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LE CŒUR ETHERIQUE 

et les 6 exercices

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Le coeur éthérique

et les 6 exercices

publié avec l'aimable accord de Maurice Le Guerrannic

 

Des journées de pratique des 6 exercices sont organisées régulièrement en France, à Paris.

 

Pour tous renseignements concernant ces journées de pratique, contacter :

Maurice Le Guerrannic (co-auteur du livre) : 

Mail : mail@triskel-verlag.ch 

 

 

AVERTISSEMENTS IMPORTANTS PAR L’AUTEUR DU RÉSUME :

Ce résumé de 10 pages (taille des caractères : 10), réalisé à partir à partir d’un livre de 172 pages 

ne peut en être qu’une présentation incomplète. 

Il est une invitation à lire, si vous en sentez l’intérêt, l’intégralité du livre.

Les points de suspension qui apparaissent correspondent à des parties de phrases volontairement retirées 

ou à plusieurs phrases omises, avant ou après le texte, pour ne pas alourdir le résumé.

 Ce résumé ne reprend que très partiellement la présentation du livre original.

Un résumé est surtout utile à celui qui a d’abord lu avec attention le livre dans sa totalité.

Il est conseillé de compléter ce résumé par la lecture du  livre : LE COEUR ETHERIQUE et les 6 exercices 

Ce livre étant en Copyright, vous êtes priés d'en respecter la propriété intellectuelle des auteurs 

pour toute citation éventuelle de phrases extraites du résumé.

 

Ce résumé (10 pages 21x29,7) ne peut être qu'un aperçu de ce livre que vous pouvez acheter (12 €) en ligne auprès, par exemple, de   http://www.alapage.com  

    

 

 

 

 

Le cœur éthérique

et les 6 exercices

 

Par Rudolf Steiner avec des apports de Athys Floride & Maurice Le Guerranic – © 2005 Editions Triskel

 

TABLE DES MATIÈRES

 

 Le cœur éthérique - Résumé pratique :

 

LE COEUR ETHERIQUE

et  les 6 exercices

Par Rudolf Steiner avec des apports de Athys Floride & Maurice Le Guerranic – © 2005 Editions Triskel

   Ces six exercices « complémentaires » sont essentiels pour tous ceux qui cherchent une certaine hygiène de l’âme.


INTRODUCTION

   Les 6 exercices, loin d’être des exercices réservés aux initiés, ont une valeur universelle.    
   Car ils concernent les qualités les plus nécessaires, les plus essentielles de l’être humain.
   Les qualités qui sont visées ici sont en effet indispensables à chacun dans sa vie quotidienne :

. Fortifier la personne, le Moi :
PENSÉE :                     

1. Contrôle de la pensée : Qui n’a besoin de contrôler un tant soi peu ses associations de pensées et d’être capable de concentration et d’attention dans l’exercice de son métier ou de ses relations avec ses proches ?


VOLONTÉ :                 

2. Initiative dans l’action : Combien de forces sont perdues et combien de ressentiments sont créés à ne pas réaliser ce qui a été dit ou promis ?


SENTIMENTS :           

3. Équanimité, égalité d’humeur : Combien de fois la perte de notre calme nous entraîne à faire ou à dire ce que l’on regrette par la suite ?

. Rapport au monde :
S’OUVRIR AU MONDE :

4. Positivité : Combien les personnes sachant relever le positif des êtres ou des situations sont précieuses pour leur entourage ?
S’UNIR AU MONDE :     

 

5. L’absence de prévention, la foi : Combien les personnes libres de préjugés amènent un souffle de vie dans les relations sociales ?

. Unir et harmoniser tous les courants :

6. Équilibre intérieur.
  
   Moins on attend de résultats extraordinaires, mieux cela vaut. La protection est donnée par les effets des 6 exercices.
   Celui qui n’a pas l’intention de suivre les étapes de l’initiation pourra retirer juste ce dont il a besoin pour l’hygiène et l’équilibre de sa vie intérieure. Ces exercices sont indispensables à un développement spirituel sain.
   Nous avons limité à 28 jours chaque cycle car ce laps de temps correspond à un cycle du corps éthérique.


R. Steiner - « Ce que chacun doit exiger de soi, s’il veut suivre un développement occulte. » (GA 267) :
   On trouvera décrites dans ce qui suit les conditions nécessaires à un développement occulte.
   Personne ne devrait, par quelque mesure que ce soit, prise dans la vie intérieure ou extérieure, espérer avancer s’il ne remplit pas ces conditions. Tous les exercices de méditation, de concentration et autres seront sans valeur et même, d’une certaine façon, nuisibles si la vie ne se règle pas dans le sens de ces prescriptions.
   On ne peut pas donner des facultés à un être humain. On peut seulement faire se développer celles qui sont en lui. Elles ne se développent pas spontanément, à cause des obstacles extérieurs et intérieurs qu’elles rencontrent.  
   Les obstacles extérieurs sont levés grâce à la pratique des règles de vie qui suivent, les obstacles intérieurs par les indications particulières sur la méditation et la concentration, etc.
R. Steiner – Le rythme et le développement spirituel en rapport avec les 6 exercices :
   … On doit penser à la règle universelle : le rythme remplace la force. C’est un principe occulte important.  
   Aujourd’hui l’être humain mène une vie profondément irrégulière dans sa vie de pensée et dans son action.

   Celui qui se contenterait de laisser agir sur lui le monde extérieur ‘‘dispersant’’ et le suivrait, ne pourrait échapper au danger dans lequel son corps physique tomberait par la suite et à cause de la privation des forces évoquées plus haut. C’est pourquoi il faut travailler à faire entrer du rythme dans sa vie…        
R. Steiner – Les courants éthériques (GA 266) : Equilibre

   Ces exercices ne doivent pas durer absolument un mois chacun. Mais tout de même il fallait bien indiquer une durée. Ce qui importe avant tout, c’est qu’on suive exactement l’ordre indiqué. Si quelqu’un fait le deuxième exercice avant le premier, il n’en retirera aucun profit. Car c’est précisément l’ordre qui importe.
   Certaines personnes prétendent même qu’on devrait commencer par le sixième exercice, l’harmonisation. Mais quelque chose peut-il s’harmoniser là où il n’y a rien ? A celui qui ne veut pas faire les exercices dans l’ordre indiqué, ceux-ci ne sont d’aucun profit. Si quelqu’un doit faire six pas pour franchir une passerelle et s’il veut d’abord faire le sixième pas, cela n’a pas de sens. C’est un semblable non-sens de vouloir commencer par le sixième exercice.
M. Le Guerranic – Indications pratiques : La fatigue et les 6 exercices
   Tant que l’on ressent les exercices comme une charge supplémentaire, on n’est pas encore dans la bonne dynamique avec ces exercices. Ceux-ci, en effet, donnent de la force lorsqu’ils sont exécutés correctement et en particulier dès que les courants éthériques commencent à être ressentis. Mais pour cela, il faut d’abord créer le rythme dans leur exécution. C’est leur introduction seulement qui est particulièrement difficile.
   On doit songer à quel point l’être humain est comme un merveilleux instrument mais désaccordé.
   Les 6 exercices sont le moyen de le réaccorder. Vis-à-vis de soi, comme vis-à-vis du cosmos.
R. Steiner – La Science de l’occulte
   Ainsi sont évoquées cinq qualités de l’âme que le disciple de la science spirituelle doit acquérir par un entraînement méthodique : la maîtrise de la démarche de la pensée, le contrôle des impulsions de la volonté, le calme devant la joie et la douleur, la positivité dans le jugement du monde, l’objectivité dans la façon de concevoir la vie…
 

 1er exercice : CONTRÔLE DE LA PENSÉE pour être capable de concentration et d’attention (métier et relations).

R. Steiner - « Ce que chacun doit exiger de soi, s’il veut suivre un développement occulte. » (GA 267) :
   La première condition est d’acquérir une pensée parfaitement claire.
   Dans ce but, il faut se libérer ne serait-ce qu’un très court moment dans la journée, à peu près cinq minutes (plus le moment est long, mieux cela vaut), des pensées qui vont comme des feux-follets. Il faut devenir le maître dans l’univers de ses pensées.
   On n’en est pas le maître tant qu’un conditionnement extérieur (la profession, une quelconque tradition, les conditions sociales, même le fait d’appartenir à tel peuple, le moment de la journée, certains actes que nous accomplissons, etc.) nous impose d’avoir une pensée et la manière dont nous la développons. Il nous faut donc pendant le temps dont il a été question plus haut, par une volonté tout à fait libre, vider notre âme du défilé habituel, quotidien des pensées, et, par notre propre initiative, placer une pensée au centre de notre âme. Il n’est pas nécessaire de croire qu’elle doit être une pensée extraordinaire ou d’un intérêt spécial. Le résultat occulte qu’il s’agit d’atteindre s’obtient même mieux si l’on s’efforce au début de choisir une pensée aussi insignifiante que possible. La force d’activité propre du penser, qui est ce qui importe, est par là davantage stimulée, tandis que dans le cas d’une pensée qui est intéressante, celle-ci entraîne elle-même le penser.
   Il est préférable d’exécuter cet exercice de contrôle des pensées en se concentrant sur une épingle, plutôt que sur Napoléon. On se dit : Je vais partir maintenant de cette idée et lui rattacher par mon initiative intérieure la plus personnelle tout ce qui peut y être relié objectivement. A la fin de l’exercice, cette idée doit être dans l’âme aussi colorée, aussi vivante encore qu’au commencement.
   Il faut faire cet exercice jour après jour au moins pendant un mois. On peut chaque jour prendre une autre idée, ou bien s’attacher à la même pendant plusieurs jours. Après un exercice de ce genre, il faut essayer de prendre pleinement conscience du sentiment intérieur de fermeté et d’assurance qu’une attention subtile portée à notre âme nous fera bientôt remarquer ; puis on termine l’exercice en pensant à sa tête et au milieu de son dos (cerveau et moelle épinière), comme si on voulait déverser ce sentiment dans cette partie du corps.
R. Steiner – Le rythme et le développement spirituel en rapport avec les 6 exercices : Contrôle de la pensée                             
Cet exercice consiste, au moins pendant un moment même relativement court dans la journée, à ne pas laisser toute sorte de feux follets entrer dans la pensée, mais à laisser les pensées se dérouler dans le calme. On pense à un certain concept, on le place au milieu de la vie de sa pensée, et on y ajoute de soi-même tous les autres concepts qui s’y rattachent logiquement. Et même si ce n’est que pendant une minute, ceci a déjà une importance très grande pour le rythme du corps physique et du corps éthérique.
R. Steiner – Les courants éthériques (GA 266) : Contrôle de la pensée
   Il s’agit de se libérer chaque jour pendant au moins cinq minutes et de réfléchir à une pensée aussi insignifiante que possible, à une pensée qui ne nous intéresse d’emblée pas du tout : de façon logique, on crée des liens entre tout ce qu’on peut penser concernant cet objet. Il importe de choisir un objet qui soit insignifiant, car l’effort que l’on fait pour s’obliger à rester, à persister sur cet objet, voilà ce qui éveille les facultés endormies de l’âme.  
   Après un certain temps, on remarque alors dans l’âme un sentiment de fermeté et d’assurance. Il ne faut pas s’attendre à un sentiment qui nous prenne par une surprise tout à fait brutale. Non, le sentiment en question est tout à fait ténu  et subtil, il faut le guetter avec soin. Ceux qui prétendent qu’ils ne peuvent absolument pas découvrir en eux ce sentiment, ressemblent dans la plupart des cas à des gens qui partent à la recherche d’un objet tout petit et ténu perdu parmi de nombreux autres objets. Ils cherchent mais de façon superficielle ; ils ne peuvent pas trouver cet objet minuscule, ils passent à côté sans le voir.
   Il faut écouter en soi, dans un calme total ; alors on perçoit ce sentiment qui apparaît surtout dans la partie antérieure de la tête. Quand on l’a ressenti à cet endroit, on le déverse par la pensée dans le cerveau et dans la moelle épinière. Petit à petit, on sent comme si des rayons partaient de l’avant de la tête et pénétraient dans la moelle épinière.
Athys Floride – Les 6 exercices complémentaires appliqués aux entretiens : Contrôle des pensées
   a. Durant l’entretien, suivre avec une conscience particulière le cours des pensées exprimées par les autres, cela aussi bien dans les propos isolés que dans l’ensemble.
   b. Pour ce qui est de vos propres propos, apporter une attention particulière à une conduite claire de vos pensées, ainsi qu’à l’intelligibilité de l’expression. Garder en conscience qu’on parle toujours pour les autres.
M. Le Guerranic – La liberté et les 6 exercices : Le contrôle des pensées et la liberté
   Dans le champ de la conscience pensante, je dois vouloir rester maître chez moi.
   Si je ne participe pas suffisamment à la formation de mes pensées, les jugements de mon entourage ou des médias se reflètent en moi. L’opinion d’un proche, d’un groupe ou l’opinion publique prennent la place qui me revient.
   La pensée est l’instrument pour comprendre le monde mais aussi pour décider de mes actes. La liberté repose sur ma capacité à trouver les idées pour agir librement face aux situations de la vie. Je dois juste exercer et renforcer cette faculté.
M. Le Guerranic – Les courants éthériques du cœur :
   L’exercice de concentration de la pensée doit faire naître, s’il est réussi, un sentiment intérieur de fermeté et d’assurance. On dirige alors la conscience vers le courant qui part entre les sourcils. Ce point dénommé parfois troisième œil ou fleur de lotus à deux pétales ou chakra, est à notre époque le premier centre à former dans un développement occulte. Tous les courants éthériques doivent d’abord être dirigés à partir de ce centre. En effet, toute discipline spirituelle moderne commence avec le développement de la pensée logique, de la pensée pure.
   Pour cette raison, le premier exercice doit accompagner tous les autres exercices qui suivent et ne pas être interrompu sinon on perd toute la force nécessaire à la conduite des courants éthériques. La force du flux éthérique issue de ce chakra est nourrie par toute la substance pensante, par tous les contenus de pensées et par la clarté de l’intelligence. Le premier exercice a pour but de donner une forme adéquate à ce chakra et d’éviter que les forces pensantes se dispersent. Ce point acquis, il s’agit de relier le chakra entre les sourcils au chakra du cœur.
   Le but des 6 exercices est en effet de préparer le transfert de direction des courants éthériques ; du point entre les sourcils au chakra du cœur qui est le véritable centre de l’être humain. Lors du premier exercice, il s’agit donc de percevoir un sentiment de fermeté et de concentration et de diriger cette impression à partir du point entre les sourcils, comme on ressent un flux liquide, remplissant le cerveau puis se déversant dans la moelle épinière et descendant jusqu’au milieu du dos comme une source qui s’écoule du front vers le milieu du dos à peu près à la base du cœur mais en passant par l’arrière de la tête et par le dos.
   Lorsque ce sentiment aura été éprouvé suite à l’exercice de concentration, il arrivera de l’éprouver subitement dans la journée au cours d’une activité précise qui demande une grande attention. En effet, dès que notre être se concentre, ce sentiment de fermeté peut apparaître suite à la pratique de cet exercice. On pourra alors appliquer l’exercice de concentration à cette activité et voir à quel point on gagne en attention et en efficacité.
M. Le Guerranic – Indications pratiques :
   On évitera de prendre pour la concentration des objets issus directement de la nature (coquillage, cristaux, etc.). Il est préférable de se concentrer sur des objets très simples mais fabriqués par l’homme : allumette, crayon, règle, ustensiles de cuisine, objet isolé et simple d’une maison etc.
   On se concentre en premier sur sa forme, sa couleur, sa texture, l’origine naturelle de ses composants matériels. L’objet tel qu’il se présente doit être observé le plus attentivement possible. Cela peut constituer le contenu des premiers jours.
   On peut songer ensuite aux objets auxquels il est lié et qui permettent son utilisation complète.
   Puis sa commercialisation, sa production. L’inventeur ou l’idée de sa création en relation avec son ou ses utilisations. Toutes ces pensées qui sont liées à l’objet s’ajoutent et se complètent jour après jour. Après l’observation, la plus précise de l’objet, on se concentre uniquement, les yeux fermés, sur les pensées liées à l’objet.
   Puis vient la concentration sur le courant éthérique.
   Plus on avance dans l’exercice, plus la concentration sur le courant éthérique devra prendre de ‘importance et de la force. Une position corporelle ferme et droite, sur une chaise ou sur un tabouret ou encore debout, doit obligatoirement accompagner la concentration sur les courants éthériques.

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 2ème exercice : INITIATIVE DANS L’ACTION pour aider à créer à réaliser ce qui a été dit ou promis.
R. Steiner - « Ce que chacun doit exiger de soi, s’il veut suivre un développement occulte. » (GA 267) :
   Après s’être exercé avec le premier exercice pendant un mois environ, on ajoute une seconde exigence. On essaie d’imaginer un acte, quelqu’il soit, que d’après le cours habituel de ses occupations on ne se serait certainement jamais proposé d’accomplir. Que l’on fasse soi-même de cette action un devoir chaque jour. Il sera bon de  choisir une action à exécuter qui puisse être accomplie chaque jour pendant la durée la plus longue possible. Ici encore, il vaut mieux commencer par une action insignifiante, qu’on doit pour ainsi dire se forcer à accomplir : par exemple, on se propose d’aller arroser à un moment précis de la journée, une plante qu’on a achetée.
   Au bout de quelque temps, une seconde action de cette sorte doit s’ajouter à la première, puis une troisième, etc. autant que l’accomplissement de tous les autres devoirs vous en laisse la possibilité.
   Cet exercice doit à son tour durer un mois. Mais il faut autant que possible, même pendant ce second mois, maintenir la pratique du premier exercice, bien qu’on ne s’en fasse plus un devoir aussi exclusif que pendant le premier mois. Il ne faut pas la perdre de vue ; sinon l’on remarquerait bientôt que les fruits du premier mois ont tôt fait de se perdre, et que l’ancien laisser-aller des pensées non contrôlées recommence.
   Il faut surtout veiller, lorsqu’on a acquis ces fruits, à ne plus jamais les perdre. Quand on a derrière soi un tel acte qu’on a choisi par une libre initiative et accompli comme deuxième exercice, que l’on prenne conscience, par une attention subtile, du sentiment d’incitation intérieure à l’action au sein de l’âme, et qu’on le déverse, pour ainsi dire, dans son corps, de telle manière qu’on le fasse couler de la tête vers le cœur.
R. Steiner – Le rythme et le développement spirituel en rapport avec les 6 exercices : Initiative dans l’action
   Cela veut dire s’obliger à des actions peut-être sans signification, mais décidées par l’élève lui-même, à l’accomplissement d’obligations décidées soi-même. La cause de la plupart des actes a son origine dans les conditions familiales, dans l’éducation, dans le métier, etc. Réfléchissez seulement combien peu d’actes viennent vraiment de notre propre initiative ! Bien, alors prenons des moments très courts pour exécuter des actions venant de nous-mêmes.
   Point n’est besoin d’actes très importants, ils peuvent être insignifiants, mais remplissant le même but.
R. Steiner – Les courants éthériques (GA 266) : Initiative de l’action
   Il s’agit de se choisir un acte à accomplir que l’on invente soi-même. Par exemple si quelqu’un a choisi comme exercice d’arroser une fleur dans les indications, il fait quelque chose de tout à fait désintéressé.
   Car cet acte doit jaillir de notre propre initiative, nous devons l’inventer nous-mêmes. Par cet exercice s’éveillera bientôt en nous un sentiment qui nous fera dire à peu près ceci : ‘‘Je peux faire, je peux réaliser quelque chose. Je suis plus actif qu’auparavant. Je sens une impulsion vers l’activité.’’ On sent cela en fait dans toute la partie supérieure du corps. On essaie alors de déverser, de faire couler ce sentiment vers le cœur.
Athys Floride – Les 6 exercices complémentaires appliqués aux entretiens : Initiative et activité
   a. Saisir le moment juste pour prendre la parole au cours de l’entretien. Ne pas le faire sous l’effet d’une impulsion incontrôlée. Ainsi ne pas couper la parole aux autres.
   b. Si l’on remarque – il faut le remarquer – que l’on a tendance à beaucoup parler, garder consciemment le silence, en renonçant à intervenir. Faire attention de toujours laisser un espace de parole aux partenaires.
M. Le Guerranic – La liberté et les 6 exercices : La faculté d’initiative et la liberté
   Dans la volonté, je dois conquérir la liberté sur ma propre inertie en réalisant mes idées et intentions et en prenant des initiatives.
 Et si le monde offre une grande résistance à la manifestation de la liberté, c’est l’occasion d’éprouver ma propre force.
   Dans la volonté, je dois éviter toute dispersion. Tel Napoléon Bonaparte qui lorsqu’il avait trouvé le point faible de la partie adverse y consacrait toutes ses forces. Ici, la partie adverse, c’est moi-même, c’est l’être inerte en moi-même.
M. Le Guerranic – Les deux courants anciens de l’initiation et leur harmonisation par le cœur éthérique :
   Les trois premiers exercices fortifient la personne, le Moi.
   Dans ces trois exercices, il s’agit de soi, de sa pensée, de sa volonté, de ses sentiments.
M. Le Guerranic – Les courants éthériques du cœur :
   L’exercice concernant la volonté fait naître un sentiment d’incitation intérieure à l’action, on déverse alors celui-ci de la tête vers le cœur.
   Dans le premier exercice, on se ressent devenir comme un roc inébranlable. Dans le deuxième, on vit dans un élément d’ardeur pour agir, le courant éthérique va directement vers le cœur comme une source qui s’écoule.
M. Le Guerranic – Indications pratiques :
   Il s’agit d’exécuter des actions insignifiantes et sans utilité à un moment précis de la journée. Pour les personnes très actives, il pourrait paraître stupide d’exécuter de telles actions.
   Ce qu’il faut voir dans cet exercice, c’est la déconnection de la volonté de l’utilité et de la nécessité.
   Tant que la volonté est liée à l’utilité, elle ne peut être ressentie pour elle-même.
   La difficulté avec cet exercice est de penser à l’action à accomplir au moment choisi.
   Le mieux, lors d’un oubli, est de ne pas rester sur un échec.
   On se redonne l’action à faire une heure plus tard et cela jusqu’à la réussite de l’exercice.
   Il faudra, peut-être, au début, se redonner trois ou quatre fois ou plus cet ordre avant d’y arriver. Mais qu’importe, l’essentiel est de persévérer jusqu’à la réussite. On exécute alors, progressivement, plusieurs actions dans la journée. Celles-ci demandent très peu de temps. La difficulté est juste d’y penser au moment choisi à l’avance.
   On se donne ensuite un moment dans la journée où on choisira dans l’instant même l’action à exécuter.
   Lorsqu’on a réussi cet exercice depuis au moins un mois, on choisit un moment précis de la journée pour accomplir une activité qu’il nous est toujours pénible de faire ou mieux que nous laissons traîner depuis pas mal de temps : ranger son bureau, ses papiers, répondre à une lettre, nettoyer un endroit précis etc. On doit juste prévoir plus de temps pour cette action.
   Cette action ne doit pas remplacer les actions inutiles que l’on se donne. Mais elle conduit à relier l’exercice à notre vie quotidienne et à pénétrer les zones d’inertie de la volonté.
   On retirera de la réussite de cet exercice, dans la progression que nous indiquons ici, une immense satisfaction.
   La concentration sur le courant du deuxième exercice s’effectue à la fin de la journée.
   Lorsqu’on a réussi pendant au moins un mois le deuxième exercice (qui continue d’être accompagné du premier exercice), on commence la rétrospective de la journée comme complément au deuxième exercice.

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3ème exercice : ÉQUANIMITÉ, ÉGALITÉ D’HUMEUR pour ne pas faire ou à dire ce que l’on regrette ensuite.
R. Steiner - « Ce que chacun doit exiger de soi, s’il veut suivre un développement occulte. » (GA 267) :
   Le nouvel exercice qui doit être placé au centre de la vie au cours du troisième mois, c’est la formation d’une certaine équanimité face aux oscillations entre plaisir et peine, joie et douleur ; le contraste ‘‘exultant d’allégresse, triste jusqu’à la mort’’ doit faire place, par un effort conscient, à une égalité d’âme.
   On veille à ce que nulle joie ne nous fasse perdre la tête, à ce que nulle souffrance ne nous écrase, nulle expérience vécue ne nous entraîne à l’emportement où la colère démesurés, nulle attente ne nous emplisse de timidité, nulle situation ne nous fasse perdre nos moyens, etc.
   Que l’on ne redoute pas que cet exercice dessèche l’âme ou l’appauvrisse ; on remarquera au contraire qu’à la place de ce qui se produit apparaissent, par cet exercice, des qualités épurées ; surtout on pourra, par une attention subtile, découvrir en soi, dans son corps, un état de calme intérieur ; que l’on déverse ce calme dans l’organisme, comme pour les deux premiers cas, en le faisant rayonner depuis le cœur vers les mains, les pieds, et finalement la tête. Il est évident que dans ce cas on ne peut pas faire cela après chaque exercice, car il ne s’agit pas au fond d’un exercice isolé, mais d’une attention constante dirigée vers la vie intérieure.
   Mais il faut, au moins une fois chaque jour, évoquer devant l’âme ce calme intérieur et s’exercer à déverser, à faire couler ce sentiment à partir du cœur vers les mains, puis les pieds, puis la tête. On continuera le premier et le deuxième exercice pendant le troisième mois, comme on a continué le premier exercice pendant le deuxième mois.
R. Steiner – rythme et développement spirituel en rapport avec les 6 exercices : Équanimité, égalité d’humeur
   La troisième chose dont il s’agit, on peut l’appeler égalité d’humeur.
   Par là, on apprend à régulariser l’oscillation entre la ‘‘jubilation céleste’’ et ‘‘la mort dans l’âme’’.
   Celui qui refuse de s’exercer parce qu’il croit perdre ainsi la spontanéité de son action ou son sens artistique, à celui-là le sentier occulte restera fermé. Egalité d’humeur, cela veut dire rester maître de soi dans les plus hautes joies et les souffrances les plus profondes. Oui en vérité, c’est à ce moment-là qu’on deviendra vraiment réceptif aux joies et aux souffrances du monde, quand on ne réagit plus à elle d’une manière égoïste.
   C’est par cette équanimité que les plus grands artistes ont pu atteindre les sommets de leur art, parce qu’ainsi ils ont ouvert leurs âmes à des choses intérieures importantes et subtiles.
R. Steiner – Les courants éthériques (GA 266) : Etre au-dessus du plaisir et de la peine
   Quelqu’un, par exemple, sent qu’il va pleurer. Voilà le moment de faire cet exercice.
   Pour une fois, on se fait violence, on se force à ne pas pleurer. On agit de même pour le rire.
   On essaie pour une fois, quand on a envie de rire, de ne pas rire, de rester calme. Cela ne veut pas dire que désormais on ne doit plus rire, mais on doit se tenir en main, on doit maîtriser le rire et les pleurs. Et quand on a réussi à se dominer plusieurs fois, alors on découvre bientôt en soi un sentiment de calme et d’égalité d’âme.
   Ce sentiment, on le fait couler à travers tout le corps à partir du cœur, en le déversant d’abord vers les bras et les mains, pour qu’il rayonne dans nos actes. Puis on le fait couler vers les pieds et enfin vers la tête. Cet exercice exige une sérieuse observation de soi, que l’on doit accomplir pendant au moins un quart d’heure par jour.
Athys Floride – Les 6 exercices complémentaires appliqués aux entretiens : Egalité d’humeur, came, équanimité
   a. Lorsqu’on s’exprime au cours de l’entretien, ne pas laisser ses sentiments agir sur ce qu’on dit ; ne pas réagir avec émotion incontrôlée. Ceci ne veut pas dire de ne pas en avoir, mais de les maîtriser.
   b. Au contraire, si l’on n’éprouve aucun sentiment au cours de l’entretien, chercher à en ressentir, participer avec son âme.
M. Le Guerranic – La liberté et les 6 exercices : La maîtrise des émotions, le calme intérieur et la liberté
   Dans le sentiment, je dois éviter que le monde agisse sur moi d’une telle manière que mes émotions me dominent. Je dois me fortifier pour conserver en toute situation mon équilibre.
   Je dois être suffisamment fort en sorte que le monde n’agisse pas sur mon être plus que je ne le veux.
   La stabilité intérieure qui s’installe ainsi en moi affine mes perceptions du monde et de ma sensibilité.
M. Le Guerranic – Les courants éthériques du cœur :
  
Le troisième exercice, c’est-à-dire tous les moments où nous avons réussi à surmonter des émotions incontrôlées, fait naître un état de calme intérieur ; on déverse alors ce calme dans l’organisme, en le faisant rayonner depuis le cœur vers les mains, les pieds et finalement vers la tête. Une fois par jour, au moins, on se concentre sur ce calme intérieur, un sentiment de chaleur enveloppante accompagne le silence intérieur.
   Ces instants de calme sont des moments d’éternité que l’on se donne à soi-même. Plus rien des activités quotidiennes, des pensées ou des soucis de la vie ne nous atteint. Seule l’essence éternelle de l’être humain nous remplit. Ces moments d’éternité nous aideront à observer nos états d’âme dans le cours de la journée et à pressentir les moments où les émotions nous submergent. Chaque échec nous atteint beaucoup plus profondément que dans les deux autres exercices. Car on perçoit rapidement tout ce que l’on détruit en soi et autour de soi. Il faut alors retirer une connaissance de soi à partir des échecs et accepter qu’il en soit ainsi et se tourner résolument vers l’avenir plutôt que de se lamenter sur soi et sur le passé. On prend alors la résolution de reprendre l’ouvrage avec patience pour recréer les courants éthériques et cela autant de fois qu’il est nécessaire.
   On peut gagner alors une connaissance intime de soi et de ce qui est constructif et destructif dans le monde.
M. Le Guerranic – Indications pratiques :
   En plus de l’observation d’éventuels énervements, de perte du contrôle de nos émotions, on doit observer attentivement si on est sujet à des mouvements d’exaltation suivi de moments de déprime.
   Comment les uns alternent avec les autres. Il ne s’agit pas de perdre la joie de vivre, au contraire, mais de trouver cette joie dans l’équilibre et la maîtrise de soi. Alors que l’exaltation et la déprime sont liées à des événements extérieurs, la joie intérieure puise sa source dans l’enrichissement de la vie intérieure.
 
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 4ème exercice : POSITIVITÉ Combien les personnes sachant relever le positif des êtres ou des situations sont précieuses.
R. Steiner - « Ce que chacun doit exiger de soi, s’il veut suivre un développement occulte. » (GA 267) :
 
Au quatrième mois, il faut prendre comme nouvel exercice ce qu’on appelle la positivité. Elle consiste à rechercher constamment dans tous les êtres, dans toutes les choses, dans toutes les expériences, le bien, l’excellent, le beau qui y sont contenus. Ce qui caractérise le mieux cette qualité d’âme, c’est une légende…
   Cet exercice peut être rapproché de ce que l’on appelle se retenir de critiquer. Il ne faut pas interpréter cela comme si l’on devait nommer noir le blanc et blanc le noir. Mais il y a une différence entre un jugement qui n’est qu’une réaction personnelle, l’impression de sympathie ou d’antipathie ressentie personnellement, et une tout autre attitude qui est celle-ci : on plonge avec amour dans le phénomène ou l’être qu’on a devant soi et l’on se demande en toute circonstance comment est-il arrivé à être ce qu’il est, ou à faire ce qu’il fait ? Cette attitude conduit tout spontanément à s’efforcer d’aider ce qui est imparfait plutôt qu’à seulement le blâmer et le critiquer.
   L’objection que, dans bien des circonstances de la vie humaine, il est nécessaire de blâmer, de juger, cette objection est ici sans valeur, car alors ces conditions de vie sont telles qu’elles empêchent de suivre une véritable discipline occulte. Il existe, en effet, de nombreuses conditions de vie qui ne permettent pas de suivre valablement cette discipline. En ce cas, il ne faut pas vouloir impatiemment réaliser malgré tout des progrès qui ne peuvent se faire que dans certaines conditions.
   Quiconque a ainsi dirigé pendant tout un mois son attention sur le côté positif de tout ce qu’il rencontre remarquera peu à peu que se glisse dans son être intérieur un sentiment qui lui donne l’impression que sa peau devient perméable dans toutes les directions et que son âme s’ouvre largement vers toutes sortes de choses secrètes et subtiles qui se passent autour de lui et qui avaient absolument échappé à son attention auparavant. Or, il s’agit justement de lutter contre ce manque d’attention qui existe chez tout le monde à l’égard de telles choses subtiles.
   Une fois qu’on a remarqué que ce sentiment se manifeste dans l’âme comme une sorte de félicité, on essaie de diriger en pensée ce sentiment vers le cœur, de le faire couler de là vers les yeux, et de là au dehors dans l’espace devant soi et autour de soi. On remarquera que l’on acquiert ainsi une relation intime avec cet espace.
   On se dépasse, on se dilate pour ainsi dire. On apprend à considérer une partie de son environnement comme quelque chose qui fait encore partie de soi-même. Cet exercice réclame une bonne dose de concentration, surtout la reconnaissance d’un fait : tout mouvement passionnel de l’âme, tout orage émotionnel, détruit de fond en comble cette aptitude de l’âme. On répète les exercices déjà pratiqués comme on l’a indiqué pour les mois précédents.
R. Steiner – Le rythme et le développement spirituel en rapport avec les 6 exercices : Positivité
   La quatrième situation est l’impartialité. Cette qualité nous fait trouver en toute chose son côté positif, ce qu’elle a de bien. Elle s’oriente toujours vers le côté positif des choses. (…)
   Plaçons-nous dans cette ambiance et nous trouverons en toute chose les qualités positives, le Bien ; et nous pouvons le trouver partout. Ceci agit puissamment sur le corps éthérique et le corps physique.
R. Steiner – Les courants éthériques (GA 266) : Positivité
   Dans tout ce qui est mal ou mauvais, il s’agit de savoir trouver le petit grain de bien ou de bon, dan stout ce qui est laid, le beau, et même dans tout criminel l’étincelle de divinité. Alors on a le sentiment de se dilater au-delà des limites de la peau. Ce sentiment de se grandir ressemble au sentiment qu’à le corps éthérique aprèslla mort.  
   Quand on découvre ce sentiment, on le fait rayonner à partir de soi à travers les yeux, les oreilles et toute la peau, surtout à travers les yeux.
Athys Floride – Les 6 exercices complémentaires appliqués aux entretiens : Attitude positive, chercher le positif
   a. En toute contribution à l’entretien voir ce qui est positif.
   b. Si l’on cherche le négatif, parfois, le faire afin de trouver le positif, de le mettre en relief.
Cet exercice favorise l’affinement des perceptions, qui deviennent totales, et ne restent pas unilatérales.
M. Le Guerranic – La liberté et les 6 exercices : La positivité dans la vie et la liberté
   Par la positivité, je favorise l’épanouissement de la liberté chez autrui. Une ambiance psychique saine stimule mon entourage à agir librement grâce à un climat qui accueille tout acte libre positivement. La positivité est comme la chaleur et la lumière pour les âmes humaines.
   Par la positivité, je m’ouvre à l’expression de la liberté d’autrui, et encourage mes proches à être vrais et à agir à partir d’eux-mêmes.
 M. Le Guerranic – Les courants éthériques du cœur :
   Lors du quatrième exercice, un sentiment se glisse dans l’être intérieur qui donne l’impression que la peau devient perméable et que l’âme s’ouvre largement vers toutes sortes de choses secrètes et subtiles qui se passent autour de soi et qui avait absolument échappé à notre attention auparavant. Or, il s’agit justement de lutter contre ce manque d’attention. Un sentiment de félicité se manifeste dans l’âme, on essaie de diriger en pensée ce sentiment vers le cœur, de le faire couler de là ers les yeux, et de là au dehors dans l’espace devant soi et autour de soi. On acquiert ainsi une relation intime avec l’espace. On se dilate pour ainsi dire.
   On apprend à considérer une partie de son environnement comme quelque chose qui fait partie de soi-même.
  Tout mouvement passionnel de l’âme, tout orage émotionnel, détruit de fond en comble cette aptitude de l’âme.
M. Le Guerranic – Indications pratiques : Positivité
   Ne pas inventer, ni plaquer la positivité sur les événements ou les êtres mais réellement de la voir. Il s’agit de percevoir ce qui nous est caché, le bien, le lumineux, le positif en chaque chose.
   Dans le premier cas la positivité serait artificielle et superficielle. Dans le deuxième, le regard s’approfondit et plonge dans le bien, présent et agissant dans le monde et les êtres.
   Par cet exercice, l’objectivité doit être renforcée. Voir le positif n’empêche pas de voir également l’imperfection et le mal. Ils apparaissent d’ailleurs, en contraste, d’autant mieux.
   Se concentrer sur le positif, permet de mieux les supporter et d’envisager comment, concrètement, améliorer ce qui est imparfait et comment, quand c’est possible, transformer le mal en bien.

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 5ème exercice : L’ABSENCE DE PRÉVENTION, LA FOI Les personnes libres de préjugés amènent un souffle de vie.
R. Steiner - « Ce que chacun doit exiger de soi, s’il veut suivre un développement occulte. » (GA 267) :
   Qu’on essaie, au cinquième mois, de cultiver en soi le sentiment d’être pleinement ouvert en allant à la rencontre de toute expérience nouvelle. Généralement, la réaction est la suivante : ‘‘Voilà quelque chose que je n’ai jamais entendu dire, que je n’ai jamais vu, je n’y crois pas, c’est une illusion’’.
   L’élève en ésotérisme doit rompre franchement avec cette attitude. Il doit être prêt à accepter de faire à chaque moment une expérience nouvelle. Ce qu’il a reconnu auparavant comme obéissant à une loi, ce qui lui était apparu possible, ne doit pas être une entrave l’empêchant d’accueillir une vérité nouvelle…
   Celui qui, pendant le cinquième mois, dirige son attention vers une telle façon d’être, remarquera que dans son âme se glisse un sentiment qui lui donne l’impression que dans l’espace dont nous parlions pour l’exercice du quatrième mois, quelque chose se met en mouvement dans ce espace.
   Ce sentiment est extraordinairement ténu, subtil. Il faut essayer de saisir attentivement cette vibration subtile dans l’espace environnant, et d’en faire pour ainsi dire pénétrer le flux à travers les cinq sens, notamment à travers les yeux, les oreilles et la peau, dans la mesure où celle-ci contient le sens de la chaleur.
   A ce stade de développement ésotérique, on applique moins d’attention aux impressions de ces phénomènes sur les sens inférieurs, le goût, l’odorat, le toucher. Il n’est pas encore bien possible au degré où l’on en est, de distinguer les bonnes influences qui se rencontrent en ce domaine, des nombreuses influences mauvaises qui viennent s’y mêler. Mieux vaut donc laisser ce travail à un stade plus avancé.
R. Steiner – Rythme et développement spirituel en rapport avec les 6 exercices : L’absence de prévention, la foi
   Ensuite vient la foi. La foi exprime dans la langue occulte autre chose que ce que l’on comprend dans la langue habituelle. Si on est dans un développement spirituel, on ne doit jamais laisser influencer son avenir, par son passé, dans son jugement. Au cours de ce développement, on doit dans certains cas laisser complètement de côté ce qu’on a vécu jusqu’ici, afin de se tenir face à chaque nouvelle expérience avec de nouvelles forces de croyance, de foi. (…)
   L’occultiste doit la pratiquer consciemment. Oui, vraiment il doit aller si loin qu’il doit croire tout ce qui se passe dans le monde, tout ce qu’il rencontre ; autrement il se ferme la voie pour de nouvelles expériences.
   Il faut se tenir disponible pour de nouvelles expériences. Par là le corps physique et le corps éthérique sont placés dans une ambiance que l’on peut comparer à l’ambiance voluptueuse d’un être animal qui veut en couver un autre.
R. Steiner – Les courants éthériques (GA 266) : Absence de préjugés
   Il s’agit d’être mobile, ouvert, toujours capable d’accueillir encore quelque chose de nouveau.
   Si quelqu’un nous raconte quelque chose que nous tenons pour invraisemblable, nous devons pourtant garder toujours dans notre cœur un petit coin où nous disons : il se peut qu’il ait quand même raison.
   Il n’est pas nécessaire que ceci nous fasse perdre le sens critique, puisque nous pouvons ensuite vérifier.
   Un sentiment alors nous emplit, comme si de l’extérieur quelque chose s’écoulait, fluait vers nous.
   Cela, nous l’aspirons par les yeux, les oreilles, et toute la peau.
Athys Floride – Exercices appliqués aux entretiens : Absence de préjugés, de prévention, perception du nouveau.
Découvrir quelque chose de nouveau en tout propos, quelque chose qu’on ne connaissait pas.
   a. Ne pas penser : cela, je le sais déjà. Être ouvert à tout ce qui vient. Être prêt à croire, tout d’abord, quelque chose qu’on trouverait invraisemblable.
   b. Remarquer que tout préjugé qui monte en soi est un élément qui ferme à de nouvelles expériences.
 M. Le Guerranic – La liberté et les 6 exercices : L’ouverture de l’âme et l’absence de préjugés et la liberté.
   En réfrénant mes préjugés, je peux écouter, regarder dans une ouverture totale en laissant parler les êtres et les événements. Pour cela, il faut parfois apprendre à vivre avec des contradictions, jusqu’à ce que celles-ci se résolvent.
   La liberté amène le nouveau, l’imprévisible, l’inattendu. Cette cinquième qualité est donc indispensable pour recevoir la liberté d’autrui pour qu’une forme de société naisse où l’individu unique est un don pour chacun.
   Dans l’ouverture sans prévention vis-à-vis du monde, je découvre la richesse infinie du monde. Je fonde par mon attitude un ordre social où l’amour et la fraternité peuvent s’épanouir.
M. Le Guerranic – Les courants éthériques du cœur :
   Le cinquième exercice donne le sentiment que l’espace devient vivant, que quelque chose se met en mouvement.
   Ce sentiment est extraordinairement subtil. Il faut essayer cependant de le saisir et d’en faire pénétrer le flux à travers les cinq sens, notamment à travers les yeux, les oreilles et la peau (en relation avec le sens de la chaleur).
M. Le Guerranic – Indications pratiques : L’absence de préjugés
   Il ne s’agit pas de devenir naïf et de tout croire ce que l’on nous raconte mais de nous libérer des préjugés, du passé, de tout ce qui nous a formé et impressionné. L’aspect intérieur profond de l’existence ne peut se dévoiler à notre regard sans cette réceptivité totale. Il s’agit de réacquérir le regard du petit enfant dans sa totale réceptivité au monde. Mais ce regard s’accompagne de l’expérience acquise dans la vie.

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 6ème exercice :  ÉQUILIBRE INTÉRIEUR
R. Steiner - « Ce que chacun doit exiger de soi, s’il veut suivre un développement occulte. » (GA 267) :
   Au sixième mois, il s’agit ensuite d’essayer de faire et de refaire toujours tous les cinq exercices de façon systématique, suivant un rythme, suivant une alternance régulière.
   Le résultat en est que peu à peu un bel équilibre se construit dans l’âme. On remarquera que le mécontentement que l’on éprouvait peut-être en face de certains faits, de certains êtres, disparaît entièrement.
   Une disposition d’âme règne en nous qui concilie toutes les expériences, qui harmonise tous les événements ; elle n’a absolument rien de commun avec l’indifférence, mais au contraire, elle permet enfin de travailler dans le monde d’une manière qui améliore et fasse progresser. Il s’ouvre dans l’âme une compréhension paisible à l’égard des choses qui auparavant lui étaient entièrement fermées. Même la démarche et les gestes de l’homme se transforment sous l’influence de ces exercices ; et si un jour on remarque que l’écriture, elle aussi, a pris un autre caractère, alors on peut se dire qu’on est sur le point d’atteindre un premier échelon sur le sentier ascendant.
    Insistons encore une fois sur deux points essentiels : tout d’abord que les six exercices qui viennent d’être décrits ont le pouvoir de paralyser les influences nocives que pourraient avoir d’autres exercices occulte, de sorte que ne subsistent que les éléments favorables ; ensuite qu’eux seuls en réalité peuvent assurer un  résultat positif au travail de méditation et de concentration. Même l’accomplissement de la morale ordinaire, si consciencieux soit-il, ne suffit pas pour l’élève en ésotérisme. Car cette morale peut être très égoïste chez celui qui se dit : ‘‘Je veux être bon, pour qu’on puisse penser de moi que je suis bon’’.
   L’élève en ésotérisme ne fait pas le bien parce qu’il veut qu’on pense du bien de lui, il reconnaît que le bien seul fait avancer l’évolution, tandis que le mal, l’action déréglée ou laide mettent des obstacles sur le chemin de cette évolution.
R. Steiner – Rythme et développement spirituel en rapport avec les 6 exercices : Equilibre intérieur
   La qualité suivante, c’est l’équilibre intérieur. Cet équilibre s’installe peu à peu lorsqu’on pratique les cinq autres exercices.
   Ces six qualités, l’homme doit en tenir compte. Il doit prendre sa vie en main et progresser pas à pas dans le sens de cette parole. Petit à petit l’oiseau fait son nid.
   Si l’homme, par un moyen quelconque, s’approprie des forces supérieures sans tenir compte de tout cela, il se trouve dans de mauvais draps. Dans la vie actuelle, le spirituel et le physique sont mélangés l’un à l’autre comme par exemple dans un verre un liquide bleu et un jaune. Le développement occulte provoque quelque chose qu’on peut comparer au processus d’une séparation de ces deux liquides par un chimiste.
   De la même manière, l’animique et le physique se séparent. Mais en même temps l’homme perd le bénéfice de ce mélange. L’homme normal, l’homme de tous les jours, du fait que son âme est liée au physique, n’est pas soumis à des passions qui prendraient un tour trop grotesque. Par cette séparation, il peut se faire que le corps physique soit laissé à lui-même avec ses attributs, et ceci peut conduire à tous les excès.
   Aussi peut-il vraiment se faire que chez un homme suivant un développement occulte, et précisément s’il ne suit pas les qualités morales à développer, des choses se produisent qu’il n’aurait absolument pas montrées avant ce développement. Il devient soudain menteur, coléreux, vindicatif, rancunier ; toutes sortes de traits de caractère qui étaient auparavant adoucis, apparaissent d’une manière prononcée. Oui, cela peut arriver si on s’occupe des enseignements de la sagesse anthroposophique, intensément mais sans se préoccuper de son développement moral.
R. Steiner – Les courants éthériques (GA 266) : Équilibre
   Les cinq manières de ressentir précédentes doivent maintenant être mises en harmonie : il s’agit de prêter à toutes les cinq une égale attention.
Athys Floride – Exercices appliqués aux entretiens : Mettre en harmonie les cinq exercices précédents
   Cet exercice nous amène à pratiquer les exercices tour à tour. On apprend par-là à les utiliser comme un instrument de musique, et à appliquer chaque exercice au moment favorable.
   On développe un sentiment très fin qui fait percevoir à quel moment de l’entretien tel exercice est à sa place.
M. Le Guerranic – La liberté et les 6 exercices : L’harmonisation des 5 qualités et la liberté
   La liberté d’autrui et ma liberté s’accordent au lieu de se confronter. Plus je suis libre, plus j’apprécie la liberté d’autrui et l’encourage.
   Par l’harmonisation des courants éthériques du cœur, j’évite les écueils, d’une part de la naïveté et de l’illusion, d’autre part du doute et de la méfiance envers tout ce qui m’est étranger.
   J’atteins l’équilibre et la maturité intérieure. L’affirmation de ma liberté, grâce aux trois premières qualités, s’harmonise avec l’expression de la liberté d’autrui grâce aux deux qualités suivantes.
M. Le Guerranic – Les courants éthériques du cœur :
   Pour le sixième exercice, dans un premier temps, il est bon de se concentrer sur l’association de deux exercices, ensuite de trois exercices et de voir ce qu’il en résulte.
   Deux exemples :
   Le 1er et le 3ème : La concentration amène le calme dans la sphère des pensées. Ressentir comment le calme pénètre en moi lorsque les pensées ne me possèdent plus mais que je les dirige entièrement.
   2ème et 4ème : Je deviens plus actif dans la sphère sociale en amenant un climat de positivité autour de moi.
   Je tente de retourner tout événement négatif en un événement positif. Par ma force, orientée positivement, le mal, l’erreur ou le chaos deviennent l’occasion d’un plus grand bien, d’une expression de nouvelles impulsions.
   Mais sans me disperser pour des causes impossibles.
   Je commence à saisir ce que signifie la force de résurrection du Christ dans le monde : chaque mort, chaque échec, peuvent être retournés en une nouvelle impulsion qui construisent le monde futur.
   Lorsque tous ces exercices préparatoires ont été effectués, on peut commencer à ressentir ce que Rudolf Steiner décrit ici :
« Lorsque l’entraînement occulte atteint le point où les fleurs de lotus commencent à se mouvoir, l’étudiant a déjà rempli plusieurs des conditions voulues pour provoquer dans son corps éthérique l’éveil de mouvements et de courants déterminés. Le but est alors de constituer dans le voisinage du cœur physique une sorte de centre dont partent des courants et des mouvements qui ont des couleurs et des formes spirituelles infiniment variées. En réalité, ce centre n’est pas un simple point, mais une formation très complexe, un organe prodigieux. Il brille et scintille spirituellement de mille couleurs et engendre des formes d’une grande régularité, capables de se modifier rapidement. D’autres formes, d’autres courants colorés partent de cet organe vers toutes les autres parties du corps, elles le dépassent même pour parcourir le corps psychique de leur forme et de leur rayonnement. Mais les plus importants de ces courants vont vers les fleurs de lotus. Ils circulent dans chaque pétale, en ordonnent la rotation, puis gagnent les pointes et de là fusent au dehors pour se perdre dans l’espace. Plus un homme est évolué et plus le champ où ces courants rayonnent s’étend autour de lui.
   Des rapports particulièrement étroits unissent à ce centre la « fleur à douze pétales » (le chakra du cœur). C’est vers elle que les courants vont directement et c’est après l’avoir traversée qu’ils se ramifient pour aboutir d’un côté aux fleurs à seize et à deux pétales, de l’autre, vers le bas du corps, aux fleurs à huit, six et quatre pétales. C’est à cause de cette disposition que la formation de la « fleur à douze pétales » réclame dans l’entraînement spirituel une attention toute particulière. Si une faute était commise, l’ensemble s’épanouirait d’une façon anormale…
   … Le temps est venu de donner la région du cœur pour centre (il est d’abord situé au niveau de la tête puis descend ensuite dans la région du larynx) à tout ce système circulatoire de courants et de mouvements. On y parvient de nouveau en continuant ses exercices de concentration ; et l’être humain atteint également le niveau où il est doué d’audition à l’égard du « verbe intérieur ». Toutes choses revêtent pour lui désormais un sens nouveau. Leur essence la plus intime devient pour ainsi dire audible à l’oreille spirituelle. Elles font entendre leur être véritable. Les courants éthériques mettent l’occultiste en relation avec l’intérieur de l’univers auquel il appartient. Il commence à ressentir la vie des choses qui l’entourent et peut prolonger l’écho de cette vie dans les mouvements des « fleurs de lotus ». L’homme entre ainsi dans le monde spirituel.»
Extrait de‘‘Comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs.’’
M. Le Guerranic – Indications pratiques : L’équilibre des exercices
   Peu à peu, on apprend à ressentir que les exercices sont interdépendants. On ne peut bien exercer le troisième exercice sans que les deux premiers soient bien affermis en soi. Le troisième donne ensuite plus de profondeur à la concentration sur les courants des deux premiers exercices.
   La polarité entre les trois premiers exercices et les deux suivants est particulièrement importante. Elle exprime la pulsation entre le moi et le monde.
   Le 6ème exercice correspond au stade où les qualités recherchées par les exercices s’intègrent et s’enracinent profondément dans la personnalité. L’aspect artificiel de l’exercice s’estompe puis disparaît complètement.

 
 AUTRE EXERCICE COMPLÉMENTAIRE : LA RÉTROSPECTIVE DE LA JOURNÉE
   Rudolf Steiner a indiqué un autre exercice (que le 2ème des 6 exercices) qui fait pénétrer la pensée dans la sphère volontaire : la rétrospective. Pour cette raison, elle complète parfaitement le deuxième exercice.
   Cet exercice consiste à revoir le vécu de la journée dans le sens inverse qu’il s’est déroulé. On commence l’exercice avec l’instant présent et on remonte jusqu’au moment du réveil.
   On peut même inclure les rêves précédant notre réveil. L’exercice devrait se faire entre douze à vingt minutes.
   Précisons qu’il ne s’agit pas d’imaginer un cours inverse des événements de la journée mais de les contempler intérieurement tels qu’ils se sont déroulés. Ce ne sont pas les événements qui se déroulent dans le sens inverse mais notre regard qui passe d’un événement à un autre.
   Cet exercice renforce fortement la volonté. Il prépare la future faculté du souvenir. Celle-ci consiste à contempler le passé, même celui auquel nous n’avons pas participé. Cela est possible en accédant à la Chronique de l’Akasha qui conserve le passé de l’humanité et du cosmos.
   … Bien entendu il n’est pas possible de s’organiser de telle sorte qu’un jour s’écoule comme l’autre.
   Mais on peut atteindre une chose : pratiquer certaines activités tout à ait régulièrement.
   Et celui qui suit un développement spirituel, doit le faire. Ainsi par exemple, il devrait s’exercer à méditer et à se concentrer chaque matin à un moment déterminé par lui-même. De même se représenter la journée à reculons, en commençant par le soir, chaque jour, cela fait entrer aussi du rythme dans la vie. Introduit-on encore d’autres activités régulièrement, c’est encore mieux, car ainsi tout se déroule selon les lois universelles…                
R. Steiner – La Science de l’occulte
   … Pouvoir envisager ses propres expériences, ses joies et ses peines comme on le fait pour celle d’autrui, constitue une bonne préparation au développement spirituel. On y parvient peu à peu au degré nécessaire à cet effet si, chaque jour, une fois la tâche quotidienne achevée, on fait défiler devant son esprit les images de ce qu’on a vécu pendant la journée. Il faut se voir soi-même au sein de ses propres expériences, c’est-à-dire, en quelque sorte se regarder vivre de l’extérieur. On acquiert une certaine pratique de ce genre d’observation de soi en commençant par se représenter de petites parties au cours de la journée. On devient peu à peu plus habile, si bien qu’on finit par faire toute cette rétrospective dans un court laps de temps. Si ce retour sur les expériences de la journée à une valeur particulière pour le développement spirituel, c’est parce que l’âme en arrive à se libérer, dans ses représentations, de son habitude invétérée qui consiste à ne suivre par la pensée que le cours des événements tels qu’ils se déroulent dans le monde sensible. En exerçant sa pensée à remonter en arrière, on élabore des représentations exactes, mais on n’est pas tenu par l’ordre du déroulement qui se présente aux sens…
   Il est… bon de se représenter en sens inverse… le déroulement d’un drame, d’une histoire ou d’une mélodie….

COMPLÉMENT : LES DEUX COURANTS DU TEMPS :
   Le temps a deux courants : le courant éthérique qui vient du passé vers le présent et le courant astral qui vient de l’avenir vers le présent.
   Le futur pose ses germes dans le présent. Pour qu’une rencontre importante puisse se réaliser dans l’avenir, il faut que des événements la préparent. Une ou des rencontres brèves mais décisives peuvent créer les germes de cette future rencontre. On ne saisit pas les subtilités de l’existence tant que l’on ne ressent pas la différence entre un événement qui est le fruit du passé, et un événement qui pose un germe pour l’avenir.
   On ne peut, en fait, entrer dans une telle différentiation sans la notion de réincarnation. Car les germes déposés dans une vie mûrissent dans les vies prochaines.
   Dans la journée, le courant du temps éthérique domine. Dans la nuit, c’est le courant astral. La rétrospective prépare à vivre plus consciemment les expériences du sommeil qui se déroulent dans le temps astral.

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EN GUISE DE CONCLUSION :
R. Steiner – La Science de l’occulte
   … Quiconque s’est efforcé pendant certaines périodes successives d’acquérir ces qualités, devra encore les mettre en harmonie dans l’âme. Afin de réaliser cette harmonie, il faudra les pratiquer simultanément, soit deux et deux, soit trois et un,  etc.
   Tous ces exercices sont prescrits par les méthodes du développement spirituel, parce que s’ils sont pratiqués en profondeur, ils produisent chez le disciple non seulement l’effet direct indiqué plus haut, mais indirectement bien d’autres effets encore qui ont leur utilité sur la voie qui mène au monde spirituel. Celui qui fait ces exercices suffisamment longtemps se heurtera souvent à maint défaut, à mainte lacune de sa vie intérieure. Il trouvera alors les moyens appropriés pour fortifier et affermir son intelligence, sa sensibilité intérieure et son caractère.
   Bien d’autres exercices lui seront certes nécessaires, selon ce que sont ses facultés, son tempérament et son caractère. Ils se révéleront à lui lorsqu’il aura amplement pratiqué les premiers. On constatera même que ces exercices produisent peu à peu indirectement des effets qui ne semblaient pas d’emblée être de leur ressort. Quelqu’un qui manque de confiance en soi, par exemple, remarquera après quelque temps que, grâce à ces exercices, il a acquis cette confiance dont il avait besoin.
   Et il en est de même pour bien d’autres qualités psychiques. Il est important que le disciple de la science spirituelle sache développer les facultés en question pour les porter à des degrés toujours plus élevés…      

 

 

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