Télévision - Les guérisseurs - Emissions présentées à la télévision. Dossiers avec vidéo et transcription écrite.
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TV - LES GUÉRISSEURS

PRÉSENTATION

- 31.01.2015 GUÉRISSEURS : LA MAIN AU FEU sur France 2 - Emission "13h15" - vostf
Combien sont-ils en France, ces guérisseurs aux mains nues que l'on vient voir dans l'espoir de soulager une souffrance physique ou mentale, voire de la faire disparaître ? Ils seraient entre 5 000 et 8 000 à toucher, palper, manipuler, magnétiser, effacer les verrues, "passer le feu", hypnotiser...
Si les guérisseurs responsables ne prétendent pas remplacer les médecins traditionnels, ceux qui font appel à eux disent qu'ils peuvent réussir là où la médecine orthodoxe a échoué. Et l'institution médicale ouvre parfois aujourd'hui ses portes à ces pratiques, en complément de traitements classiques.

01.06.2014 : CANCERS ET COUPEURS DE FEU sur France 5 - Emission "In Vivo" - vostf -
A Rodez, les équipes de cancérologie ont constaté que guérisseurs et coupeurs de feu soulageaient les brûlures des radiothérapies et rassuraient les patients.

PRÉSENTATION :

 

Dossier relatif aux émissions de télévision concernant le domaine de la santé et pour réfléchir !

Il s'agit de comprendre comment la télévision nous renvoie les informations relatives à la santé.

Télécharger avec Captvty :
http://captvty.fr/

Les transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.
- Site de Télé Scoop pour les scripts des sous-titres : http://telescoop.tv/



 


GUÉRISSEURS : LA MAIN AU FEU


France 2 - Samedi 31 janvier 2015 - Emission 13h15 - Info

VIDÉOS - L'ÉMISSION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

Combien sont-ils en France, ces guérisseurs aux mains nues que l'on vient voir dans l'espoir de soulager une souffrance physique ou mentale, voire de la faire disparaître ?
Ils seraient entre 5 000 et 8 000 à toucher, palper, manipuler, magnétiser, effacer les verrues, "passer le feu", hypnotiser..



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Vidéo sur Rutube :
http://rutube.ru/video/a96dbaaf6cb545d435247c27a2e5a4e6/ (32'08)

 

Télécharger avec Captvty pendant 6 jours :
http://captvty.fr/

Vidéo sur France 2 :
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-31-janvier-2015_806019.html
et
http://pluzz.francetv.fr/videos/13h15_le_samedi_,117039016.html





L'ÉMISSION :

Lu au lien : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-31-janvier-2015_806019.html

Combien sont-ils en France, ces guérisseurs aux mains nues que l'on vient voir dans l'espoir de soulager une souffrance physique ou mentale, voire de la faire disparaître ? Ils seraient entre 5 000 et 8 000 à toucher, palper, manipuler, magnétiser, effacer les verrues, "passer le feu", hypnotiser...

Ce sont des thérapeutes qui pratiquent parfois à plein temps, discrètement ou en ayant pignon sur rue, et souvent à temps partiel en marge d'une autre activité. Et si beaucoup se font payer, plus ou moins cher, d'autres utilisent leur don gracieusement.

Soigner par "projection d'ondes"
Adrienne, 90 ans, a découvert qu'elle était rebouteuse presque par hasard il y a quarante ans. Depuis, elle soigne les tensions de ceux qui viennent la consulter. Geoffroy pense avoir hérité d'un don familial et souhaite le transmettre à sa fille. De son côté, Patrick soigne les hommes et les bêtes par "projection d’ondes".

Si les guérisseurs responsables ne prétendent pas remplacer les médecins traditionnels, ceux qui font appel à eux disent qu'ils peuvent réussir là où la médecine orthodoxe a échoué. Et l'institution médicale ouvre parfois aujourd'hui ses portes à ces pratiques, en complément de traitements classiques.

Un document de Cécile Tartakovsky, Guillaume Beaufils, Arnaud Béruel et Matthieu Parmentier.


AUTRES INFORMATIONS :

- ADRIENNE :
 Adrienne LARRIEU
bât H4
RÉSIDENCE LES ORMES

31320 Castanet-tolosan

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/10/31/01016-20131031ARTFIG00582-sorciers-et-guerisseurs-rencontre-avec-ceux-qui-defient-la-science.php

- PATRICK :
Patrick MEUNIER
Les Mélèzes 
73450 VALMEINIER

Tél: 04 79 83 38 50 - Port. : 06 74 98 15 75
Magnétisme

Sources : http://www.science-et-magie.com/sm50/guerir100.html
et http://www.valmeinier.com/pdf/guide-pratique-ete-2014.pdf

- GEOFFROY :
REBOUTEUX LIBÉRAL Geoffroy PEPIT
Le Puy en Velay
Adresse : avenue St Louis 43000 Le Puy-en-Velay

Tél : 06 76 72 57 90
Sources : http://www.medecine-alternative.info/medecins/annonce-386-REBOUTEUX-LIBERAL-Geoffroy-Petit.html

- HYPNOTHÉRAPIE
Dany Dan DEBEIX
Ecole Centrale d'Hypnose
21, passage Gambetta
75020 PARIS
Tel. : 01 40 33 01 14
Sites : http://danydan.com/
et http://www.ecole-centrale-hypnose.fr/


TRANSCRIPTION DE L'ÉMISSION À PARTIR DES SOUS-TITRES :

- On les appelle rebouteux, magnétiseurs... Ils sont 5 000 à 8 000 guérisseurs à officier en France.
Leurs cabinets ne désemplissent pas.
Adrienne a découvert son talent presque par hasard.
Elle soigne dans la bonne humeur les tensions de ses clients.
Patrick est magnétiseur.
Il soigne les hommes et les animaux en passant simplement ses mains au-dessus des corps.
Geoffroy souhaite professionnaliser son activité et espère transmettre son savoir et son cabinet à sa fille.

- S'ils sont incapables d'expliquer leur don, aucun d'entre eux ne prétend remplacer les médecins traditionnels.
Certains commencent a s'intéresser a certaines techniques alternatives comme l'hypnothérapie par exemple.
Pour les patients, les guérisseurs réussissent là où la médecine classique échoue.
C'est un reportage...

1'09 Reportage

- Dans cette ville près de Toulouse, son prénom est sur toutes les lèvres...

- Vous connaissez Adrienne ?

- Je sais où elle habite.

- Dans son village, elle se sait assez populaire pour ne pas donner son adresse. Pour la trouver, on a tenté le bouche-à-oreille.

- Qu'avez-vous entendu dire d'elle ?

- Qu'elle reboutait grave !

- C'est la 2e à droite.

- C'est au rez-de-chaussée de ce petit HLM, dans son salon, qu'Adrienne soulage les maux et répare les corps.

- Adrienne : Allez, viens !

- A 90 ans, Adrienne incarne le reboutement à l'ancienne.

- Adrienne : Qu'est-ce que tu as fait ? C'est au milieu du mollet.

- Elle a appris le corps humain en le manipulant quotidiennement.

- Je viens la voir souvent. Je fais un peu de sport et parfois, je me casse. Elle me remet en place.

- Pourquoi pas un médecin ?

- Parce qu'ils ne font rien. Ils n'y arrivent pas.

- Qu'est-ce qu'elle a de différent ?

- Elle attrape les endroits où il y a un nœud avec les nerfs et les tendons. Là, elle en trouve un. Aïe !

- Adrienne : Ça y est.

- Merci. Efficace ! Merci.

- Aïe ! Là, j'ai eu une fracture de la clavicule il y a longtemps.

- Adrienne : Ma pauvre... Ça y est. Ne vous inquiétez pas. Ce n'est rien, ça.

- Quand elle n'use pas de ses mains, elle soigne par téléphone les brûlures, l'eczéma et les angoisses.
Le tout contre quelques euros, au bon vouloir de chacun.

- Adrienne : Tu vois, ça commence à aller mieux.
Je tombe toujours juste.
Je fais ça parce qu'il y en a beaucoup qui en ont besoin.
Les docteurs ne le font pas et ça me met en colère.

- Pourquoi ils ne le font pas ?

- Adrienne : Ils ne trouvent pas.

- Vous trouvez ce que les docteurs ne trouvent pas ?

- Adrienne : Oui. Je leur dis que la sciatique part du pied et s'accroche à la malléole.
Il faut la décrocher.
Mais non, on préfère leur donner des anti-inflammatoires.

- On vous laisse vous reposer un peu.

- Adrienne : Oui. Quand je suis fatiguée, j'entends moins.

- Parmi ces médecines parallèles, il existe le magnétisme.
Patrick l'exerce depuis 15 ans au cœur des montagnes Savoyardes.
Chaque jour, il arpente les sommets pour prodiguer ses soins à domicile.
Patrick n'est pas médecin.
Souvent appelé en dernier recours, il est celui que l'on sollicite lorsque le médicament s'est avéré inopérant.
Ce jour-là, cette jeune femme a fait appel à lui pour soulager une ânesse.

- Morgane : Elle s'est fait bouffer par les mouches.
Ça n'a jamais cicatrisé. Je n'arrive pas à la faire cicatriser.
J'ai mis des crèmes antibiotiques mais ce n'est pas passé.

- Patrick : L'homme qui parlait à l'oreille des ânes... Tu me laisses travailler.

- Patrick est magnétiseur.
Sans jamais toucher de ses mains, il dit ressentir la pathologie et la traiter par projection de longueurs d'ondes.

- Vous avez commencé sur les animaux ?

- Patrick : Sur des chiens et des chats.

- Vous vous souvenez de votre tout premier cas ?

- Patrick : Pour la première fois, j'ai magnétisé un steak que j'ai momifié !

- Momifier, ça veut dire assécher.
Ce jour-là, en partant, Patrick promet à Morgane un résultat dans les 2 semaines.
C'est le temps qu'il aura fallu à la chèvre laitière de la ferme voisine pour se remettre de ses œdèmes aux pattes.

- Patrick : C'était sur l'arrière.

- Elle avait les articulations enflées.
Ça avait doublé de volume.
Elle ne pouvait plus marcher.

- Vous croyez qu'elle vous reconnaît ?

- Patrick : Je pense, oui.

- Vous posez des diagnostics ?

- Patrick : Je n'ai pas le droit.
C'est interdit. Et pour nous, ça ne sert à rien.
Je ressens la pathologie et je constate un résultat, c'est tout.

- Les résultats, Patrick les constate également sur les hommes et les femmes qui se sont laissé convaincre par le magnétisme.

- La première fois, je ne savais pas où je mettais les pieds.
J'allais vers l'inconnu.
C'est un peu bizarre.
Après, il faut se rendre à l'évidence.
Ça marche.
Maintenant, j'y crois.
Si j'y crois pour moi, j'y crois pour mes chèvres.

- Quand il n'est pas en déplacement chez les particuliers, Patrick reçoit chez lui, sur les hauteurs de Saint-Michel-de-Maurienne.
En passant la porte de son cabinet, on a cherché à comprendre ce qui pousse chacun d'entre remettre à ces pratiques non conventionnelles.

- J'ai couru 15 km ce matin.

- Renaud est un sportif de haut niveau qui pratique la course à pied sur de très longues distances.
Patrick le suit depuis 17 ans.

- Patrick : Tu n'as pas de douleurs lombaires en ce moment ?

- Si, toujours un peu.

- Patrick : Il y a un blocage.

- A droite, je ne sens pas d'amélioration, mais a gauche, la circulation a repris.

- Patrick : Ce sont des blocages de la malléole.
Elle est en train de se débloquer.
Ça repart.
Voilà, mon petit.
Tout beau, tout neuf.
Tu es fatigué, un peu ?

- Toujours, après.

- Renaud s'en remet aux mains de Patrick parce qu'il a épuisé toutes les ressources de la médecine classique.

- J'ai déjà subi des opérations d'allongement du mollet, des insertions dans la voûte plantaire, mais les médecins sont incapables de me réopérer sur des tissus qui ont déjà été lésés aujourd'hui.
La seule solution est de baisser le niveau d'entraînement ou d'arrêter. Sinon, je peux continuer avec Patrick. C'est ma seule issue aujourd'hui.

- Patrick : Il court un peu trop quand même.

- Il faut y croire pour que ça marche ?

- Je pense. Je n'arrive pas à mesurer la part de l'effet placebo. Les résultats sont là, en tout cas.

- Patrick : Là, ça va continuer a travailler pendant 48 heures. Garde les mêmes vêtements. Pas de douche.

- Ça marche.

- Entre chaque patient, Patrick fait ce qu'il appelle une "douche mentale" ou un "dégagement cellulaire".

- Patrick: Je me place en autohypnose et je visualise des couleurs, des longueurs d'ondes qui me traversent le corps de la tête aux pieds.
Qu'on le veuille ou pas, on prend des particules, et il faut s'en dégager entre deux patients pour éviter de les transférer sur le patient suivant.
C'est très important.
Mais je récupère très vite.
Je me fais une douche mentale en rouge vif et c'est reparti.

- Patrick découvre son don alors qu'il est restaurateur.

- Patrick : Migraine ophtalmique...

- Un jour, face a un client désagréable, il aurait réussi, grâce à la force de son psychisme, à transformer son verre de vin en vinaigre.
Depuis, il ne cesse de travailler, exercer son don pour accompagner dans leur guérison les personnes qui s'en remettent à lui.

- Patrick : Merci beaucoup.

- Quand quelqu'un vous appelle en disant qu'il n'y croit pas, que dites-vous ?

- Patrick : J'entends ça souvent Je dis à la personne qu'on va perdre notre temps et qu'il vaut mieux qu'elle reste chez elle.
S'il y a trop de retenue, je ne peux pas rentrer facilement.
Ce n'est pas la peine. Je lui dis de ne pas venir.

- Il faut qu'on soit avec vous ?

- Patrick : Bien sûr. Il faut qu'on passe ma porte facilement. Si les gens font la démarche de passer ma porte, c'est déjà énorme.

- Chez Patrick comme chez Adrienne, les personnes qui se succèdent ont un point commun.
Elle les guérit, et ils croient en leur guérison et parfois même au miracle.

- Adrienne : Regardez celle-là. Il fait la grimace !

- Ça fait du bien ou ça fait mal ?

- Plus ça me fait mal là, plus ça me soulage là.

- Vous ne pouviez pas faire cela avant ?

- Je ne pouvais pas fermer la main.

- Ma petite-fille a de l'eczéma, par moments. Elle est à Paris.

- Adrienne : Dis-lui qu'elle ne mette pas de pommade.

- Elle en met.

- Adrienne : Il ne faut pas !

- Pour apaiser les âmes, Adrienne accepte parfois de s'adonner à quelques pratiques un peu occultes.

- Adrienne : Je le fais sans y croire, pour faire plaisir à la personne.
Moi, je n'y crois pas.
Que ça réussisse, je n'y crois pas.
Je ne crois pas à ces manigances.

- Adrienne n'a jamais fait de son don un métier.

- Adrienne : Il y en a qui sont intéressantes. Là, j'avais 3 ans.

- Issue d'un milieu modeste, elle part très tôt travailler à l'usine.
Mais a 36 ans, déjà maman de 6 enfants, elle perd subitement son mari.
Au lieu de s'attendrir sur son malheur, elle choisit de soulager la peine des autres.

- Comment vous aviez découvert que vous aviez le don ?

- Adrienne : Par la souffrance, par les embûches de la vie.
Ça vous fait venir les choses.
Je ne sais pas comment vous dire.
J'ai toujours essayé de faire le bien tout en ayant beaucoup mal, moi.

- Une voisine lui demande de soigner son entorse.

- Adrienne: J'avais sauvé un enfant qui s'était brûlé.
Elle m'a dit que je pouvais sans doute guérir cette entorse.
Elle m'a dit de prendre son pied et de me débrouiller.
C'est le bouquet de la vie: la souffrance, la rigolade et les blagues.

- Dans la lignée d'Adrienne, au cœur du Puy-en-Velay, l'un des 10 plus jeunes guérisseurs de France exerce dans cette petite officine.

- Geoffroy : J'ai 16h et 17h.

- Rebouteux libéral, Geoffroy incarne la professionnalisation d'une profession.

- Geoffroy : C'est un psoriasis niveau 1. Il n'est pas purulent ni en gouttes. Il est très centré. On va le brûler.

- En quelques minutes et quelques passes, Geoffroy va tenter de réduire le psoriasis de cette jeune femme.
Ce psoriasis s'étend sur le coude et une partie du bras.

- Geoffroy: Il a déjà changé de couleur.
Avec l'eczéma, c'est ce qu'on traite le plus juste après les verrues plantaires.

- Pas de pommade ni de médicaments ?

- Geoffroy : Non. Ça ne sert à rien.
Ce sont des coups de tension, exactement comme le fil électrique d'une maison qui peut supporter 220 volts mais dans lequel vous faites passer 25 000 volts.
Une réaction cutanée comme Ie mur au passage de trop d'électricité.
On fabrique nous-mêmes notre propre électricité et on est nous-mêmes notre propre centrale nucléaire.

- Vous êtes quoi, par rapport à ça ?

- Geoffroy : L'électricien du corps. C'est fini. Il a changé de forme et de couleur. Demain, tu n'auras plus rien.

- Rebouteux et magnétiseur, il rejette toute forme de mystère ou de magie dans sa pratique.

- Geoffroy : Regardons le bassin, maintenant. On va regarder la dysplasie. Tu as eu mal ?

- Geoffray : J'ai déboîté et remboîté. Maintenant, vous êtes à plat.
Vous marchez comme quand vous étiez gosse.
Plus besoin de semelle orthopédique.
Ne bougez pas.
Je vous fais un scanner des vertèbres.

- A l'en croire, son don ne serait ni plus ni moins qu'un ensemble de techniques.

- Geoffray : J'aime bien le contrôle technique.
J'aime bien faire des contrôles aux gens.
Je raconte leur histoire aux gens.
Je leur raconte leur passé. Ils n'ont pas besoin de me raconter ce qui leur est arrivé.
D'articulation en articulation, je sais que ça a bougé...
Là, ils me disent qu'ils ont eu un accident ou qu'ils sont tombés d'un parachute.
J'aime bien. Je fais souvent de belles découvertes.

- A 35 ans, Geoffroy soigne toutes les générations.
Grâce au bouche-à-oreille, il soigne le voisinage, la région et même récemment une sciatique venue exprès de l'île de La Réunion.
Il est 20h, l'heure de fermer boutique et de saluer Ambre, qui repart avec un nerf facial débloqué.
Dans ce monde de thérapies parallèles, il existe une discipline qui, depuis quelques années, a gagné la reconnaissance de la médecine classique.
Cet homme est hypnothérapeute.
Il soigne les phobies, les addictions et les angoisses.
Clémentine est en arrêt maladie pour cause de surmenage.

- Votre stress a démarré il y a longtemps ?

- Non. J'ai changé de boulot il y a un an.
Je suis passée sur une structure beaucoup plus grosse avec une grosse implication personnelle.
Du coup, je travaille tout le temps.
Quand je ne travaille pas, ça me rend malade.

- Nous allons travailler l'inconscient. Plein de choses sont enfouies dans notre inconscient.

- Avant d'entamer la séance, pour gagner la confiance de Clémentine, il se livre à un petit exercice de suggestion.

- Regardez-moi dans les yeux.
Tendez et résistez.
Laissez tomber.
Maintenant, relevez et essayez de résister...
Essayez de résister !
Je vous redonne votre force.
Résistez.
Ok.
Qu'est-ce qui se passe ?
Pourtant, vous étiez persuadée d'avoir toutes vos facultés.
La première fois, je l'ai regardée entre les deux yeux, avec autorité, en lui disant de tendre et de résister.
Après, je lui ai dit de laisser tomber.
J'ai laissé tomber ma propre tête.
Après, je l'ai regardée uniquement dans un œil quand je lui ai demandé de relever son bras et de résister.

- L'hypnothérapie est un ensemble de techniques parmi lesquelles figure la configuration des sens.

- Fixez un point au centre de cet arc et concentrez-vous intensément dessus.
Respirez l'air pur, l'air de la nature, de la mer ou celui de la montagne au printemps ou au début de l'été, quand les dernières neiges finissent de fondre.
Vous n'avez plus envie de vous battre avec vous-même en vous contraignant, en vous jugeant sans cesse.
Vous laissez peu à peu ces idées négatives s'éloigner de vous.
Elles sont maintenant loin, à gauche, et même derrière vous.

- Après une petite demi-heure de plongée dans son inconscient...

- C'est très agréable.

- On ne m'a jamais dit qu'on préférait le dentiste.

- On vous suit, on est toujours là, mais après, je pense que je ne vous écoutais pas du tout.
J'étais partie sur d'autres trucs de ma vie de tous les jours.
Plein de choses me passaient par la tête. Je me demandais pourquoi je pensais à cela.

- C'est parce que je vous envoie des symboles.

- Pour moi, c'est quelque chose de doux.
Avec un médecin ou un psychologue, on dit des choses peut-être plus douloureuses.
L'idée n'était pas de se lancer dans une thérapie de 6 mois.
Je voulais une petite solution à ce problème que j'avais à un moment donné.

- Clémentine repart avec un CD pour l'accompagner chez elle.
Il ne croit pas aux miracles mais au pouvoir que chacun peut exercer sur sa propre santé.

- Vous rendez les gens actifs de leur mieux-être ?

- Toujours. Il faut responsabiliser les gens dans leur santé.
Il y a quelques semaines, deux femmes sont venues.
L'une fait 128 kg et l'autre 121 kg.
Elles venaient pour maigrir.
Elles sont venues toutes les deux avec une grosse glace à la main et une grosse tarte dans l'autre main.
Elles m'ont dit qu'il fallait leur faire perdre du poids.
Je leur ai dit d'abord de changer de goût, car ce qu'elles avaient en main n'était pas tout à fait conseillé.
Elles m'ont dit de faire n'importe quoi, mais pas de les empêcher de manger leur gâteau.
Je leur ai répondu que je ne pouvais rien faire.

- Les gens s'en remettent trop à vous ?

- Les gens s'en remettent aussi trop au pouvoir du médicament.
On prend une pilule et c'est fini.
Je n'ai aucun pouvoir.
Je n'ai que des techniques.

- Ces techniques, il les enseigne à Bordeaux, dans un bâtiment attenant à la polyclinique de la région.
Au fil des années et de ses succès, il a convaincu le corps médical des bienfaits de l'hypnose.
Aujourd'hui, il réunit autour de lui anesthésistes, kinés et psychologues.

- Tu ne vois que mon doigt.
Tu écoutes ma voix et tous les bruits environnants, tous les sons qui viennent de l'extérieur et de l'intérieur.

- Le plus impressionnant dans cet apprentissage reste la rupture de pattern.

- Ton corps s'endort alors que ton esprit s'éveille à ma voix et à tout ce qui est bon pour toi.
Je connais plusieurs dentistes qui l'utilisent, maintenant.
On suggère au patient que son corps dort alors que son esprit est en éveil, éveillé à notre voix.
Ça permet d'engourdir la mâchoire, la tête.
La personne ne sait plus où elle est engourdie.

- Ma voix va faire l'écho de ta propre voix.

- Tu vas trop vite !

- On est des apprentis élèves, et ce n'est pas évident.

On rit.

La coordination entre les paroles et les gestes n'est pas évidente.
Je suis kiné.
On a beaucoup affaire aux douleurs, à des personnes qui ne pensent pas qu'elles peuvent guérir.
J'ai appris, ici, une manière de communiquer avec les personnes, une formulation positive pour leur montrer que c'est possible.

- Ferme les yeux.
Maintenant, je vais derrière toi.
Je remets mon doigt. visualise-le.
Il commence peut-être déjà à t'attirer.
Essaie de ressentir le doigt qui t'attire.

- Tu te sens attiré.
Il t'attire en arrière.

- Mon doigt t'attire de plus en plus.
Continue à bien respirer.

- Qu'il s'agisse d'un don ou d'une faculté à cultiver, ces médecines parallèles se transmettent en héritage chez Geoffroy, rebouteux de père en fils.
Julien, son père, est fils et petit-fils de rebouteux.
Chez eux, on apprend en s'observant.

- La plupart des gens qui ont un nerf déplacé sont très tendus et ont les muscles très durs.

- Geoffroy : On a les yeux au bout des doigts.

- Dans la famille, on a tous les doigts tordus.

- Geoffroy : On arrive à plier la première phalange.

- La veille au soir, la dernière de la lignée, Diane, a remis en place une cheville foulée.

- J'ai mis la main sous le talon.
On l'a déboîtée et remboîtée.
Après, c'est toi qui l'as fait.

- Geoffroy: Non. C'est toi qui l'as fait.
J'avais ma main sous la tienne pour que tu sentes quand les muscles se déboîtent et se remboîtent.
Ma plus grande frayeur, c'est qu'elle me dise que c'est bien mais qu'elle veut faire autre chose.
Toute la famille s'arrêterait avec moi.
De mon âge, on est à peine 10 en France.
Si ça se trouve, de sa génération, elle sera la dernière de France.

- En attendant de savoir si Diane perpétuera ou non la tradition familiale, aujourd'hui, les guérisseurs seraient entre 5 000 et 8 000 à exercer encore en France, à incarner une histoire longue de 1 800 ans.

Fin du reportage

- M.Drucker: Voilà pour ce document.
Vous pouvez continuer à nous suivre sur les réseaux sociaux.

Tout de suite, "Mon envoyé spécial" au Nigéria, sur les traces de Boko Haram.
L'invité de notre journal sera J.Reno ce soir.
Bon après-midi.


Une transcription écrite est présentée sur TéléScoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/839746/13h15-le-samedi.html?q=13h15

 

 



 


CANCERS ET COUPEURS DE FEU


France 5 - Dimanche 1er juin 2014 - Emission In Vivo - Info

VIDÉOS - L'ÉMISSION - TRANSCRIPTION ECRITE

A Rodez, les équipes de cancérologie ont constaté que guérisseurs et coupeurs de feu
soulageaient les brûlures des radiothérapies et rassuraient les patients.




Photo de l'album sur Facebook

Vidéo sur Rutube :
http://rutube.ru/video/7d07847ab61572b4bbf643384ca96622/ (28'01)

 

 

Télécharger avec Captvty :
http://captvty.fr/

Vidéo sur France 5 :
http://www.france5.fr/emission/4f7f1114bb94787338004176/5374e067989edc0000063c28






L'ÉMISSION :

Lu au lien : http://www.france5.fr/emission/4f7f1114bb94787338004176/5374e067989edc0000063c28

A Rodez, les équipes de cancérologie ont constaté que guérisseurs et coupeurs de feu soulageaient les brûlures des radiothérapies et rassuraient les patients.

Documentaire diffusé le DIMANCHE 1er JUIN à 20h00
Durée : 25min
Catherine Heuzé / Réalisateur

AUTRES INFORMATIONS :

- DR ALAIN MARRE

Hôpital Jacques Puel
Avenue de l'Hôpital
12027Rodez cedex 9
Radiothérapie
Tel service : 05 65 55 26 10
Source : http://etablissements.hopital.fr/annuaire_service.php?id=21508
Article : http://www.ladepeche.fr/article/2010/09/02/898741-rodez-rebouteux-envoutants.html

- JEAN-JACQUES
Jean-Jacques BOUCHARLAT
57, rue Anatole France - 63000 Clermont-Ferrand - Tél. : 04 73 90 03 55
5 rue de Beljouan - 47340 Laroque-Timbaut - Tél. : 04 73 90 03 55
Site : http://www.jjboucharlat-magnetiseur.com/



COMMENTAIRES :

A lire au lien http://www.france5.fr/emission/4f7f1114bb94787338004176/5374e067989edc0000063c28


TRANSCRIPTION DE L'ÉMISSION À PARTIR DES SOUS-TITRES :

-Bonjour et bienvenue dans dans ce nouveau numéro "ln vivo, l'intégrale", un numéro spécial pas comme les autres, puisque aujourd'hui nous allons parler de pouvoirs de guérison occultes.

-Oui, longtemps, les médecins ont rejeté les pratiques jugées moyennageuses, voire dangereuses pour leurs patients.
Désormais, sophrologie, hypnose ou méditation sont proposées à l'hôpital.
Ce n'est pas le cas des guérisseurs.

-Aujourd'hui, outre le problème des charlatans, la médecine ne peut expliquer pourquoi et comment certains parviennent à soulager leurs malades.
Effet placebo, force spirituelle ou encore magnétique dont on découvrira peut-être un jour les mécanismes mystérieux, à chacun son hypothèse.

-Et en tout cas dans l'Aveyron, la population fait appel aux guérisseurs très naturellement et depuis toujours, et en particulier aux coupeurs de feu, appelés également faiseurs de secret, parce qu'ils sont dépositaires d'une formule secrète sensé soulager les brûlures.
Et à Rodez, le Dr Marre, qui dirige le service de radiothérapie, a décidé de lever le tabou qui pèse sur ces pratiques.

-Un reportage étonnant de Catherine Heuzé, Henri Marquis, et Nathalie Vincenti.

1'08 : Reportage

-Caramel. Tu sais que t'es pas autorisé sur la table. Miaulement. Non, t'es pas autorisé.

-Carole est archéologue, elle a 59 ans.
Il y a un an, elle découvre qu'elle a un cancer du sein.
Ablation, chimiothérapie.
Un traitement classique, sauf qu'elle va développer 29 effets secondaires lors de sa chimio.

-La toxicité était telle qu'il y a eu des effets secondaires dont j'ai encore des séquelles.
Moi, personnellement, j'étais brûlée de la tête aux pieds.

-Par la chimio ?

-Oui.

-Brûlée.
Tout le tube digestif brûlé.
A ne pas pouvoir avaler une feuille de salade.
Extérieurement, j'étais... Mais... vraiment... Mais... le mal était fait.

-C'est avec beaucoup d'appréhension que Carole envisage la radiothérapie, dernière phase de son traitement.

-J'ai pas envie de revivre... de repasser par le plongeoir, quoi.
Il faut quand même dire qu'ils m'irradient sur une zone assez importante.
On peut avoir des brûlures au premier ou au second degré quand même.
Donc, sur une cicatrice qui est toute fraîche...
Ça ne me tente pas trop quoi.
Alors... J'ai été conseillée aussi par une amie qui a eu le même parcours que moi, qu'on a connu à Montélimar, et qui m'a dit : "Dès que tu commences "la radiothérapie, il faut que tu ailles voir un coupeur de feu."
Donc j'en ai parlé, et on m'a conseillé quelqu'un.
Et ce quelqu'un s'occupe de moi.
Voilà. Oui. Tous les jours.
Donc, chaque fois que je passe en rayons... je prends contact avec lui, et il s'occupe de moi.
Et... en tout cas... Si on parle de brûlures en radiothérapie, je suis pratiquement à la moitié de mon traitement, et tout va bien.

-Guérisseurs, magnétiseurs, faiseurs de secrets, dans ces campagnes du Sud-Ouest que Carole traverse pour se rendre à l'hôpital, ces pratiques ancestrales restent très vivaces.
Dans le service du Dr Marre, où elle va faire ses séances de rayons, 90 % des patients font appel à eux.
On les appelle des "coupeurs de feu".

-Mais bon, ça ne fait pas mal.

-Non. Jusqu'à présent, je touche du bois... il n'y a pas de... pas de brûlures.
Je vous ai dit que j'avais un coupeur de feu.

-Le Dr Marre...

-Oui.

-Il est très ouvert.

-Très, très ouvert.
Dès le début des traitements, il vous dit : "Prenez tout ce qui est bon à prendre. L'homéo, l'acupuncture, tout pour aider à supporter les traitements qui sont assez lourds."
Et avec tact et humanité.
Tout est pensé, en tout cas, pour que les patients passent ces épreuves-là le moins mal possible.

-Venez, Madame.

-Pour le Dr Marre, la question des coupeurs de feu n'est en effet pas taboue.
C'est l'un des rares cancérologues à en parler ouvertement.

-On en est à 8 séances de traitement. Donc comment ça va ?

-Ecoutez, ça va plutôt bien.

-Bon.

-Je n'ai pas de ressenti de brûlures.

-D'accord.

-Mais je vois un coupeur de feu.
C'est probablement les mauvaises expériences de la chimio...

-D'accord. Qui vous ont amenée à...

-Qui m'ont décidée...

-A éventuellement faire appel à ces personnes-là, en sachant que ça ne modifie en rien l'efficacité thérapeutique.
Le traitement sera mené à son terme dans les doses, dans le temps.
Peut-être que ça va diminuer l'importance des douleurs.
Ça ne peut peut-être pas diminuer l'importance de l'inflammation.
On aura peut-être une réaction cutanée comme une brûlure de premier degré, vu que vous faites des complications thérapeutiques, mais ça peut diminuer l'intensité de la douleur.
Vous appliquez les pommades grasses ?

-Ah oui, oui. La pommade que vous m'avez prescrite.

-Continuez comme ça.

-Superstition ou pas, phénomène inexpliqué ou effet placebo, qu'importe pour le Dr Marre si cela soulage ses patients là où il n'y parvient pas avec les moyens de la médecine.
Il a constaté que ses patients faisant appel spontanément aux coupeurs de feu, alors il a décidé de ne pas diaboliser le sujet.

Dr ALAIN MARRE - CANCEROLOGUE - CENTRE HOSPITALIER DE RODEZ (12) :-Vous avez des consultations...
Vous parlez avec le malade et vous dites : "Je vais vous faire de la radiothérapie."
Et souvent, le patient dit : "J'ai fait appel à un coupeur de feu." avant qu'on en parle.
Leur dire : "J'y crois pas, ça sert à rien"... je ne suis pas certain qu'on leur rend service.
Leur dire : "Je ne sais pas comment ça marche mais si ça marche, je suis ravi pour vous et pour moi parce que mieux vous supporterez le traitement, plus vous serez entre guillemet "content", que votre vie soit meilleure", et moi, c'est ce qui me satisfait dans la mesure où ça ne change pas une virgule du traitement.

-Depuis 30 ans, le Dr Marre observe une diminution de la douleur liée aux brûlures de la radiothérapie chez les patients qui voient des coupeurs de feu.

-On relève les 2 bras.

-Oui.

-Je vous embête. A tout de suite.

-A plus.

-C'est mystérieux.
Il y a des gens qui disent : "Ça m'a fait du bien, je ne souffre pas, je n'ai pas pris de médicament."
Alors que les constatations cliniques qui font que... il "devrait", entre guillemets puisque la douleur c'est subjectif, il devrait y avoir douleur, les gens disent : "Non".
Est-ce que ça augmente leur seuil de tolérance à la douleur ?
Sûrement. Voilà. Je n'ai pas d'études scientifiques.
C'est ce que je vois.
Donc, je ne me sens pas capable, et je ne le fais pas, d'interdire.
Mais toujours dans un créneau particulier d'éviter la douleur pour que le traitement se passe mieux.

-A tout de suite. On termine. Vous n'avez toujours pas froid ?

-Nouvelle séance de radiothérapie pour Carole, la onzième sur 25.

-On peut y aller.

-Tous les jours, c'est le même rituel : 15 mn de rayons puis 1h30 de route pour rentrer chez elle.

-Qu'allez-vous faire, aujourd'hui ?

-Je vais quand même faire une petite pause.

-C'est bien.

-Avant d'aller... Bip. chez Monsieur...

-Votre guérisseur.

-Voilà.

-Par crainte des brûlures, Carole fait appel, après chaque séance de radiothérapie, à un magnétiseur.
Avant d'aller le voir, Carole rentre chez elle retrouver son mari.
Il est médecin, et il soutient sa démarche.

-J'ai toujours pensé que des personnes pouvaient avoir... un don.
Ça ne s'explique pas.
Je n'ai pas d'explication scientifique, rationnelle.
Pourtant, je suis une personne très cartésienne, mais... là, je me rends compte qu'il y a des gens qui ont un fluide, qui font travailler vos énergies.
Je vais même dire, c'est ancestral.
Il faut tomber sur les bonnes personnes.
Pas sur un... Un qui va vous tirer de l'argent et rien faire du tout.
Et souvent, les gens qui ont des dons, ils le font vraiment par don... don de soi.
Ça aussi, ça compte.
Ça montre qu'ils ne sont pas intéressés... de façon mercantile.
Ils n'en font pas commerce.

-C'est l'heure pour elle d'aller chez le magnétiseur.
C'est une amie qui les a mis en relation.

-Souvent, c'est le bouche à oreille qui travaille.
Ils sont pas dans l'annuaire à "magnétiseurs".
Enfin, peut-être à Paris mais ici, c'est le bouche à oreille qui fonctionne.

-A première vue, rien ne distingue Jean-Jacques, un homme paisible à l'esprit plutôt scientifique.
Il est technicien dans un centre de recherches.

-Mes boucles d'oreilles vous gênent ?

-Non, non.

-Un homme généreux aussi.
Les personnes en souffrance, il les reçoit gratuitement, et sur son temps libre.

-Il y a toujours une zone plus douloureuse. C'est celle-là.

-Derrière ? Oui.

-C'est un peu plus chaud.

-Oui, effectivement. C'est plus chaud.

-Depuis son ablation du sein et de la chaîne ganglionnaire, Carole ressent une douleur diffuse sous l'aisselle gauche.

Gargouillements.

-C'est bien. Vous l'avez senti ?
J'ai senti que quelque chose partait et mon ventre a gargouillé.

JEAN-JACQUES - MAGNETISEUR :-J'ai pris le feu. On le sent passer en nous.
A l'endroit où on met les mains, on sent la chaleur s'en aller.
Le froid s'installe. Donc... Quand ça gargouille, je suis content.
Si je passe la main sur le corps de quelqu'un, si vraiment ça chauffe, je vais tout de suite savoir où.
Pour moi, le corps humain, c'est un circuit électrique.
Quand il y a un court-circuit dans une maison, ça va brûler.
Quand ça fait mal quelque part, le mal, c'est l'information qui est envoyée au cerveau qui dit "ça fait mal".
Pour nous, ça chauffe. On sent cette chaleur.
Comment on l'enlève ?
Je ne sais pas exactement.
Mais on la sent passer en nous.
J'ai toujours une sensation de spirale comme si j'allais rentrer à l'intérieur de la personne.
On a l'impression d'être aspiré. Je sens la chaleur passer en moi.
A ce moment-là, je sais que la personne n'a plus ce problème.

-En arrivant, j'avais mal. Là, je me sens soulagée, vraiment.

-Je suis content. Moi, j'entends ça, je suis super content.
Après, expliquer, non, je ne sais pas.
Mais comme beaucoup m'ont dit : c'est pas grave.
On sait pas expliquer maintenant.
Peut-être qu'on saura expliquer dans 10, 20 ou 30 ans et qu'on se rendra compte que c'est quelque chose qu'on a peut-être en nous, qui est peut-être oublié depuis la nuit des temps.

-Je pense qu'en effet la médecine a fait énormément de progrès, entre autres, dans le domaine de la cancérologie.
Mais parallèlement... il existe des... des savoirs complémentaires et des dons complémentaires qu'il ne faut pas négliger.

-Le don, moi on me l'a détecté... j'avais une dizaine d'années.
Une dizaine d'années.
Pareil, une dame qui était très forte et que ma maman allait voir et...
Un jour, elle lui a dit : "J'aimerais bien voir ton petit aussi."
Du coup, elle m'a amené.
Et cette dame a dit a ma maman : "Ton gars, il a le don. "Mais il faudra qu'il travaille."
Quand on est petit, on sait pas quoi en faire.
Et puis, peu à peu, ça grandit.
Là, c'est pareil. Qu'est-ce qui se passe exactement ?
On ne peut pas expliquer.
Je pense aussi que ce qui choque, c'est l'appellation de "guérisseur".
Guérisseur, ça a un côté un peu "Harry Potter".
Moi, je... Je sais soulager les gens mais c'est pas moi qui vais guérir la personne.
C'est la médecine qui va guérir.
Ça, c'est sûr et certain. Il faut en rester là quoi.

-Je tremblais quand j'ai appris que j'avais ce cancer du sein.
Je voyais mon enterrement.
De toute façon, j'ai dit : "Là, c'est foutu."
C'est un coup dur.
On ne s'y attend pas.
On se sent en forme, on ne se sent pas malade.
On se demande : "Pourquoi ça m'arrive à moi ?"
C'est difficile d'accepter.
C'est un peu le vide, le néant.

-Il y a un an, la vie de Christine a basculé, un cancer du sein avec la spirale des traitements, mastectomie, 6 séances de chimio et 25 de radiothérapie.
Christine les a terminées mais les effets secondaires n'ont pas encore complètement disparus.

-Je dors un peu moins bien.
J'ai mal au dos.
Enfin aux épaules, omoplates, les cervicales aussi.
Je sais pas si c'est le contrecoup de ma radiothérapie, si ça va être passager.

-Dès qu'elle souffre ou qu'elle a peur de souffrir, d'être brûlée lors d'une séance de radiothérapie, Christine appelle Simone à l'aide.
Ancienne aide-soignante, cette femme, souriante, rassurante, toujours à l'écoute, cette femme comme les autres est coupeuse de feu.

-Bonjour Madame.

-Alors, ça va ?

-Ça va.

-Ça s'est bien passé ?

-Très bien.

-On dit aussi "faiseur de secrets".
Il ne s'agit pas d'un don mais d'une formule secrète ancestrale utilisée pour calmer les brûlures jusqu'au second degré.

-Un dimanche matin, j'ai senti que ça commençait à me brûler.
Ça me chauffait.
Donc, j'ai appelé.
J'ai laissé un message sur le répondeur pour qu'elle me fasse le secret.
Vous avez fait le secret et ça s'est calmé tout d'un coup.
Il y a bien eu quelque chose.
Ça s'est pas arrêté comme ça.
J'avais une brûlure au premier degré sans la douleur.
A partir de là, je vous ai donné à chaque fois en début de semaine mes horaires de radiothérapie que je faisais dans la semaine.
J'avais une séance par jour.

-Effet placebo ou non, l'action de Simone fait du bien à Christine.
Pour soulager ses brûlures, à l'heure de sa séance de radiothérapie, Simone dit la formule secrète en pensant à elle.

-Je fais le secret sur moi.
Je fais des signes.
Des signes sur l'endroit qui est irradié, les seins, tout, n'importe et... je fais 3 croix et je dis quelque chose.
Je dis un secret.
Je fais 3 croix, je fais un signe, et je dis 3 fois la même chose.
Voilà. C'est religieux.

-Trois signes de croix pour s'opposer, dit-on, à l'action du mal, et une formule secrète pour en appeler aux saints de la chrétienté.

-Et qui vous l'a transmis ?

-C'est une soeur de mon mari qui nous l'a donné.

ARMAND - FAISEUR DE SECRET :-Ma soeur, elle l'avait d'une... d'une dame, une grand-mère qui était pas loin, et qui le lui avait donné avant de mourir.
Nous, on l'a transmis à nos enfants.

-On doit le donner à plus jeune que soi.
S'il ne l'avait pas, je ne pourrais pas le lui donner car il est plus âgé.

-Christine ne se pose même plus de questions sur ces mystères.
Simone est toujours là pour elle, et croire à ce pouvoir est à lui seul un antistress puissant.

-C'est rassurant.
Donc moralement, c'est un soutien.
Et puis de moins souffrir...
Qui a envie de souffrir ?
Déjà moralement, on souffre.
Donc qu'au moins physiquement, on arrive à calmer... toutes ces douleurs dues à... que ce soit la chimio ou la radiothérapie.

-Son traitement est terminé maintenant.
Elle retourne à l'hôpital de Rodez pour une simple consultation d'évaluation, 5 semaines après les derniers rayons.
Elle a rendez-vous avec le Dr Marre.

-Au niveau des réactions de peau ?

-Ça a disparu. C'est légèrement rosé. J'ai la peau qui est partie.

-D'accord.

-Et maintenant, là... c'est redevenu...

-Vous avez fait appel à des coupeurs de feu.

-Oui, tout à fait. Ça s'est bien passé.

-Vous avez l'impression que ça vous a aidée ?

-Ah oui ! Oui.

-Comme je dis souvent, je sais pas comment ça marche, mais ce qui est sûr, c'est que ça ne change rien en l'efficacité thérapeutique.
Et votre programme thérapeutique, à ce jour, a été mené, j'allais dire à la virgule près. D'accord ?

-Le cancer, c'est une maladie sournoise.
Ça me réveillait la nuit.
J'avais des coups de poignard dans le dos.
Vraiment terrible !
A pleurer, tellement je souffrais.
Ils ont commencé la chimio, tout de suite, tout de suite.
Un protocole dur, disons.
Il fallait attaquer.

-Francine est en récidive d'un cancer du poumon.
L'équipe de cancérologie l'incite à rechercher tout ce qui peut lui apporter énergie et bien-être.

-Tout ce qui est à côté, c'est un plus.
La magnétiseuse qui me soulage si j'ai des douleurs, c'est important.
Et mon compagnon qui me soutient et qui me subit car c'est pas évident d'avoir quelqu'un de malade auprès de soi.
Et le karaté me rend forte.
J'ai l'impression que j'explose ma maladie.

-San !

-HE !

-Tsi ! 'Go !

-Soufflez.

-J'aime bien quand on crie.

-Tu aimes quand on crie ? C'est bon. On va crier, alors.

-Ça nous libère.

-On va le refaire.

Deux fois par semaine, Francine suit ce cours de karaté organisé par le CAMI sport et cancer de l'Aveyron.
Ici, elle cultive son énergie et retrouve de la joie de vivre.

-Bonjour, Monsieur docteur.

-Un cours de karaté considéré comme un véritable soin par le Dr Marre.

-Combien de fois par semaine ?

-Trois.

-C'est bien.

-Lundi, mercredi, vendredi.

-Et vous avez ressenti un bien sur quoi ?

-Sur le comportement, la joie de vivre.

-Le moral.

-Parfait.

-On oublie ses soucis aussi.

-On se sent comme tout le monde.

Dr ALAIN MARRE - CANCEROLOGUE - CENTRE HOSPITALIER DE RODEZ (12) :-C'est un travail de soin.
L'ambition, c'est d'offrir, pendant et après les traitements, des possibilités de se ressourcer, de diminuer les effets indésirables, d'améliorer les conforts de vie, de réduire le risque d'autres cancers, et le risque de récidives.
Ça fait beaucoup de choses positives.

-Pour le médecin, les résultats obtenus sont meilleurs quand tout, autour du patient, contribue à la guérison, qu'il s'agisse de sport, de sophrologie, d'homéopathie ou même de coupeurs de feu.
Francine et son compagnon ont aujourd'hui rendez-vous avec Jeanne, une magnétiseuse qui l'accompagne dans sa chimiothérapie.

FRANCINE :-Comme je souffrais énormément malgré les cachets qu'on me donnait, j'ai dit : "Il faut trouver une solution."
Et c'est la cousine de mon mari qui m'a dit : "Va voir Madame..." Bip.
J'ai pris contact avec elle.
Elle m'a dit : "Je ne pourrai pas "soigner votre cancer mais je peux vous soulager."

-C'est une façon de s'accrocher à quelque chose de positif. Vous êtes élégante.

-Non, comme d'habitude.

-Oui. Belle comme tout.

-Dans la famille, on est magnétiseurs de génération en génération.
Il s'agit d'un don transmis pour soulager la douleur des autres.
Un don vécu comme un devoir.
Francine se sent épuisée et nauséeuse après sa chimiothérapie. Et une douleur à l'omoplate la fait souffrir.

-J'ai un point ici. Et avec la toux, j'ai eu mal ici.

-A gauche.

-Dessous.

-Apposition des mains, passes mystérieuses, Jeanne dit que le magnétisme lui permet de capter la douleur de l'autre.
Personne n'est encore capable d'expliquer ce qui se passe.
Est-ce un phénomène physique ?
Une croyance avec un effet placebo ?... A chacun sa vérité.

-Est-ce que ça se calme ?

-Oui.
Oui, ça se calme. C'est bien... moins... je sens la douleur partir.

-Ça fait mal.

-Vous ressentez le mal ?

-Oui. A la main.

-Vous l'avez. Je ressens plus rien.

-Voilà, Madame.

-Merci.

Sonnerie de téléphone.

-Oui ?

-Ça va pas ? Je m'en occupe. A plus tard.

-Jeanne n'est pas en mesure d'en expliquer le processus mais même à distance, à partir d'une photo, elle dit ressentir dans son propre corps la douleur de la personne.

JEANNE - MAGNETISEUSE :-Quand je ressens de la douleur sur la photo, je travaille jusqu'à ce que la douleur diminue.
Esuite en balayant sur la partie malade, j'ai de la douleur.
Je ressens le mal où il l'a et s'il est fort.
Là, c'est à la tête.
Pour moi, c'est un soulagement d'apporter à autrui du bien-être.
Je leur donne de l'énergie pour se battre dans la douleur.
Et cette énergie leur permet de pouvoir continuer et de pouvoir recommencer un autre traitement.
... tout simplement, vers minuit, qui vais les reprendre.
Pour qu'ils ne souffrent pas.
Ou je les prends la nuit avec moi, et eux, ils ont bien dormi.
Moi, j'ai dormi avec la douleur mais je la gère.

-Depuis 30 ans, le Dr Marre constate que ces pratiques soulagent les douleurs de ses patients.
Un point de vue qu'il assume totalement.

Dr ALAIN MARRE - CANCEROLOGUE - CENTRE HOSPITALIER DE RODEZ (12) : -... En tant que scientifique de formation, donc a priori qui se base sur une expérience prouvée... je ne souhaite pas avoir un cancer pour faire appel à ça, mais je serais
directement concerné.
D'ailleurs, c'est assez amusant de pouvoir faire un travail à la fois avec une... médecine du 21e siècle, on parle de thérapies ciblées, de radiothérapies en 3D, IMRT,
avec plein de choses "guerre des étoiles", etc., et d'un autre côté, à des moments, de faire appel à quelque chose... d'ancestral... qui repose sur quoi, j'en sais rien, mais qui donne... qui fait... qui donne du bonheur ou qui donne du bienfait au patient.
On a cette espèce de grand écart qu'on fait qui fait, je trouve, la richesse de notre métier, de mon métier.



Transcription avec TéléScoop :
http://telescoop.tv/browse/495388/in-vivo-l-integrale.html

 



 

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Vidéos retirées :

Vidéo sur Dailymotion VOSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x2g985p (32'08)


Guérisseurs : la main au feu VOSTF - 31.01... by conscience33 

 

 

Vidéo sur Dailymotion VOSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x1yevbl (28'01)


In Vivo : Cancers et coupeurs de feu VOSTF 1er... by conscience33