, grands, corpulents ou moyens,
Petits, minces ou larges, sans aucune exception.

5. Visibles ou invisibles,
Ceux dont la demeure est proche ou lointaine,
Ceux qui naissent, ou qui vont naître,
Puissent tous les Êtres connaître le bonheur !

6. Qu’aucun homme ne trompe un autre homme,
Qu’il ne méprise personne, en aucun lieu,
Qu’il ne souhaite aucun mal à un autre
Sous l’emprise de la colère ou de la malveillance.

7. Tout comme une mère protège son unique enfant
Au péril de sa vie.
De même qu’il cultive un cœur sans limites
A l’égard de tous les Êtres.

8. Que ses pensées d’amour sans frontière
Pénètrent l’univers entier,
En haut, en bas et à travers,
Sans obstacles,
Sans haine, sans inimitié.

9. Qu’il soit debout, qu’il marche,
Qu’il soit assis, qu’il repose couché,
Aussi longtemps qu’il reste éveillé
Il doit développer son attention.
C’est la façon la plus noble
De vivre sur cette terre.

10. Se gardant de tomber dans l’illusion du moi
Vertueux et doué de la Vision Intérieure,
Evitant l’attachement aux désirs des sens
Plus jamais il ne reviendra
Pour être conçu dans le sein d’une femme.

 

LE MAHÂMANGA SUTTA (Discours sur le plus grand accomplissement)

     Ainsi ai-je entendu :
     Un jour, le bienheureux demeurait dans le monastère d’Anâthapindika dans le Parc Jeta proche de Sâvatthi. Alors, à l’aube, un dieu (Deva) illuminant le Parc d’une splendeur sans pareille, apparut au Bienheureux, et là, le salua et avec respect, il se tint debout près de lui, puis il s’adressa en vers au Bienheureux :


1. Nombreux sont les dieux et les hommes,
Qui à la recherche du bonheur se sont
Interrogés sur les accomplissements bénéfiques.
Dites-nous quel est le meilleur accomplissement bénéfique.

Et le Bouddha répondit :

2. Eviter de fréquenter les fous,
Mais s’associer aux Sages,
Honorer ceux qui sont dignes d’être honorés :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

3. Vivre en un endroit approprié,
Ayant accompli de bonnes actions
Au cours de naissances antérieures,
Orientant son esprit dans la direction juste :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

4. Maîtriser le savoir et les arts manuels,
Bien connaître les convenances
Et prononcer des paroles justes :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

5. Être le soutien de son père et de sa mère,
Veiller tendrement sur sa femme et sur ses enfants,
Être libre des attachements :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

6. Pratiquer la charité, avoir une conduite honnête,
Aider sa famille,
Avoir un comportement irréprochable :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

7. S’abstenir et se garder des actions mauvaises,
S’abstenir de prendre des boissons intoxicantes,
Veiller à n’accomplir que des actions justes :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

8. Être respectueux, humble, satisfait de son sort,
Être reconnaissant, et écouter la Doctrine au moment opportun :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

9. Être indulgent, s’exprimer courtoisement,
Rendre visite aux sages,
Parler de la Doctrine lorsque c’est approprié :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

10. Avoir de l’énergie et mener une vie pure ;
Avoir la vision intérieure des Quatre Nobles Vérités,
Avoir la compréhension totale de Nibbâna :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

11. Garder son esprit ferme
Lorsqu’on est en contact avec les conditions du monde,
Et que l’esprit reste inébranlable,
Être sans chagrin, pur et certain :
Ceci est le plus grand accomplissement bénéfique.

12. Accomplir toutes ces choses,
Ne pas être vaincus et
Aller en tous lieux en se gardant du mal :
Toutes ces choses sont les plus grand accomplissements bénéfiques.


LE RATANA SUTTA (Discours sur le Précieux Joyau)

1. Quels que soient les esprits ici assemblés,
Qu’ils soient de la terre, ou qu’ils soient du ciel,
Qu’ils écoutent avec attention ces paroles.
Puissent tous les esprits être heureux !

2. Or donc, vous tous esprits, écoutez avec soin.
Soyez compatissants envers tous les hommes,
Et protégez-les avec diligence.

3. Quelle que soit la richesse trouvée, ici-bas
Ou dans l’autre monde,
Quel que soit le précieux joyau dans les cieux,
Rien n’égale Celui-qui-a-trouvé-la vérité.
En vérité, dans le Bouddha repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

4. La destruction des passions, le détachement,
La Suprême Immortalité que le Sage Sakya obtint
Par sa noble Concentration, il n’est rien qui leur soit égal.
En vérité, dans l’Enseignement repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

5. La méditation pure louée par le Bouddha Suprême,
Cette méditation aux résultats immédiats,
Aucune méditation ne l’égale.
En vérité dans l’Enseignement repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

6. Ceux qui sont loués par Celui-qui-est-Juste
Constituent les disciples.
Ces disciples du Bienheureux sont dignes d’offrandes,
Ce qui leur est offert produit des fruits abondants.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

7. Ceux qui, libérés du désir,
Se sont appliqués avec un esprit ferme,
A pratiquer les Enseignements de Gotama ;
Ceux-là ont atteint ce qui doit être atteint,
Ayant plongé dans l’Immortalité.
Ils jouissent de la Paix qui n’a pas de prix.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

8. De même que les piliers des portes de la ville,
Enfoncés dans le sol, demeurent inébranlables
Sous l’assaut des quatre vents ;
De même Je proclame qu’il est un homme juste et respectable,
Celui qui en profondeur perçoit les Nobles Vérités.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

9. Ceux qui comprennent clairement les Quatre Nobles Vérités,
Bien enseignées par la Sagesse Suprême,
Quelle que soit leur négligence,
Ceux-là ne renaîtront pas une huitième fois sur cette terre.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

10. Trois obstacles à l’Illumination sont surmontés
Par celui qui est doué de la Vision Intérieure Juste ;
A savoir, la croyance en l’ego, le doute,
Et l’adhésion aux rites et aux cérémonies fausses.
Cet homme s’est définitivement affranchi des quatre enfers
Et il est incapable de commettre les six crimes mortels.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

11. Quelle que soit l’action erronée qu’il commette,
Soit par le corps, la parole ou l’esprit,
Cet homme est incapable de la cacher.
Une telle action est impossible pour celui qui a vu Nibbâna.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

12. Semblable au bosquet aux arbres en pleine floraison
Dans la première chaleur de la saison d’été,
Telle est la sublime Doctrine qui mène au Nibbâna,
Prêchée par Lui pour le bien le plus grand.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

13. Celui-qui-est-la-Perfection,
Celui-qui-connaît-le- Nibbâna-parfait,
Le Dispensateur de la Perfection,
Celui qui apporte la Perfection,
A prêché la Parfaite Doctrine.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

14. Leur passé est détruit, leur devenir n’existe plus,
Leur esprit est détaché d’une naissance future.
Les sages qui ont détruits la semence de leur existence,
Et ont fait cesser le désir,
S’éteignent comme une lampe.
En vérité, dans la Communauté des Justes repose ce précieux joyau.
Que cette vérité apporte le bonheur !

15. Quels que soient les esprits ici assemblés,
Qu’ils soient de la terre ou du ciel, vénérons le Bouddha,
Celui-qui-a-trouvé-la-Vérité, adoré des dieux et des hommes.
Que le bonheur règne !

16. Quels que soient les esprits ici assemblés,
Qu’ils soient de la terre ou du ciel, vénérons l’Enseignement,
Celui-qui-a-trouvé-la-Vérité, adoré des Dieux et des hommes.
Que le bonheur règne !

17. Quels que soient les esprits ici assemblés,
Qu’ils soient de la terre ou du ciel,
Vénérons la Communauté des Justes,
Celui-qui-a-trouvé-la-Vérité, adoré des dieux et des hommes.
Que le bonheur règne !

 o O o

LES PARITTA SUTTA

Autre traduction trouvée sur Internet :

KARANÎYA METTÂ SUTTA

(La bonne volonté)

(Sur le lien : http://www.canonpali.org/tipitaka/suttapitaka/khuddaka/suttanipata/snp1-08.html)

D'après la traduction du Pali à l'Anglais par Thanissaro Bhikkhu.
‘‘Pour libre distribution. Cet ouvrage peut être republié, reformaté, réimprimé et redistribué par n'importe quel média. L'auteur désire cependant que toute ces republications et redistributions soient mises à disposition du public librement et sans restriction aucune, et que les traductions et autres travaux dérivés soient clairement identifiés comme tels.’’

Voici ce que doit faire celui dont les buts sont avisés
Qui veut arriver à l'état de paix:
Etre capable, droit, et direct,
Facile à instruire, aimable et sans prétention,
Content et facile à vivre,
Ayant peu de charges, vivant de peu,
Aux facultés pacifiques, et plein de maîtrise [de soi],
modeste, et sans envie d'avoir des partisans.

Ne faites pas la moindre chose
que plus tard les sages pussent censurer.

Dites-vous: Heureux, tranquilles,
Puissent tous les êtres être heureux dans leur cœur
Quels que soient ces êtres,
    faibles ou forts, sans exception,
    longs, larges,
    moyens, courts,
    subtils, grossiers,
    visibles et invisibles,
    proches et éloignés,
    nés et en recherche de naissance:
Puissent tous les êtres être heureux dans leur cœur.

Que personne ne trompe personne
Ou ne méprise quiconque, nulle part,
Ou que par colère ou irritation
Personne ne souhaite de souffrir à personne.
Comme une mère risquerait sa vie
Pour protéger son enfant, son seul enfant,
De même doit-on cultiver un cœur sans limite
Par rapport à tous les êtres.
Avec bonne volonté pour le cosmos entier,
Cultivez un cœur sans limites:
Au-dessus, en dessous, et tout autour,
sans obstacle, sans hostilité ni haine.
Que ce soit debout, en marchant,
Assis ou couché,
    aussi longtemps qu'on est alertes,
On doit être résolu dans son attention.
C'est ce qu'on appelle les demeures sublimes

Ici et maintenant.
Non pas prisonnier de ses conceptions,
Mais vertueux et accompli en vision,
Ayant dompté le désir des plaisirs sensuels,
    jamais plus
    on ne reposera dans la matrice..


MANGALA SUTTA

(Discours sur les signes propices au bonheur)

(Sur le lien : http://vipassanasangha.free.fr/paritta_mangala_sutta.htm)

 
Ainsi ai-je entendu : Une fois le Saint demeurait près de Savatthi, au bosquet de Jeta dans le monastère d’Anathapindika, quand à minuit une Déité, d’une splendeur éblouissante, illuminant entièrement le bosquet de Jeta, vint voir le Saint. Après lui avoir rendu hommage, elle se tint très respectueusement à un endroit approprié et adressa au Bouddha ces vers :

De nombreux dieux et hommes se demandent quels sont les signes présageant le bonheur. Pouvez-vous, s’il vous plaît, leur dire quels sont ces signes.

Ne pas s’associer aux mauvaises personnes,
mais s’associer aux sages
et honorer ceux qui sont dignes d’honneur.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

Vivre dans un lieu convenable,
avoir fait de bonnes actions dans le passé
et s’établir dans la bonne voie.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

Une grande connaissance et une habileté dans le travail,
une bonne discipline
et de bonnes paroles.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

Prendre soin de ses père et mère,
de sa femme et de ses enfants,
avoir des activités irréprochables.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

La générosité et une vie droite,
prendre soin de sa famille
et accomplir des actions sans faute.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

S’abstenir de faire du mal,
de boire et de prendre des intoxicants
et être diligent dans la droiture.
Ceci est un signe présageant le bonheur.
  
Respect, humilité,
contentement et gratitude,
écouter le Dhamma au bon moment.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

Patience, obéissance,
rencontrer des moines,
parler du Dhamma au moment opportun.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

Effectuer des pratiques ascétiques, être chaste,
comprendre les nobles vérités
et réaliser Nibbana.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

Quand, touché par les vicissitudes de la vie,
si l’esprit demeure inébranlable,
sans tristesse, pur et serein.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

Ceux qui accomplissent de tels actes favorables
sont les vainqueurs de tous les ennemis
et gagnent le bonheur partout.
Ceci est un signe présageant le bonheur.

 

RATANA SUTTA
(Discours de protection contre les dangers de la maladie des mauvais esprits et de la famine)

(Sur le lien : http://vipassanasangha.free.fr/paritta_ratana_sutta.htm) 

 

Puissent tous les êtres assemblés en ce lieu, qu'ils soient terrestres ou célestes, être heureux ! Puissent-ils écouter avec attention ces paroles !

Oh, déités, veuillez écouter ! Soyez emplies d’amour bienveillant envers les êtres humains. Jour et nuit, ils vous apportent des offrandes. Et protégez-les avec diligence.
 
Quelles que soit les richesses trouvées ici-bas ou dans l'au-delà, quels que soit les précieux joyaux dans les mondes célestes, aucun trésor n’égale le Tathâgata.
Dans le Bouddha est ce précieux joyau. Puisse cette vérité apporter le bonheur !
 
Le Sage des Sakyas à l’esprit serein réalisa Nibbana : la destruction des impuretés mentales, libre de la passion, immortel et suprême. Il n'y a rien d’égal au Dhamma.
Dans le Dhamma est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !

Le suprême Bouddha loua la pure concentration qui donne des résultats immédiats. Il n'y a rien d’égal à cette concentration. Dans le Dhamma est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !

Les huit personnes louées par les vertueux constituent quatre pairs. Ce sont les disciples du Bienheureux qui sont dignes d'offrandes. Ce qui leur est offert produit des fruits abondants. Dans la Sangha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !

Avec un esprit ferme, appliquant consciencieusement l’Enseignement du Bouddha Gotama, ils se sont libérés des passions ; ils ont atteint ce qui doit être atteint. Ayant réalisé l’immortel (le Nibbana), ils jouissent de la Paix qui n'a pas de prix.
Dans la Sangha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !

De même qu'un solide pilier enfoncé dans le sol ne peut être ébranlé par les vents des quatre directions ; ainsi Je proclame qu'il en est de même pour la personne droite qui a réalisé les quatre Nobles Vérités.
Dans la Sangha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !

Ceux qui comprennent clairement les Quatre Nobles Vérités, bien enseignées par le Grand Sage à la profonde sagesse, quelle que soit leur négligence, ils ne renaîtront pas une huitième fois sur cette terre.
Dans la Sangha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !
 
Avec la réalisation du Premier Stade, les 3 impuretés mentales sont abandonnées : le concept d'un soi, le doute, l'adhésion aux rites et aux fausses pratiques et aussi d'autres impuretés. 
Il s'est aussi définitivement libéré des quatre mondes inférieurs et il est incapable de commettre les six mauvaises actions majeures.
Dans la Sangha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !
 
Quelle que soit la mauvaise action qu'il commette, par le corps, la parole ou l'esprit, il est incapable de la dissimuler. Une telle action est impossible à dissimuler pour celui qui a réalisé le Nibbâna.
Dans la Sangha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !

Semblable à un bosquet d’arbres en pleine floraison dans la première chaleur de l'été, telle est la sublime Doctrine qui mène au Nibbâna, enseignée par le Bouddha pour le plus grand bien de tous.
Dans le Bouddha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !
  
Celui-qui-est-la-Perfection, Celui-qui-connaît-le-Nibbâna-parfait, Le Dispensateur de la Perfection, Celui qui apporte la Perfection, a prêché la parfaite Doctrine.
Dans le Bouddha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !

Leur kamma passé est épuisé, ils n’en créent pas de nouveau ; leur esprit est libéré d'une naissance future ; ils ont détruit la semence de l’existence, et le désir n'apparaîtra plus. Les sages s'éteignent (dans le nibbana) comme la flamme d’une lampe.
Dans la Sangha est ce précieux joyau. Que cette vérité apporte le bonheur !
 
Quels que soient les esprits ici assemblés, qu'ils soient terrestres ou célestes, vénérons le Bouddha qui est adoré des déités et des hommes. Que le bonheur règne !
 
Quels que soient les esprits ici assemblés, qu'ils soient terrestres ou célestes, vénérons le Dhamma qui est adoré des déités et des hommes. Que le bonheur règne !

Quels que soient les esprits ici assemblés, qu'ils soient terrestres ou célestes, vénérons la Sangha qui est adorée des déités et des hommes. Que le bonheur règne !


 

 

INSTRUCTIONS POUR LA MÉDITATION MARCHÉE

Voir le lien : http://vipassanasangha.free.fr/t04a_instructions_meditation_marche.htm

Et le document à télécharger en version .pdf :

sur le lien : http://www.dhammadana.org/book/vib.pdf page 17 et suivantes

et aussi :

LA PLEINE-CONSCIENCE DE LA MARCHE, selon Ajahn Sucitto
Source : http://bica-vipassana.blogspot.com/2007/12/la-marche-mditative-ou-mditation-en.html

ainsi que :

Sur le lien : http://bica-vipassana.blogspot.com/2008/01/marche-mditative.html

et :

MARCHE Source : http://bica-vipassana.blogspot.com/2008/04/marche-meditative-durant-une-retraite.html

plus :

A PROPOS DE LA MARCHE, sur le lien : http://bica-vipassana.blogspot.com/search/label/R%C3%A9cit%20retraite

 

 

INSTRUCTIONS POUR L'ASSISE

INSTRUCTIONS POUR LA MÉDITATION ASSISE Méthode Mahasi Sayadaw Voir le lien : http://vipassanasangha.free.fr/t04b_instructions_meditation_assise.htm

Un document à télécharger : L’ASSISE - source : http://www.dhammadana.org/book/vib.pdf

 

AUTRES INSTRUCTIONS

 

LES ACTIVITÉS - source : http://www.dhammadana.org/book/vib.pdf

LE SOMMEIL - source : http://www.dhammadana.org/book/vib.pdf

 

BIOGRAPHIE DE MAHASI SAYADAW (version courte) Traduite par Vipassanasangha

Sur le lien : http://vipassanasangha.free.fr/tms_biographie_courte.htm
1 
Vénérable Mahasi Sayadaw Ashin Sobhana
{Cette photographie a été prise le 13 août 82, juste la veille de son décès}

     Le Vénérable Mahasi Sayadaw est né en 1904 à Seikkhun… en haute Birmanie…
     Son intérêt croissant pour la méthode de méditation Vipassana Satipatthana le conduisit ensuite à Thaton où, suivant les instructions du réputé Sayadaw Mingun Jetavan, le Vénérable Sobhana s’engagea dans la pratique intensive de la méditation Vipassana pendant quatre mois avec de si bons résultats, qu’ils lui permirent de retourner enseigner à ses 3 premiers disciples à Seikkhun en 1938…
     Dès l'année 1952, Mahasi Sayadaw, à la demande du Ministre en charge des Affaires de la Sangha de Thaïlande, envoya les Sayadaws U Asabha et U Indavamsa promouvoir la pratique de la méditation Vipassana Satipatthana dans ce pays…
     Un autre pratiquant de ce genre était M. Robert Duvo-Kientz, un Californien né en France venu pratiquer la méditation au centre Mahasi, d'abord en tant que yogi puis plus tard comme bhikkhu. Il publia par la suite un livre en France au sujet de ses expériences et de la méthode de méditation Vipassana Satipatthana « Satipatthana, la voie du bonheur » aux éditions du Rocher…
     L’inexorable loi d'Anicca – impermanence – mit un terme à la vie dévouée et désintéressée de Mahasi Sayadaw, le 14 août 1982.

 

Pour mémoire, biographie de Goenka, à l’origine de VIPASSANA selon Goenka :

BIOGRAPHIE DE GOENKA : S.N. Goenka (né en 1924)

Sur le lien : http://www.french.dhamma.org/goenka.html

 2
     Mr. S.N. Goenka est un professeur de méditation Vipassana dans la tradition de Sayagyi U Ba Khin, de Birmanie (Myanmar).
     Bien que d'origine indienne, Mr. Goenka est né et a grandi en Birmanie. Alors qu'il vivait en Birmanie, il a eu la chance d'entrer en contact avec son maître Sayagyi U Ba Khin, et apprit de lui la technique de Vipassana.   Après avoir étudié avec son professeur pendant quatorze ans, Mr. Goenka retourna en Inde et commença à enseigner en 1969. Dans un pays encore divisé par les castes et les religions, les cours proposés par Mr.S.N. Goenka ont attirés des milliers de personnes de toutes les parties de la société. De plus, un grand nombre de personnes sont venus du monde entier pour suivre en Inde des cours de méditation Vipassana.
     Mr. S.N. Goenka a enseigné à des milliers de personnes lors de plus de trois cents cours en Inde et dans d'autres pays, en Orient et en Occident. En 1982, il commença à nommer des assistants-enseignants pour l'aider à faire face à la demande croissante de cours. Sous sa conduite, des centres de méditation ont été établis en Inde, aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en France, au Royaume-Uni, au Japon, au Sri Lanka, en Thaïlande, au Cambodge, en Birmanie, au Népal, à Taiwan et dans d'autres pays.

     La technique que Mr. S.N. Goenka enseigne s'inscrit dans une tradition qui remonte au Bouddha. Le Bouddha n'a jamais enseigné une religion sectaire ; il enseigna le Dhamma - la voie de la libération, qui est universelle. Dans la même tradition, l'approche de Mr. S.N. Goenka est totalement dépourvue de sectarisme. Pour cette raison, son enseignement a un impact important chez des personnes de tous milieux, de toute religion ou sans religion, de toutes les régions du monde.

 

 

 

 

 

 

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