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Résumé du livre Découvrir les vraies richesses :

Merci de respecter le copyryght pour toute citation de toute partie de cet ouvrage.

DÉCOUVRIR LES VRAIES RICHESSES

Pistes pour vivre plus simplement

(par Pierre Pradervand aux éditions Jouvence)

INTRODUCTION

Vivre simplement n’est rien d’autre que la recherche de cohérence entre des objectifs de vie, des valeurs qui nous sont chères, et notre style de vie quotidien.

« Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse » (proverbe arabe)

 

1ère partie  : POURQUOI VIVRE PLUS SIMPLEMENT ?

Ch. 1 –  LA SURCONSOMMATION ÉRIGÉE EN NORME

 Le gaspillage est la norme qui permet au système même de continuer à tourner sur le plan économique…

Une publicité omniprésente : presque chaque annonce publicitaire a le même message de base : il existe un moyen matériel pour résoudre immédiatement votre problème ou assouvir instantanément votre désir.

On établit un profil du comportement d’achat du consommateur et on cherche à le modifier ou à l’influencer.

La possession devient plus importante que l’utilisation.

La publicité aura peu d’effet sur un individu qui a mis de l’ordre en lui-même, qui sait que le bonheur vrai ne pourra jamais être atteint au niveau des choses. Mais chez les autres, elle a souvent des effets dévastateurs, car elle pousse les individus à compenser l’insatisfaction, un manque affectif, un vide intérieur, le manque de sens à la vie, etc., par la consommation.

Surconsommation aussi par l’effet d’imitation, le désir de vouloir paraître plutôt qu’être, la mode, une définition matérialiste du succès, la peur du jugement : on remplace les manques affectifs par une forme quelconque de consommation. Cela repose sur notre insécurité intérieure et notre manque de confiance en nos propres valeurs et en nous-mêmes.

Le cirque du désir : la société de consommation génère une soif illimitée de consommation matérielle, stimule intentionnellement l’insatisfaction et la frustration, les aiguise jusqu’à l’insupportable. Quand on possède peu de choses, on peut vraiment les apprécier.

Le mot le plus fréquent du langage publicitaire – « nouveau » - illustre bien cette insatisfaction permanente. Ce besoin incessant, presque névrotique du « nouveau » ne représente-t-il pas un obstacle majeur à une simplification de la vie, et une charge insupportable pour l’environnement ?

 

Ch. 2 –  LE NORD A PERDU LE NORD

Le maldéveloppement comme style de vie :   par exemple, se demander quels sont les facteurs qui maintiennent la santé ? Aucun de ces facteurs (alimentation équilibrée, suffisamment de sommeil, exercice physique, environnement sain, travail dans lequel on peut vraiment s’investir, sexualité équilibrée, relations humaines harmonieuses, attitude positive face à la vie, maîtrise de soi, vie spirituelle active et sans cesse en éveil, intellect alerte, curieux, qui s’ouvre sans cesse, capacité de s’adapter et changer, capacité d’aimer et de pardonner, etc.) ne dépend de la médecine. Nous sommes totalement responsables de notre vie et par conséquent de notre santé.

Nous vivons au-delà de nos moyens, nous consommons le capital écologique dont nos descendants auront besoin pour survivre.

Nous avons passé le Rubicon : capacité de photosynthèse, échauffement de la planète, couche d’ozone, limite de la dégradation des terres, limite de la biodiversité de la planète.

 

2ème  partie  : COMMENT VIVRE PLUS SIMPLEMENT ?

Ch. 3 –  REDÉFINIR LES TERMES

Vivre, c’est définir : Vivre est un continuel processus de définition et de redéfinition. Redéfinir les 2 termes clés : « assez » et la « vraie richesse » ð prise de conscience dont dépend l’avenir de la planète (interdépendance de toute chose).

C’est quoi, avoir assez ? « La perfection est atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais plus rien à ôter. » (Saint-Exupéry). « Avoir assez ne signifie pas avoir la quantité minimum pour survivre, c’est la quantité exacte de ce qui vous donne une réelle satisfaction sans excès ». Cette définition souligne 3 points fondamentaux :

1-      prendre conscience de la vraie valeur des choses (et vous seul pouvez la définir pour vous).

2-      Avoir assez est simplement l’état que ressent une personne qui s’est débarrassée de toute possession superflue.

3-      « Le gaspillage ne réside pas dans l’abondance des possessions, mais dans le fait de ne pas en jouir. » On peut ajouter : dans l’incapacité de ressentir de la gratitude. 

On pourrait définir le superflu comme toute chose qui n’a pas d’utilité, de rôle, ou de fonction significative dans notre vie, mais qui occupe ou encombre notre espace physique et mental.

Plus vous avez de possessions superflues, plus votre subconscient (et souvent le conscient) est encombré par l’énergie de cette chose, cette relation, ce souvenir. Ainsi chaque objet que vous avez acheté et inutilement stocké encombre votre espace mental. Gardez ce dont vous pouvez vraiment jouir – et donnez le reste.

Qu’est-ce que la vraie richesse ? La redécouverte de l’éthique et des spiritualités traditionnelles constitue la clé absolument indispensable à notre survie. La seule chose que nous emporterons avec nous est notre aptitude à aimer. La vraie pauvreté, c’est ce que je ne fais pas pour mon prochain, alors que j’aurais les moyens de le faire.

Un monde totalement indépendant : une des prises de conscience les plus frappantes de ces dernières années est celle de l’interdépendance de tous les phénomènes sur la planète. Par notre consommation et notre comportement quotidien, nous sommes en mesure d’influencer la planète entière. Parce que nous sommes responsables de nos actes, nous sommes responsables de leurs effets. Cette interdépendance est aussi agissante au niveau spirituel : loi du karma ou du juste retour : ce que je sème, je le récolte – à commencer par l’impact de mes propres pensées.

Nous sommes tous le centième singe : c’est l’effet de seuil, il y a un nombre critique à atteindre pour que le groupe modifie spontanément son comportement. Nous pouvons être le centième singe : nous pouvons être la personne dont la modification de comportement propulsera tout le groupe en avant. Ce choix nous appartient.

« Nul ne commit de plus grande erreur que celui qui ne fit rien en prétextant qu’il ne pouvait qu’un petit peu » (E. Burke)

 

Ch. 4 –  ÊTRE OU AVOIR ?

Une des 2  ou 3 questions les plus importantes que nous avons le privilège de nous poser est : Qui suis-je ?

Postulat : l’homme est constamment capable de se dépasser. Nous sommes sur terre pour accomplir de grandes choses. La vie a un sens pour chaque individu comme pour la race humaine.

Sens de la vie et simplicité de vie : la simplicité de vie, c’est bien autre chose que de consommer un peu moins. On simplifie sa vie en fonction d’un choix de vie qui, petit à petit – Oh combien lentement souvent ! – donne une cohérence croissante à tous les différents aspects de notre existence. ‘‘La simplicité n’est pas le sacrifice’’ (E. Erdmann)

LA SIMPLICITE VOLONTAIRE, dit l’auteur anglais Richard Gregg, demande :

1-« Une intention non divisée » : « écologiser sa vie » (pour vivre en harmonie avec les besoins et les contraintes).

2-« La sincérité et l’honnêteté intérieures » : intégrité au sens de ce qui correspond à la nature profonde de l’être.

3-« Un environnement non encombré » : que ce soit l’environnement intérieur que l’environnement extérieur.

4-« L’absence de possessions qui ne sont pas directement reliées au but principal de la vie » : c’est subjectif.

5-« Mettre en ordre et guider ses énergies, organiser sa vie en fonction d’un but » : avoir des priorités organisées.

Si nous ne créons pas un monde qui marche pour nous, il ne fonctionnera bientôt pour personne. Tout ce que j’ai m’est prêté pour le faire fructifier – qu’il s’agisse du temps (et non pas « mon » temps) ou de l’argent (non pas « mon » argent), des possessions ou de mon mariage, de mes contacts ou de mes modestes savoirs.

La société utilise 3 moyens pour imposer ses valeurs axées sur la consommation :

-          la pression sociale et la tyrannie de la norme,

-          la publicité qui agit comme créatrice de normes et comme technique pour les imposer,

-          la peur.

Les mécanismes de l’aliénation et le courage d’être soi-même :  avec de très rares exceptions, l’être humain a besoin de s’identifier à un ou plusieurs groupes sociaux pour survivre psychiquement en bonne santé. Pour se défendre, il s’agit de définir pour soi-même ce que signifie le succès, ce que signifie réussir dans la vie.

« Il n’est jamais trop tard pour être ce que vous auriez pu être » (G. W . Elliott) Vous n’avez qu’une vie à vivre, la vôtre.

« Vivre, c’est sortir du rêve pour le réaliser. A trop rêver, c’est la vie qu’on assassine » (J. Salomé)

Le règne des TGP : Trois Grandes Peurs : opinion d’autrui, peur de la mort et peur du manque.

La peur du jugement d’autrui : l’accepter c’est subir la vie, accepter d’être victime plutôt que responsable.

« Juger, c’est de toute façon ne pas comprendre, car si l’on comprenait, on ne pourrait pas juger. » (Malraux) 

« Ne juge pas ton voisin avant d’avoir marché quinze jours dans ses mocassins » (proverbe amérindien). Ne rien risquer peut constituer  un risque infiniment plus grand, celui de ne jamais être soi-même, de rester prisonnier de normes auxquelles nous n’adhérons qu’à moitié – et encore. Donc prendre la peine de prendre consciemment le risque auquel on croit.

Mort, où es-tu ? : cela est refoulé, mais reparaît sous des formes déviantes : c’est une part de la surconsommation.

Première hypothèse : la vie est conscience : si la vie n’est pas matérielle, ne serait-elle pas alors avant tout spirituelle ?

Deuxième hypothèse : la vie sur terre est un laboratoire pédagogique, une école : idée millénaire, acceptée de plus en plus. La seule chose que nous emmènerons avec nous, à la mort,  sera notre capacité à aimer, à pardonner, à partager la joie et la paix, notre compassion et notre courage et la façon unique que nous avons d’exprimer ces qualités qui constituent notre véritable identité.

La peur du manque : Quelle pauvreté plus grande peut-il exister que celle qui consiste à rechercher la richesse en dehors de soi, quand elle est en nous ? Une société dont les citoyens cherchent à pallier la peur du manque avant tout par des solutions matérielles vont engendrer d’autres formes de manques issues de ces solutions mêmes.

Notre vraie sécurité ne se situe-t-elle pas bien dans notre capacité à donner qu’à accumuler ? 

Être ou avoir ? « La société de consommation nous a rendus plus pauvres en augmentant nos revenus ! » (A. Durning). La richesse la plus importante qui puisse exister est une vie ayant un sens clair et pertinent, une signification profonde qui donne un sens à absolument toutes les activités quotidiennes, toutes les rencontres, la détente comme le travail, la joie comme les larmes, le manger et le jeûne, l’amour comme le célibat, la vie et l’après-vie.

Exemple d’idée-clé : on peut décider une fois pour toute que l’on va tout simplement s’efforcer de faire absolument tout avec amour (c’est comme une flamme intérieure, invisible au monde mais qui me nourrit à chaque instant)

Du bonheur : c’est vivre une vie qui soit cohérente avec ses aspirations et ses idéaux. C’est se sentir intérieurement riche. Il réside dans notre capacité à donner, à recevoir et à exprimer la plus haute de toutes les vertus : l’amour inconditionnel.

 « Celui qui sait qu’il a assez est riche, et dans cette vérité est le secret de vivre plus simplement ». Souvent les choses que nous possédons nous possèdent en fait. Le bonheur, ne serait-ce pas encore de vivre sa vie dans un esprit de service, pour un but qui la dépasse.  Objectif : travailler pour un monde qui fonctionne pour tous : on ne peut être profondément heureux dans son petit nid tant que d’autres souffrent.

Ch. 5 –  LE TEMPS DE L’INSTANT PRÉSENT

Le temps, une bouteille vide ? :  c’est la sagesse qui aide à mieux vivre, non l’information. On parle d’un monde de désinformation par surinformation. Voici 4 clés pour aider à trier ce déluge d’information :

1* Soyez extrêmement sélectifs et disciplinés dans votre lecture de journaux, périodiques et médias électroniques.

2* Préférez la presse à la télévision, et faites avant tout une lecture des tendances qui façonnent et éclairent le monde.

3* Diminuer de façon drastique les heures de télévision. Il est possible d’être bien informé sans jamais la regarder.

4* Avant tout, méditez ! c’est une des sources d’informations les plus fondamentales et indispensables pour toute personne qui veut simplifier sa vie, qui ne veut plus être piégée par la société de consommation. La méditation vous aidera à trier vos priorités et surtout à élaguer le superflu.

« Nous réfléchissons bien plus à l’utilisation de notre argent, renouvelable, qu’à celui de notre temps, irremplaçable. » (J-L Servan Schreiber) et « L’approche nerveuse du temps moderne conduit à ne rien faire à fond, à seule fin de pouvoir en faire davantage. » (J-L Servan Schreiber). Impératif : donner du temps au temps.

Plus nous consommons, plus nous avons l’impression de manquer de temps, puisque nous concentrons un acte croissant d’actes de consommation dans un nombre d’heures qui reste fixe.

Petit test de mon attitude face au temps : on y distinguera le temps bien, moyennement bien ou mal utilisé.

Rien dans la vie n’est plus coûteux que de jouer à cache-cache avec soi-même. La question principale de la gestion du temps est : comment arriver à définir des priorités de vie claires qui, elles-mêmes, découlent d’un projet de vie cohérent. Le vrai temps n’est rien d’autre que ma façon totalement subjective de vivre ma vie.

Rien n’est petit quand on aime beaucoup et rien n’est grand quand on aime peu ».

« Chaque acte sert à concentrer l’esprit sur le moment présent. » (P. Ferrucci)

 

Ch. 6 –  L’ARGENT OU MA PRÉCIEUSE ÉNERGIE DE VIE

 « L’argent ne rendit jamais un homme heureux et ne le peut pas. Il n’y a rien dans la nature qui puisse produire le bonheur. Plus un homme en possède, plus il désire en posséder. Au lieu de remplir un vide, il en crée un. » (B. Franklin)

L’argent est une énergie dont je suis le simple gestionnaire.

Entre ce qui est nécessaire, indispensable même, pour mener une vie utile et joyeuse et ce que la plupart de nos contemporains pensent nécessaire, la marge est immense.

Ah, la bonne soupe à l’oseille ! Joe Dominguez et Vicki Robin définissent l’argent comme une chose contre laquelle nous troquons notre énergie de vie (ce qui est le cas de tous ceux qui doivent « gagner » leur vie), ainsi :

Le revenu net du travail : 1- calculer le revenu net du travail une fois que nous avons déduit ce que nous avons investi pour garder cet emploi (garderie, transports : parfois 1 h de trajet/jour, repas/détente, détente de compensation :

loisirs consommés passivement, par opposition aux loisirs créatifs (chant, théâtre, amis, promenades dans la nature, etc.),

vacances de dépaysement pour une « évasion » !, maladies dues au stress, vêtements, maquillage, produits de toilette divers, autres activités pour compenser : fitness, sauna, bar). Le traduire en heure d’énergie vitale.

Dépenser autrement : 2- s’engager à examiner toutes ses dépenses à la lumière de ses valeurs fondamentales et à

se demander : pour être plus cohérent avec mes valeurs, devrais-je augmenter ou diminuer telle ou telle dépense ?

Suggestion d’établir un tableau en vue de répondre à deux questions de base :

1-      Cette dépense de mon énergie de vie m’apporte-t-elle un réel épanouissement ?

La notion de satisfaction est nécessairement subjective – vous seul pouvez la définir. Ayez le courage d’être vraiment clair et exigeant face à vous-même en répondant à cette question.

Exemple : dépenser une fortune pour organiser chez soi une soirée dansante pour laquelle vous avez reçu les vivats de vos amis, et une satisfaction momentanée intense, mais qui s’évanouit très rapidement. Est-ce là une véritable satisfaction ? Ou dépenser la même somme pour louer une roulotte et des chevaux, pour inviter des amis pour une semaine de vacances à l’aventure sur des routes de campagne. Cela laisse un souvenir lumineux, et vous y penserez durant des années. Il y a de fortes chances que cette deuxième activité soit plus proche de la véritable satisfaction, qui laisse presque toujours un souvenir profond, durable, joyeux.

2-      Cette dépense est-elle cohérente par rapport à mes valeurs de base et mes objectifs de vie ?

Arriver à une autre gestion de l’argent est aussi indispensable pour vivre simplement que d’atteindre une meilleure gestion du temps.

Que représente pour vous, réellement, l’argent ? : voici une liste de mots-clés, souligner les 3 mots qui définissent  votre ressenti : utile, sale, reconnaissance, vie, liberté, manipulation, mort, neutre, moyen d’échange, spéculation, énergie, nécessité, confiance, possession, culpabilité, indifférent, pouvoir, don, amour, sécurité…

Les mots qui reviennent le plus souvent sont en général : sécurité, moyen d’échange et nécessité.

La sécurité : de plus en plus de personnes réalisent que leur sécurité ultime réside non dans l’argent, mais –entre autres- dans leurs propres talents et compétences, en d’autres termes leur capacité à échanger d’autres biens et services contre leurs propres talents s’exprimant également par l’offre de certains biens et services.

D’autres font simplement confiance à la vie et aux grandes lois de l’univers et découvrent petit à petit que l’argent est avant tout une forme d’énergie dont on peut faire l’expérience au niveau de son vécu quotidien. En d’autres termes, une personne qui rayonne une énergie très forte, très positive, attire à elle les ressources, notamment l’argent, dont elle a besoin pour réaliser ses projets, surtout si ces deniers ont une dimension de service.

LA LOI DE LA DÎME : pratique développée par l’Australien Lionel Fifield, qui permet de découvrir à quel point l’argent constitue aussi une forme d’énergie. « Déverrouillez votre paix, votre puissance et votre prospérité et reliez-vous à la banque universelle ». La mise en pratique assure une joie profonde à celui qui l’applique :

Une des lois les plus puissantes avec lesquelles nous puissions travailler est la loi de la dîme (donner 10 % de tous ses revenus). Les suggestions suivantes vous sont offertes pour vous aider dans votre investigation personnelle :

1*  Donnez 10 % de tout revenu que vous recevez.

2* Cette dîme ne devrait pas être donnée à une organisation ou une personne en contrepartie d’avantages matériels. Si c’était le cas  ce serait un simple achat.

3* Donnez-la à une personne ou une activité qui vous inspire profondément. Cela pourrait être assez souvent à la même personne, la même organisation, le même groupe. Cela pourrait aussi être différent à chaque mois.

4* Donnez à quelque chose/quelqu’un qui constitue pour vous une source d’inspiration, de force, d’espoir plutôt que par habitude ou parce que vous croyez que telle ou telle institution est le type d’organisme auquel de tels dons devraient être envoyés.

5* Ce premier 10 % du revenu (brut ou net) n’est pas un geste charitable fait à ceux dans le besoin, mais la reconnaissance profonde par vous qu’il existe une personne, une institution qui vous inspire.

Cela ne signifie pas qu’il faille jamais soutenir des institutions charitables mais que, dans leur essence, la charité et l’inspiration sont totalement différentes. Il arrive que les actions pleines d’abnégation et de force de ceux qui sont engagés dans une activité charitable nous inspirent profondément. Alors soutenez des activités charitables quand vous « sentez » leur besoin, mais ne le faites jamais avec un sentiment de culpabilité. Donnez toujours avec la joie qui accompagne un don authentique. Et répondez à ces besoins de charité sur votre revu restant, plutôt que de prélever votre don sur ce premier 10 %.

6* Votre dîme s’oriente dans telle ou telle direction, non pas parce que vous avez observé un grand besoin ou parce qu’on vous a dit qu’un tel besoin existait, mais à cause d’une force intérieure, d’une joie ou d’une pax particulière que vous avez ressenties, inspirées par la vie et l’exemple d’un individu ou d’un groupe.

7* Si un groupe ou une institution vous demande de lui donner régulièrement la dîme de vos revenus, cela ressemble plus à un partage des coûts où à une sorte d’impôts. Cela cesse d’être une célébration mensuelle du miracle de l’inspiration. Le fait de donner le 10 % n’est pas un geste rituel ou fixe. Cela doit couler aussi librement que l’univers si dynamique et changeant dont nous faisons partie.

8* Autant que possible, la dîme devrait être donnée dans la semaine, au plus tard le mois qui suit la réception d’un salaire, d’un revenu ou d’un don. Il est dit souvent que donner régulièrement signifie recevoir régulièrement. Cela nous permet de faire partie du flot et de la circulation du tout, plutôt que d’être une partie stagnante fixe ou à l’écart, telle une thrombose ou la constipation dans un corps.

9* Il est bon de se rappeler que la dîme constitue le premier 10 %, non le dernier ! Nous disposons tous de ce premier 10 %, mais notre façon de penser amène beaucoup d’entre nous à n’avoir plus rien à donner après la couverture de nos dépenses courantes.

10* En donnant, devenez conscients que vous êtes en train d’ôter les blocages qui vous empêchent de recevoir. L’acte de donner et de recevoir n’est séparé qu’au niveau de nos croyances. Sachez que vous êtes dignes de recevoir et ouverts au don. Comprenez que l’Univers dispose de milliers de canaux pour remplir parfaitement vos besoins.

11* Par le fait de donner régulièrement, vous faites face à vous, vous vous confrontez et chassez votre peur constante de manquer de quelque chose.

12* Donner la dîme se fait souvent de façon anonyme, de sorte que le petit « moi » n’obstrue pas le passage du don et que vous vous assurez de ne pas acheter l’appréciation des autres.

13* Quand vous donnez la dîme, ajoutez un petit mot du type « Merci pour toute l’inspiration que vous m’avez donnée », « Votre vie et votre exemple m’ont tellement aidé », « Je veux de cette façon témoigner de l’espoir, de la force et de l’encouragement que votre exemple m’ont permis de retrouver en moi-même », etc. Des dîmes envoyées sans un mot d’explication seront rarement comprises, mais une dîme accompagnée de quelques mots bien choisis peut avoir un profond effet sur le récipiendaire. Cela peut constituer un encouragement qui le mènera à un nouveau niveau d’inspiration, tout comme vous auriez été inspiré en recevant un tel don.

14* Rappelez-vous que les ondes régulières que vous mettrez en mouvement par vos dons peuvent, jointes à celles d’autres personnes, devenir la vague qui amènera l’humanité au point de prospérité que nous désirons tous ardemment.

15* Aucune dîme n’est trop petite… ou trop grande !

16* Quoi  que vous fassiez, ne devenez pas trop rigide ou analytique au sujet de la dîme. Explorez-la, qu’elle devienne pour vous un sujet de joie et de surprises positives. C’est un chemin merveilleux pour se découvrir soi-même et pour découvrir les secrets extraordinaires de l’Univers dans lequel nous vivons.

 

La dîme est basée sur la loi de dix. Ce chiffre, depuis les temps anciens, est connu comme le chiffre de l’accroissement. Ce n’est qu’en « travaillant » avec une loi qu’on la comprend. La révélation personnelle que chacun en retire est toujours aussi fraîche, belle et stimulante pour chacun. »

 Lionel Fifield explique cette loi comme un des plus importants processus avec lesquels il ait jamais travaillé.

Cela fait de nombreuses années que je pratique la « dîme inspirée ». C’est devenu une des plus grandes joies de ma vie. De me demander à qui je vais envoyer la dîme du mois constitue une recherche très joyeuse. Je trouve également important d’accompagner la dîme d’une assez longue lettre, disant notamment à la personne (ou l’organisation) en question les qualités pour lesquelles je l’apprécie spécialement, en quoi sa façon d’être m’inspire. S’il s’agit d’une personne, que le don soit anonyme ou non, il est aussi important d’indiquer que l’argent lui est destinée à elle, personnellement, pour la célébrer comme individu, et qu’elle peut en faire ce qu’elle veut – sortir avec son compagnon ou sa compagne, se payer un week-end surprise, l’utiliser pour une activité à laquelle elle tient beaucoup – à elle de choisir. Il vaut mieux ne pas donner de dîme à des membres de sa famille.

Sans doute la chose la plus importante que Fifield souligne est que donner et recevoir sont exactement la même chose. C’est une des plus belles découvertes que l’on puisse faire dans la vie. Il n’existe pas de VIE VRAIE en dehors du DON DE SOI.

Chaque fois que vous effectuez un paiement, vous reconnaissez un service que l’on vous a rendu. Bien sûr, il y a des prix qui sont excessifs, voire scandaleux, que ce soit pour des biens ou des services. Vous avez alors l’option soit de vous en passer, soit de militer pour un autre type de société.

Trois autres approches pour une gestion différente de l’argent, en touchant à sa dimension sociale et collective :

1*Une banque pour tous : investir dans une banque alternative, où le client connaît la manière dont l’argent est placé, qui a des critères éthiques rigoureux, et permettant de renoncer partiellement aux intérêts modérés offerts.

2*Machos et cornes de rhinocéros :en intervenant dans les assemblées d’actionnaires pour demander des comptes.

3. Des fonds de placement éthiques : garantie que les sommes investies seront placés selon des critères précis.

Ch. 7 –  QUE FAIRE POUR VIVRE PLUS SIMPLEMENT ?

« La vie devient de l’art quand il n’y a plus de différence entre qui nous sommes et ce que nous faisons » (G. Youngblood)

Nous éviterons de donner un « canevas » pour simplifier la vie, car chacun le fait à sa façon et à son rythme, inventer une vie simple est un acte de créativité merveilleux. Il existe autant de façons de simplifier sa vie que d’individus.

Chacun de nous peut devenir la personne dont l’exemple permettra à d’autres de franchir un seuil décisif.

Il n’y a aucune fatalité quelconque dans l’évolution des sociétés contemporaines. La défaite dans la vie consiste à ne pas essayer, à ne pas s’investir dans un but auquel on croit par peur de ne pas réussir ou d’être déçu.

Vivre plus simplement de merveilleuses synergies : cela arrive quand on commence à simplifier sa vie.

Prenons l’exemple d‘une diminution de la consommation de viande : elle atteint des niveaux excessifs pour notre santé, indépendamment des dimensions écologiques et humanitaires de sa consommation ð l’impact bénéfique est démultiplié sur toute une série de plans : 1-écologie (destructeur de l’environnement, vorace en énergie), 2-santé, 3-solidarité (avec la même parcelle de terrain nécessaire pour nourrir un homosapiens carnivore, on pourrait nourrir 7 personnes consommant des céréales et plus de 20 personnes consommant des graines germées, un des aliments les plus complets de la planète, 4-finances et 5-cohérence (organisation de la vie). Id pour la cuisson au solaire.

L’eau, c’est la vie : Réexaminer notre consommation quotidienne d’eau. Chacun peut économiser de sa consommation (remplacer un bain par une douche, réduction dans les WC, éliminer les fuites e robinet, lavage du linge : le prélavage n’est pas toujours utile, lavage des dents ou des mains ou de la vaisselle avec un mince filet d’eau, couper l’eau de la douche pendant qu’on se savonne)

Et vive la coopérative de voitures ! (grand poste de consommation en énergie et de dépenses des ménages)

Posons-nous quelques questions auxquelles chacun répondra pour lui-même :

Comment pourrais-je organiser ma vie pour moins utiliser ma voiture ? (utiliser les transports publics, aller avec des voisins, changer de domicile, travailler à domicile, utiliser le vélo, acheter localement, prendre ses vacances dans son pays, planifier des week-end sans voiture, voir la voiture comme une technologie écologiquement dangereuse).

Comment pourrais-je « mieux » utiliser ma voiture en termes de simplification de la vie, de protection de l’environnement, de solidarité, etc. ? (analyser le coût réel de sa voiture et le traduire en termes d’énergie de vie irremplaçable que me coûte la voiture, à l’achat voir son rendement énergétique pour lutter contre le réchauffement de la planète, l’utiliser que quand c’est nécessaire : si pas d’autres moyens de transport, si problème pour revenir, si urgence, si raisons professionnelles, si objets lourds ou dangereux à transporter, si 3 personnes au lieu d’une seule, étudier si on peut s’organiser en un groupe pour acheter et gérer l’utilisation d’une voiture (coopérative associative).

Vivre sans voiture : cela peut aussi être un plaisir – et même une véritable libération ! Avant tout, des économies extrêmement substantielles, une meilleure forme physique grâce au vélo… Il y a tant d’avantages à vivre sans voiture.

Il faut organiser sa vie en fonction d’un tel choix (en cas de besoin : louer, voir un ami, taxi). Des solutions existent.

Et que vive « l ‘écolo » ! :Née aux Pays-Bas, l’ECOLO (Equipe éCOlogique Locale) est une petite équipe de personnes qui décident de se mettre ensemble pour « écologiser » (et donc simplifier) leur vie et pour apprendre à vivre plus en harmonie avec les besoins de la planète. Il existe des milliers de tels groupes à travers le monde (surtout en Amérique du Nord) et une première expérience a démarré en Suisse en 1993. (12 à 20 personnes et des actions).

Rester un consommateur alerte et conscient : Comment vivre mieux avec moins ? (à voir au moment des achats) 

1-      En ai-je vraiment besoin ? (chemin vers la libération intérieure),

2-      Pourquoi est-ce que j’achète ceci ? (pub, statut social, manque affectif),

3-      Quel impact cet achat aura-t-il sur mes (petits) enfants ?,

4-      Retirerai-je de cet achat un plaisir proportionnel aux ressources utilisées ?  

5-      Puis-je consacrer à sa consommation le temps nécessaire, et cela sans arrière-pensée aucune ? (problèmes d’achats inutiles), 

6-      Les personnes qui produisent ce que j’achète sont-elles adéquatement rémunérées ? Bénéficient-elles des droits élémentaires d’association ? De conditions de travail décentes ?,

7-      Dans quelles conditions écologiques la chose achetée a-t-elle été produite, le transport a-t-il été effectué, etc. ?,

8-      Vais-je utiliser le produit suffisamment souvent pour en justifier l’achat ?,

9-      La consommation de cette chose (produit, service) me rapproche-t-elle de mon but de vie ? M’aide-t-elle à renforcer mes priorités, ou au contraire me disperse-t-elle ?,

10-   Avant tout, puis-je posséder cette chose et l‘utiliser sans qu’elle me possède et m’utilise ?

LETS : réseaux économiques LETS (Local Employment Trading System – système local d’échange d’emplois) = SEL. Le réseau crée un argent fictif, une monnaie purement comptable : pas de spéculation, pas d’intérêts.

« Réduire la consommation, c’est courir à la catastrophe » : c’est le cri des chefs d’entreprises, or on peut plaider juste l’inverse : c’est l’organisation de l’économie telle qu ‘elle se met en place actuellement, surtout depuis la chute du communisme, qui risque de créer l’effondrement . Cela pour plusieurs raisons :

1-      En remplaçant les hommes par des machines, on crée des chômeurs qui ne pourront pas acheter.

2-      Tôt ou tard nous allons devoir inventer une économie qui serve avant tout l’être humain, une économie de service qui fonctionne réellement pour tous, la nature y compris, au lieu d’une économie de profit qui sert avant tout les intérêts des détenteurs du capital.

Nous devons rapidement remplacer le vieux paradigme basé sur l’idée que l’existence de gagnants implique nécessairement celle de perdants, paradigme qui sous-tend l’économie actuelle et nous mène tout droit à l’impasse, par un paradigme que les Anglo-saxons appellent «win-win » (tous gagnants).

Ce qui est merveilleux, c’est que chacun de nous peut y contribuer dès l’instant où il prend conscience que nous tenons l’avenir entre nos mains : ce que je fais, ou ne fais pas, a une grande importance.

Ce que je fais ou ne fais pas fera toute la différence.

Ch. 8 –  PLAIDOYER POUR UNE AUTRE VISION

« Un seul combat est perdu d’avance : celui auquel on renonce. «  (Vaclav Havel)

Vivre plus simplement naît d’une certaine qualité d’être de la personne qui a hiérarchisé ses priorités et sait où elle va.

Vivre plus simplement, c’est d’abord la réalisation que tout – que l’existence même – est conscience et que le vrai but de la vie n’est pas quelque lointain « développement », quelque objectif qu’on espère réaliser un jour, mais  une certaine façon de voyager (que ce soit pour les sociétés ou les individus). Voyagez-vous : Encombré ? Ou léger ?

Des lois universelles : on peut formuler une spiritualité universelle libérée du carcan des structures religieuse et confessionnelles : ces grandes lois dirigent l’univers, impersonnelles aussi rigoureuses que celles de la physique et de la chimie :

 SEPT LOIS QUI SE RAPPORTENT DIRECTEMENT AU THEME DE LA SIMPLICITE :

1.      LA RÈGLE D’OR : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux » (formulation chrétienne).

Quelle plus merveilleuse simplification de la vie pourrait-on trouver que l’application de cette loi dans nos rapports humains !

2.      LA LOI DU JUSTE RETOUR (loi du karma, loi de la cause et de l’effet) « On récolte ce qu’on sème » Quelle bienfaisante simplification de la vie résulte de l’application de cette loi qui nous libère de tant de calculs compliqués et vaines tentatives de manipuler la réalité !

3.      LA LOI DE L’UNITÉ DE TOUTES CHOSES : Nous vivons dans un univers ou absolument tout est relié : il en découle que la forme la plus haute d’organisation sur le plan social est la collaboration et la coopération, non la compétition.

Quelle reposante simplicité mentale dans notre vision des choses et de l’univers découle d’une vision d’un monde ou tout est un, où tout est l’expression d’une même force de vie sous-jacente !.

4.      LA PRIMAUTÉ DE L’AMOUR :  le plus haut niveau de conscience que l’être humain puisse atteindre est l’amour inconditionnel. « L’amour est infaillible : il n’a point d’erreurs, car toutes les erreurs sont manque d’amour. » (William Law)

La plus extraordinaire simplicité de toutes ne serait-elle pas une vie où l’on s’efforcerait de tout faire avec et par amour ?

5.      LA MORT DU PETIT MOI, DE L’EGO : « Si le grain de blé ne meut, il ne peut porter du fruit .»

Vivre plus simplement, c’est apprendre à mourir à ces faux désirs qui nous titillent et nous rendent esclaves afin de revivre à un espace intérieur libéré des désirs inassouvis, un espace de sérénité, de paix et de confiance en la vie.

6.      LA LOI DU PARDON : Pardonner est une libération des chaînes que représentent le regret, le remords ou le ressentiment.

Vivre simplement, c’est savoir lâcher prise !

7.      LA PLENITUDE ET LA RICHESSE SONT EN NOUS : Ce thème est aux antipodes de la société de consommation. Nul ne trouvera la sérénité profonde de la vie, la paix intérieure, s’il n’a pas découvert que la plénitude du bien est en lui-même, en elle-même – déjà maintenant. Nul besoin de rechercher en dehors de soi.

Quelle plus merveilleuse simplification de la vie découle de la réalisation que nous avons déjà tous en nous – la beauté, la joie, l’épanouissement, la confiance, l’immortalité, l’amour.   ¨¨¨

   

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Pierre Pradervand

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