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LA SCIENCE DE L'OCCULTE

 

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AVERTISSEMENTS IMPORTANTS PAR L’AUTEUR DU RÉSUME :

 Ce condensé d'une page et ce résumé de sept pages, réalisé à partir à partir d’un livre de 416 pages

ne peut en être qu’une présentation incomplète. 

Il est une invitation à lire, si vous en sentez l’intérêt, l’intégralité du livre.

Les points de suspension qui apparaissent correspondent à des parties de phrases volontairement retirées 

ou à plusieurs phrases omises, avant ou après le texte, pour ne pas alourdir le résumé.

Les parties surlignées en gras sont dues à l'auteur du résumé.

Un résumé est surtout utile à celui qui a d’abord lu avec attention le livre dans sa totalité.

Il est conseillé de compléter ce résumé par la lecture du  livre : LA SCIENCE DE L'OCCULTE

Ce livre étant en Copyright, vous êtes priés d'en respecter la propriété intellectuelle des auteurs 

pour toute citation éventuelle de phrases extraites du résumé.

 

Le résumé (7 pages) ne peut être qu'un aperçu de ce livre.

 

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 IA SCIENCE DE L'OCCULTE  - Résumé condensé (1 page) :

 

LA  SCIENCE  DE  L’OCCULTE - (CONDENSE)

GA 13 - Par Rudolf Steiner – 1910 © 2004 Editions E.A.R. – 1204 Genève /Suisse – 416 pages (traduit par Greorges Ducommun)

 

1 - LA NATURE DE L’ETRE HUMAIN

 Cet élément indépendant, nous l’appellerons « corps «éthérique » ou « corps de vie»…

Le mot « éther » … s’applique à ce qui est accessible à la vue supérieure et dont seuls les effets sont accessibles à notre perception sensorielle, c’est-à-dire à ce qui donne une forme précise à l’ensemble des substances minérales et des forces présentes dans le corps physique…

L’être resurgit sans cesse de l’inconscient est dû, selon la connaissance suprasensible, à un troisième élément de la nature humaine. On peut l’appeler le corps astral…

Quand au quatrième élément… il peut engendrer des aspirations et des désirs dont la cause ne s’explique pas entièrement par ce qui se déroule à l’intérieur ou à l’extérieur de son corps. Tout ce qui entre dans ce domaine doit être attribué à une source particulière. Et cette source, la science du suprasensible la voit dans le « Moi » de l’être humain.

On parle du corps astral tant qu’on envisage la formation de la connaissance d’un objet présent. Mais ce qui donne de la durée à cette connaissance, c’est ce que l’on appelle l’âme.

La science de l’occulte appelle esprit ce qui, comme une goutte, pénètre dans l’âme de conscience.

*  Pendant l’évolution saturnienne Les entités, les « Esprits de la sagesse », « de la volonté »,  « du mouvement », « de la forme », « de la personnalité », « du feu », « de l’amour », « des harmonies »  = « l’Homme-Esprit » 

2 – LE SOMMEIL ET LA MORT

On ne peut pas comprendre ce qu’est la conscience de veille sans observer l’état où se trouve l’être humain pendant son sommeil, et l’on ne peut saisir l’énigme de la vie sans considérer la mort…

Le corps astral avec le Moi… doit exercer son activité hors de ces corps dans un monde psycho-spirituel…

3 – L’EVOLUTION COSMIQUE ET L’ETRE HUMAIN

Nous avons vu que l’être humain se compose de quatre éléments : le corps physique, le corps éthérique, le corps astral et le support du Moi. Le Moi travaille au sein des trois autres éléments et les transforme.

*  La science spirituelle peut donner à cette première incarnation planétaire le nom de Saturne ; elle appelle la seconde Soleil, la troisième Lune et la quatrième Terre.

  4 – LA CONNAISSANCE DES MONDES SUPERIEURS (L’INITIATION)

… Il s’agit d’indications sur les moyens qui permettent à l’âme de créer des instants ou il devient possible d’observer le suprasensible…

Ce qui est absolument indispensable au développement spirituel, c’est la patience et la persévérance…

Si l’on n’a pas affermi son discernement moral, si l’on ne sait pas maîtriser suffisamment ses penchants, ses instincts et ses passions, le Moi ordinaire sera rendu autonome alors qu’il demeure encore sous l’emprise des forces psychiques en question… Cinq qualités de l’âme que l’on doit acquérir par un entraînement méthodique :

La maîtrise de la démarche de la pensée : Fermeté intérieure et faculté de se concentrer rigoureusement sur un objet.

Le contrôle des impulsions de la volonté : « A ce moment précis de la journée », tu dois exécuter « telle chose ».

Le calme devant la joie et la douleur : En ce qui concerne le monde des sentiments garder un certain sang-froid.

La positivité dans le jugement du monde : Pour éduquer la pensée et le sentiment : une  qualité : la ‘ ‘positivité’’.

L’objectivité dans la façon de concevoir la vie : Ne jamais se laisser ravir sa réceptivité pour de nouvelles expériences, par ce qu’on a déjà vécu ou appris.

* La solidité du degré de connaissance imaginative peut être obtenu lorsque l’acte de concentration (méditation) est soutenu par la pratique constante de ce qu’on peut appeler « la pensée libérée des sens »…

Le moyen le plus sûr… consiste pour le disciple de la science spirituelle à assimiler par la pensée les faits du monde supérieur qui lui sont communiqués par la science de l’esprit… Exposée dans La philosophie de la liberté.

* La concentration (ou méditation), moyen de parvenir à la connaissance des mondes supérieurs, a pour but la formation d’organes de perception dans le corps astral. L’homme apprend à se connaître comme un nouveau Moi.

Il doit y avoir harmonie et équilibre entre les forces de l’âme : le sentiment de vénération (dévotion). 

* Lorsque l’homme travaille, ce qu’il voit en premier, c’est ce qu’il est lui-même. Il perçoit son double.

Le double se rend aussitôt invisible, tel un « gardien », il se dresse : on peut lui donner le nom de ‘‘Gardien du seuil’’.

L’essentiel se trouve dans les exercices mêmes dont on se sert dans tout entraînement spirituel régulier…

En vue de parvenir à l’imagination, il construit tout d’abord un symbole (représentations de perceptions extérieures).

Aux exercices vers l’inspiration. Il ne se concentre plus que sur sa propre activité intérieure qui a élaboré le symbole.

 Dans son intuition : possibilité de voir comment est constituée une réalité claire du monde psycho-spirituel.

5 – LE PRESENT ET L’AVENIR – L’EVOLUTION DE L’UNIVERS ET DE L’HUMANITE

On peut appeler cette forme future l’état de Jupiter… Quant à ce qu’on peut ainsi découvrir de ce monde futur, la science spirituelle parle de Vénus. C’est de la même façon qu’un stade bien plus lointain de l’évolution

se révèle à une conscience suprasensible encore plus avancée. On peut l’appeler Vulcain…

6- QUELQUES PARTICULARITES DANS LE DOMAINE DE LA SCIENCE SPIRITUELLE 1

La Science de l’occulte – CONDENSE –

 

 

 IA SCIENCE DE L'OCCULTE  - Résumé pratique (7 pages) :

 

 

 

LA  SCIENCE  DE  L’OCCULTE

GA 13 - Par Rudolf Steiner – 1910 © 2004 Editions E.A.R. – 1204 Genève /Suisse – 416 pages (traduit par Greorges Ducommun)

 

1 - LA NATURE DE L’ETRE HUMAIN

 Cet élément indépendant, nous l’appellerons « corps «éthérique » ou « corps de vie»…

Le mot « éther » … s’applique à ce qui est accessible à la vue supérieure et dont seuls les effets sont accessibles à notre perception sensorielle…

 Ce corps éthérique est donc un second élément de la nature humaine…. Le corps éthérique imprègne de toutes part le corps physique et qu’il faut le considérer comme une sorte d’architecte de celui-ci…

De même que le corps physique est commun à l’homme et au minéral, le corps éthérique est commun à l’homme et au végétal. Tout ce qui vit a un corps éthérique…

Dans le sommeil, action et pensée disparaissent ; toute joie, toute douleur sombrent dans l’inconscient…

C’est la même conscience qui disparaît dans d’obscures profondeurs quand on s’endort et qui en surgit de nouveau au réveil.

Ce qui fait que l’être resurgit sans cesse de l’inconscient est dû, selon la connaissance suprasensible, à un troisième élément de la nature humaine. On peut l’appeler le corps astral

L’observation sensorielle n’a pas affaire au corps astral lui-même mais seulement à ses effets manifestés…

Quand au quatrième élément… il peut engendrer des aspirations et des désirs dont la cause ne s’explique pas entièrement par ce qui se déroule à l’intérieur ou à l’extérieur de son corps. Tout ce qui entre dans ce domaine doit être attribué à une source particulière. Et cette source, la science du suprasensible la voit dans le « Moi » de l’être humain.

… On peut aussi dire que la vie est propre au corps éthérique, la conscience au corps astral et le souvenir au Moi…

On parle du corps astral tant qu’on envisage la formation de la connaissance d’un objet présent. Mais ce qui donne de la durée à cette connaissance, c’est ce que l’on appelle l’âme. On voit aussitôt combien sont étroitement unis chez l’être humain le corps astral et la partie de l’âme qui confère cette durée. Tous deux forment pour ainsi dire un seul élément au sein de l’entité humaine ; c’est pourquoi l’ensemble peut être appelé corps astral. Mais si l’on veut une dénomination précise pour le corps astral humain, il faut parler de corps animique (ou corps psychique), et pour l’âme, dans la mesure où elle est unie à ce corps, d’âme de sensibilité.

Le Moi parvient à un niveau plus élevé de son être lorsqu’il dirige son activité vers la connaissance qu’il a tirée des objets pour l’assimiler… La partie de l’âme à qui incombe ce travail peut être appelée âme d’entendement ou âme de sentiment…

L’homme peut déceler en lui un élément divin parce que sa nature la plus intime est issue du divin… la science de l’occulte appelle âme de conscience ce troisième élément de l’âme.

L’âme est donc constituée de trois parties : l’âme de sensibilité, l’âme d’entendement et l’âme de conscience, comme le corps humain comprend aussi trois parties : le corps physique, le corps éthérique et le corps astral…

C’est dans l’âme de conscience seulement que se dévoile la véritable nature du Moi…

La science de l’occulte appelle esprit ce qui, comme une goutte, pénètre dans l’âme de conscience. C’est de la sorte que l’âme de conscience est liée au spirituel qui est ce qu’il y a de caché dans tout ce qui se manifeste…

Au fond, tout ce qui est vie culturelle et effort spirituel chez l’homme consiste en un travail qui a pour but cette domination du Moi…

Dominé par le Moi et transformé par lui, le corps astral devient ce qu’on appelle le Soi-spirituel. (Cela correspond à ce que la sagesse orientale appelle Manas.)  Le Soi-spirituel est un élément supérieur de l’être…

La foi religieuse imprègne profondément la vie de l’âme… ces impulsions ont le pouvoir d’agir sur le corps éthérique… On peut considérer cet élément comme un second aspect de l’esprit et l’appeler esprit de vie. (… Buddhi)

… Cet esprit fait partie de ce qu’il y a d’éternel en l’homme…

Mais le travail sur les corps astral et éthérique n’épuise pas toute l’activité du Moi, car elle s’étend au corps physique.

Dans la vie ordinaire, cette action du Moi sur le corps physique ne peut que très faiblement parvenir à la conscience. Elle n’apparaît en pleine lumière que lorsque l’homme prend en main… ce travail : l’Homme-Esprit (… Atma)…

    Ainsi l’être humain se présente, pour la science de l’occulte, comme une entité composée de plusieurs éléments.

Sa nature corporelle est constituée par le corps physique, le corps éthérique et le corps astral.

Sa nature psychique comprend l’âme de sensibilité, l’âme d’entendement et l’âme de conscience.

Dans l’âme, le Moi répand sa lumière.

Et la nature spirituelle de l’homme est constituée par le Soi-spirituel, l’Esprit de vie et l’Homme-Esprit….

… L’âme de sensibilité et le corps astral… forment en quelque sorte un tout.

 L’âme de conscience et le Soi-spirituel forment également un tout…

On peut considérer que l’âme d’entendement est l’égale du Moi…

On en arrive ainsi à distinguer chez l’être humain les sept éléments suivants : 1. corps physique, 2. corps éthérique ou corps de vie, 3. corps astral, 4. Moi, 5. Soi-spirituel, 6. Esprit de vie, 7. Homme-Esprit.

p. 1/7 - La science de l’occulte

2 – LE SOMMEIL ET LA MORT

On ne peut pas comprendre ce qu’est la conscience de veille sans observer l’état où se trouve l’être humain pendant son sommeil, et l’on ne peut saisir l’énigme de la vie sans considérer la mort…

La vie se poursuit pendant le sommeil… Les être vivants meurent pour qu’une nouvelle vie puisse apparaître…

Ce qui repose dans son lit, comprend son corps physique et son corps éthérique, mais ne comprend ni son corps astral, ni son Moi… Il (le corps astral) ne reste pas inactif… Le corps astral avec le Moi… doit exercer son activité hors de ces corps dans un monde psycho-spirituel…

A l’état de veille, le corps astral exerce son activité à l’intérieur du corps physique ; pendant le sommeil, c’est de l’extérieur qu’il agit sur ce corps… Pendant le sommeil, le corps astral retourne donc dans son pays d’origine d’où il rapporte au réveil des forces nouvelles dans la vie… Pendant le sommeil, le corps astral entre dans un univers composé d’autres astres que la Terre…

Le rêve est un état intermédiaire entre le sommeil et la veille… Le rêve crée des symboles ; c’est un symboliste...

Dès que les sens suspendent leur activité, un élément créateur se manifeste chez l’être humain…

La mort se produit du fait que le corps physique se sépare du corps éthérique… Il (le corps éthérique) est maintenant uni au corps astral… Corps astral et corps éthérique ne se séparent pas aussitôt après la mort…

Plus tard, le corps astral se sépare également du corps éthérique et poursuit son chemin sans lui…

Ce qui se passe dans la vie de l’âme ne s’éclaire que par la connaissance suprasensible…

Grâce à la présence du corps éthérique, ce souvenir (de sa vie passée) se présente comme un vaste tableau plein de vie…

L’âme ne perd rien de ce qui fait impression sur elle pendant la vie…

Dans les premiers temps qui suivent la mort, le passé surgit sous la forme d’un tableau résumant les souvenirs…

Entre la naissance et la mort le Moi est enchaîné au corps physique. Bien que le Moi uni au corps astral se trouve pendant le sommeil en dehors du corps physique, il lui reste néanmoins étroitement lié, car l’activité du corps astral est orientée vers le corps physique…

L’animal n’est poussé à convoiter dans le monde extérieur que ce qui est nécessaire à ses trois corps (physique, éthérique, astral). L’homme a des jouissances supérieures parce qu’à ses trois éléments corporels s’en ajoute un quatrième, le Moi…

Après avoir traversé cette région, l’être humain aborde un monde spirituel qui n’éveille en lui qu’un besoin, celui de trouver sa satisfaction dans le spirituel…

Après la mort, l’homme ne s’occupe pas seulement de lui-même et de préparer sa future existence terrestre. Il est appelé en outre à travailler spirituellement dans le monde extérieur, comme il est appelé à faire matériellement entre sa naissance et sa mort…

Il existe un lien d’amour entre la mère et l’enfant… Le lien des sens ne cesse de se spiritualiser. Or ce lien spirituel est tissé non seulement pour le monde physique, mais aussi pour celui de l’esprit…

Des amis qui ont tissé un lien intime ici-bas restent unis également dans le pays des esprits…

 

3 – L’EVOLUTION COSMIQUE ET L’ETRE HUMAIN

Nous avons vu que l’être humain se compose de quatre éléments : le corps physique, le corps éthérique, le corps astral et le support du Moi. Le Moi travaille au sein es trois autres éléments et les transforme.

A un niveau inférieur, cette transformation fait apparaître l’âme de sensibilité, l’âme d’entendement et l’âme de conscience. A un niveau supérieur se forment le Soi-spirituel, l’Esprit de vie et l’Homme-Esprit.

Ces éléments de la nature humaine ont des rapports multiples avec le cosmos tout entier, et leur évolution va de pair avec celle du cosmos. Par l’étude de cette évolution, on accède aux profonds secrets de l’être humain…

Auparavant, il n’y a que l’esprit… *  La science spirituelle peut donner à cette première incarnation planétaire le nom de Saturne ; elle appelle la seconde Soleil, la troisième Lune et la quatrième Terre.

Il faut préciser avec force que ces appellations n’ont d’abord aucun rapport avec celles des planètes de notre système solaire actuel qui portent les mêmes noms. Ici, saturne, Soleil et Lune sont des noms qui désignent les anciennes formes d’évolution par lesquelles notre Terre est passées. Nous verrons dans la suite de ces considérations quel est le rapport entre ces mondes d’autrefois et les corps célestes qui font partie de notre système solaire actuel. On verra alors pourquoi ces noms ont été choisis.

*  Des quatre éléments qui composent la nature humaine actuelle, le corps physique est le plus ancien…

La forme qu’avait ce corps physique sur saturne était alors totalement différente de celle du corps physique actuel de l’homme…

Pendant l’évolution de Saturne il a acquis une maturité lui permettant de recevoir un corps éthérique. Il fallut pour cela que Saturne se spiritualise puis se réincarne en tant que Soleil…

A l’ancêtre de l’homme, tel qu’il s’était développé pour passer du Soleil à la Lune, s’intégra alors un corps astral, ce qui transforma une nouvelle fois le corps physique et l’amena ainsi à son troisième degré de perfection. Le corps éthérique fut également modifié ; il s’est alors trouvé au second degré de son perfectionnement.

p. 2/7 - La science de l’occulte

Sur la Terre, un Moi fut intégré à l’ancêtre de l’homme déjà composé des corps physique, éthérique et astral. Le corps physique atteignit ainsi son quatrième degré de perfection, le corps éthérique son troisième, le corps astral son second. Quant au Moi, il n’en est actuellement qu’au premier degré de son existence…

On pourrait alléguer que le corps physique est atteint de maladies. Mais la science spirituelle est en mesure de montrer qu’une grande partie de ces maladies proviennent d’aberrations au sein du corps astral qui contaminent le corps éthérique et viennent, par ce détour, détruire l’harmonie, en soi parfaite, du corps physique…

Dans la plupart des cas, ce rapport est tel qu’un préjudice causé au corps astral ne produit pas d’effets pathologiques dans le corps physique pendant la vie où ce préjudice a eu lieu, mais seulement dans l’une des vies suivantes…

Or la jouissance, le désir, la passion, etc. n’ont pas leur siège dans le corps physique mais dans le corps astral. Ce dernier est encore, à bien des égards, tellement imparfait qu’il peut compromettre la perfection naturelle du corps physique…

*  Pendant l’évolution saturnienne, il faut savoir qu’en fait, pour l’essentiel, rien n’existait encore des créatures et des choses qui font actuellement partie de la Terre et que l’on attribue aux règnes minéral, végétal et animal. Les êtres de ces trois règnes ne se sont formés que dans des périodes plus tardives de l’évolution…

L’observateur aurait donc eu devant lui une sorte d’être cosmique aux structures variables, changeant souvent d’état, et uniquement fait de chaleur… Le corps physique était donc un corps de chaleur, fin, subtil, de nature éthérique.

Les entités… les « Esprits de la sagesse » (… ou « Kyriotetes » ou « Dominations »)…

Après que cette émanation eut duré quelque temps, l’action des Esprits de la sagesse, cités plus haut, s’unit à la volonté… On peut appeler « Esprits de la volonté » (… « Trônes »)… D’autres entités … On peut les appeler « Esprit du mouvement » (… « Dynamis » ou « Vertus »)…

Après que cette activité ait duré un certain temps, c’est l’action d’autres êtres qui commence : les « Esprits de le forme » (… « Exusiaï » ou « Puissances »)… Nous appelons « Esprit de la personnalité » (… « Archaï » ou « Principautés »)… Certaines entités ont alors la possibilité d’exercer une activité. Il s’agit de celles que l’on peut appeler les « Esprits du feu » (… « Archanges »)…

D’autre êtres s’activent dans l’univers saturnien. Il s’agit d’êtres assez avancés dans leur évolution pour pouvoir se servir de ces rudiments d’organes sensoriels… Ce sont les êtres que l’on peut appeler les « Esprits de l’amour » (… les « Séraphins »)…

Tout cela est perçu sous forme de sons, d’une sorte de musique… Ce sont les « Fils du demi-jour ou de la vie » (… « Angeloï », « Anges »)… Cette vie interne donne à d’autres êtres la possibilité de pénétrer dans le globe saturnien ; ce sont les « Esprits des harmonies » (… « Chérubins »)…

Ainsi apparaît la première ébauche de ce qui est aujourd’hui à l’état de germe chez l’homme actuel, c’est-à-dire « l’Homme-Esprit » (Atma)… L’évolution saturnienne a donc pour résultat que le germe humain s’est formé jusqu’à un certain niveau…

*  La seconde des grandes périodes de l’évolution, celle du Soleil, a pour effet d’élever l’être humain à un état de conscience supérieur à celui qu’il avait atteint sur Saturne. A vrai dire, comparé à la conscience actuelle de l’homme cet état de conscience solaire pourrait être qualifié « d’inconscience »… Du point de vue suprasensible, il n’y a jamais de véritable « inconscience » mais seulement différents degrés de conscience. Tout dans le monde a de la conscience…

Lorsque l’être humain est parvenu à adapter aux conditions solaires les acquisitions faites sur Saturne, les esprits de la sagesse, déjà nommés, commencent à faire pénétrer le corps éthérique ou corps de vie dans le corps physique…  Maintenant, le corps physique commence à se séparer et à s’isoler, tout en étant parcouru par un corps éthérique… Puis commence l’activité des esprits du mouvement… Jusqu’à ce que celle des Esprits de la forme viennent s’y ajouter… C’est le moment où les Esprits de la personnalité qui avaient atteint sur Saturne leur stade d’humanité s’élèvent maintenant à un degré supérieur de perfection…

A la lumière rayonnante du Soleil s’est mêlée l’activité d’Esprits sublimes. Ce sont ceux que nous avons appelés « Esprits de l’amour » (ou Séraphins)… Premiers rudiments d’une reproduction des êtres humains…

Pour caractériser la suite de l’évolution solaire, il faut attirer l’attention sur un fait qui est de la plus grande importance dans l’évolution cosmique. C’est qu’au cours d’une époque, les êtres n’atteignent pas tous le but de leur développement…

Le corps physique comprend maintenant un reste de nature saturnienne retardée. C’est là que se déroule l’activité des « Esprits du feu »… Dans ce qui est réalisé sous l’action des Esprits de la personnalité unis aux Esprits de l’amour (Séraphins), on peut reconnaître une première ébauche de l’actuel système glandulaire de l’homme… Puis vient une nouvelle pause, à la suite de laquelle les activités se poursuivent de la même façon, jusqu’au moment de l’évolution où le corps éthérique humain est assez mûr pour qu’un travail en commun puisse être entrepris par les Fils de la vie (Anges) et les Esprits des harmonies (Chérubins)…

Puis se présentent des conditions qui correspondent à une nouvelle intervention des Esprits de la sagesse. Grâce à celle-ci, ‘être humain devient capable d’éprouver ses premiers sentiments de sympathie et d’antipathie à l’égard de son entourage… C’est l’état de conscience du sommeil…

p. 3/7 - La science de l’occulte

*Le nouvel être planétaire que l’on peut appeler « Lune »… Pendant la seconde de ces périodes, l’être humain est suffisamment adapté aux nouvelles conditions lunaires pour que les Esprits du mouvement puissent appliquer à la réalité la faculté qu’ils ont acquise. Elle consiste à pouvoir faire pénétrer, à partir de leur propre essence, le corps astral dans l’entité humaine… Il éprouve du plaisir ou du déplaisir… Première trace du désir, de la convoitise. Cet être aspire à voir se renouveler ce qui lui a fait une fois plaisir ; il cherche à éviter ce qui lui a causé un sentiment d’antipathie… Ce désir est privé de vie intérieure et d’autonomie. Il est dirigé par les Esprits de la forme et affiche un caractère instinctif…

Sur Saturne, le corps physique de l’être humain était fait de chaleur ; sur le soleil, il s’était condensé jusqu’à l’état de gaz ou « air ». Maintenant que l’astralité se répand sur la Lune, l’élément physique atteint à un certain moment un nouveau degré de condensation qui est alors comparable à l’état liquide actuel. Cet état peut être appelé « eau ». Il ne s’agit pas vraiment de notre eau actuelle, mais bien plutôt du liquide sous toutes ses formes.

Le corps physique humain prend peu à peu une forme qui est constituée par trois configurations de substances. Sa partie la plus dense est un « corps d’eau ». Celui-ci est parcouru par des courants aériens, et le tout par des impressions de chaleur.

Pendant la période solaire également, toutes les formations n’atteignent pas la pleine maturité voulue…

… La description qui précède met en lumière comment trois sortes d’êtres spirituels agissent sur l’homme lunaire : les Esprits de la personnalité, les Esprits du feu et les Fils de la vie…

Les Esprits de la personnalité implantent alors dans le corps astral de l’homme l’autonomie, le caractère de la personnalité. Ce fait explique qu’aux époques où l’être humain est en quelque sorte soustrait à la lumière du Soleil, il peut entrer en lui-même et travailler à sa propre formation. Les esprits du feu sont actifs dans son corps éthérique, dans la mesure où celui-ci s’imprègne de l’indépendance de l’être humain. C’est grâce à eux qu’après chaque renouvellement de son corps, l’homme a l’impression d’être toujours le même. Les esprits de feu donnent donc au corps éthérique une sorte de souvenir. Quant aux Fils de la vie, ils agissent sur le corps physique de telle sorte qu’il puisse être l’expression du corps astral devenu indépendant. Ils permettent donc que ce corps physique devienne pour ainsi dire une copie physionomique de son corps astral…

Sous l’influence de tels faits, l’être humain mûrit lentement afin de développer peu à peu en lui le germe du « Soi-spirituel », comme il l’a fait pendant la seconde moitié de l’évolution saturnienne pour le germe de l’Homme-esprit, et sur le soleil pour le germe de l’Esprit de vie…

*  L’évolution de la Terre se poursuit… Comme l’homme s’exposait aux influences du monde extérieur d’après ses propres représentations qui étaient sujettes à l’erreur, comme il vivait selon des désirs et des passions qu’il ne laissait pas s’ordonner selon des influences spirituelles supérieures, les maladies devinrent possibles…

Voici que l’aube de la sixième époque post-atlantéenne s’annonce déjà…

Ce qui peut commencer à se développer dès maintenant, c’est la découverte du lien qui unit, dans le cœur des hommes, la civilisation matérielle et la vie dans le monde de l’esprit. Pour cela, il faut d’une part que les données de la vision spirituelle soient comprises, et d’autre part que les résultats des observations et des expériences faites dans le monde sensible soient reconnus comme des manifestations de l’esprit. La sixième époque de civilisation devra réaliser pleinement l’harmonie entre ces deux activités de l’âme.

 

4 – LA CONNAISSANCE DES MONDES SUPERIEURS (L’INITIATION)

… Il s’agit d’indications sur les moyens qui permettent à l’âme de créer des instants ou il devient possible d’observer le suprasensible…

*  Les premiers moyens que propose cette discipline peuvent être considérés comme des procédés relevant encore de la conscience normale de veille. Les plus importants portent sur des activités qui ont lieu dans le silence de l’âme. Il s’agit pour celle-ci de s’adonner à certaines représentations bien précises, capables, par leur nature, d’exercer une force d’éveil sur certaines facultés cachées de l’âme humaine… Les meilleures d’entre elles sont symboliques… Peu importe le contenu de ces représentations…

En général, on devra faire des exercices de ce genre pendant très longtemps avant de pouvoir en constater soi-même le résultat. Ce qui est absolument indispensable au développement spirituel, c’est la patience et la persévérance…

On voit par ce qui précède que la concentration (ou méditation) est un moyen de parvenir à la connaissance des mondes supérieurs…

Si l’on n’a pas affermi son discernement moral, si l’on ne sait pas maîtriser suffisamment ses penchants, ses instincts et ses passions, le Moi ordinaire sera rendu autonome alors qu’il demeure encore sous l’emprise des forces psychiques en question…

La maîtrise de la démarche de la pensée : Fermeté intérieure et faculté de se concentrer rigoureusement sur un objet, voilà les qualités que la pensée doit cultiver… Celui qui, pendant des mois, prend sur lui de fixer sa pensée au moins cinq minutes par jour sur un objet d’usage courant (par exemple une épingle, un crayon, etc.) et qui pendant ce temps peut évincer toute idée n’ayant pas de rapport avec cet objet, aura déjà fait beaucoup en ce sens…

p. 4/7 - La science de l’occulte

Le contrôle des impulsions de la volonté : Un bon exercice consiste à se donner, durant des mois, l’ordre suivant : aujourd’hui, « à ce moment précis de la journée », tu dois exécuter « telle chose ». On parvient ainsi peu à peu à fixer le moment et la manière d’exécuter cette action, de telle sorte qu’il soit possible de l’accomplir avec précision. On s’élève ainsi au-dessus de la néfaste habitude qui consiste à dire : « Je désire ceci, je veux cela », sans même songer à la possibilité de réaliser la chose…

Le calme devant la joie et la douleur : En ce qui concerne le monde des sentiments, l’âme doit s’entraîner, dans le cadre de la discipline spirituelle, à garder un certain sang-froid. Il faut pour cela qu’elle sache maîtriser l’expression de son plaisir ou de sa peine, de sa joie ou de sa douleur… Il faut seulement que l’âme réussisse à dominer l’expression de sa joie et de sa peine, de son plaisir et son déplaisir… On ne devient nullement indifférent, mais au contraire plus ouvert…

La positivité dans le jugement du monde : Il existe un autre moyen pour éduquer la pensée et le sentiment : l’acquisition d’une qualité que l’on peut appeler la « positivité »… On ne peut pas faire que le mal soit bien, ni que le faux soit juste, mais on peut acquérir la faculté de ne pas être empêché par le mal de voir le bien ou par l’erreur de voir la vérité…

   L’objectivité dans la façon de concevoir la vie : On s’efforce de ne jamais se laisser ravir pour de nouvelles expériences, par ce qu’on a déjà vécu ou appris. Pour le disciple de la science spirituelle, l’idée suivante doit perdre toute raison d’être : « Je n’ai jamais entendu parler de cela ; je ne saurais le croire ».

 

Ainsi sont évoquées cinq qualités de l’âme que le disciple de la science spirituelle doit acquérir par un entraînement méthodique : la maîtrise de la démarche de la pensée, le contrôle des impulsions de la volonté, le calme devant la joie et la douleur, la positivité dans le jugement du monde, l’objectivité dans la façon de concevoir la vie.

Quiconque s’est efforcé pendant certaines périodes successives d’acquérir ces qualités, devra encore les mettre en harmonie dans l’âme. Afin de réaliser cette harmonie, il faudra les pratiquer simultanément, soit deux et deux, soit trois et une, etc…

Celui qui s’assure ainsi des moments de calme et de paix intérieure en retire tant de forces puissantes qu’il accomplit les tâches qui lui incombent dans la vie courante, non pas plus mal, mais mieux qu’auparavant…

Celui qui s’efforce de mettre de l’ordre dans la vie de son âme aura aussi la possibilité de s’observer lui-même et de considérer ses propres affaires avec autant de calme que si elles lui étaient étrangères…

On parvient peu à peu au degré nécessaire à cet effet si, chaque jour, une fois la tâche quotidienne achevée, on fait défiler devant son esprit les images de ce qu’on a vécu pendant la journée. Il faut se voir soi-même au sein de ses propres expériences, c’est-à-dire, en quelque sorte se regarder vivre de l’extérieur… En exerçant sa pensée à remonter en arrière, on élabore des représentations exactes, mais on n’est pas tenu par l’ordre de déroulement qui se présente aux sens. Or c’est cela dont on a besoin pour s’adapter au monde suprasensible…

 

* La solidité du degré de connaissance imaginative peut être obtenue lorsque l’acte de concentration (méditation) est soutenu par la pratique constante de ce qu’on peut appeler « la pensée libérée des sens »…

Le moyen le plus sûr… consiste pour le disciple de la science spirituelle à assimiler par la pensée les faits du monde supérieur qui lui sont communiqués par la science de l’esprit…

La pensée humaine peut comprendre beaucoup plus de choses qu’on ne le croit en général… On fait l’expérience qu’il existe une réalité qui pénètre dans notre vie intérieure, de même que pénètrent en nous, par nos organes physiques, les propriétés des objets extérieurs que nous observons par nos sens…

Il en existe… une autre… exposée dans La philosophie de la liberté. Ce n’est plus alors le souvenir d’impressions extérieures qui travaille, mais la pure pensée, à la façon d’une entité qui vit par elle-même… La pure pensée, travaillant sur elle-même, peut fournir des éclaircissements sur ce que sont le monde, la vie et l’être humain… Connaissance intermédiaire très importante entre la connaissance de monde sensible et celle du monde spirituel… Ce que la pensée peut acquérir lorsqu’elle s’élève au-dessus de la perception sensorielle, tout en évitant de s’engager déjà dans la recherche spirituelle…

 

*  La concentration (méditation) sur les représentations symboliques et les sentiments décrits plus haut a en réalité pour but la formation d’organes de perception supérieure dans le corps astral humain. Ces organes sont créés à partir de la substance de ce corps astral. Ces nouveaux organes d’observation révèlent un monde nouveau dans lequel l’homme apprend à se connaître comme un nouveau Moi.

 

L’être humain ne peut accéder à la connaissance fondée sur l’inspiration et l’intuition qu’au moyen d’exercices de l’âme et de l’esprit… Tandis que pour accéder à l’imagination un lien s’établit avec les impressions venant du monde physique sensible, dans les exercices qui mènent à l’inspiration ce point d’appui doit disparaître graduellement. Pour bien mettre en évidence ce qui doit se produire dans ce cas, il faut revenir au symbole de la Rose-Croix… Cela mène alors à la connaissance par l’inspiration. Voici un autre exemple : on se concentre sur la représentation d’une plante qui croît puis dépérit…

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Il doit y avoir harmonie et équilibre entre les forces de l’âme. Il en est tout particulièrement ainsi pour une propriété de l’âme qui a une importance considérable pour le développement de l’être humain : c’est celle qu’on appelle le sentiment de vénération (dévotion). Celui qui cultive ce sentiment ou chez qui existe il existe comme une heureuse attitude naturelle, possède une base excellente pour les forces de connaissances suprasensibles…

Il se dira « Il y a en moi des forces cachées que je puis faire sortir de mon for intérieur. Aussi, devant quelqu’un qui m’inspire le respect par sa supériorité, je n’ai pas besoin de m’en tenir au seul sentiment de dévotion ;  je puis en outre me croire capable de développer en moi tout ce qui pourra me rendre égal à tel ou tel être que je vénère ».

Plus grande est chez quelqu’un la faculté de concentrer son attention sur certains phénomènes de la vie qui ne sont pas familiers à son jugement personnel, plus grande  aussi est pour lui la possibilité d’établir des bases solides pour son évolution visant les mondes supérieurs… Il peut se dire : « En moi vit une force qui me dirige avec plus de sûreté que mon jugement à son niveau actuel. Il faut que je sois attentif à ce quelque chose en moi à l’égard duquel ma faculté de jugement est encore insuffisante »…

… Une certaine disposition de l’âme… consiste en ceci que son désir de connaître ne soit pas sans cesse tourné unilatéralement vers la question : « Comment peut-on répondre à telle ou telle question ? » Mais plutôt : «  Comment développer en moi telle ou telle faculté ? ». Lorsque grâce à un travail intérieur patient sur soi-même une faculté se développe, la réponse à certaines questions se présente d’elle-même à l’esprit du chercheur… Ils sauront attendre que ces réponses leur viennent tout naturellement… Le disciple peut avoir aussi le sentiment qu’à un moment donné, il pourra répondre lui-même, par ses propres forces aux questions les plus élevées. Ici encore, la juste mesure et l’équilibre jouent un rôle essentiel dans la vie de l’âme…

Lors de l’intuition, le dernier vestige d’apparence physique sensible s’efface des impressions reçues ; le monde spirituel commence à s’ouvrir à la connaissance, sous une forme qui n’a plus rien de commun avec les propriétés du monde physique sensible.

 

*  Grâce aux exercices pratiqués en vue d’acquérir l’inspiration et l’intuition, certains mouvements, certains courants et certaines formations qui n’y existaient pas auparavant apparaissent dans le corps éthérique ou corps vital humain…

Les exercices faits en vue de l’intuition n’agissent pas seulement sur le corps éthérique mais jusque dans les forces suprasensibles du corps physique…

Lorsque, par un entraînement régulier, l’homme travaille à former ces organes de perception (spirituels), ce qu’il voit en premier, c’est ce qu’il est lui-même. Il perçoit son double.

Sur le plan physique le double agit de telle façon dans la vie de l’homme que, par suite du sentiment de honte dont il est question plus haut, il se rend aussitôt invisible, dès que cet homme s’approche du monde psycho-spirituel. De ce fait, il occulte aussi ce monde tout entier. Tel un « gardien », il se dresse devant ce monde pour en interdire l’entrée à ceux qui n’en sont pas encore dignes. C’est pourquoi on peut donner à celui qui est placé devant le monde psycho-spirituel le nom de « Gardien du seuil »…

Si l’homme entrait dans le monde de l’âme et de l’esprit sans être passé par cette rencontre avec le Gardien du seuil, il pourrait aller d’illusion en illusion, car il ne saurait jamais faire la distinction entre ce qu’il introduirait dans ces régions et ce qui en fait réellement partie. Or une discipline régulière doit conduire le disciple de la science spirituelle vers le domaine de la vérité et non vers celui de l’illusion…

Les illusions qui entrent ici en ligne de compte découlent de deux sources. Elles viennent en partie de ce que notre propre entité psychique donne à la réalité une certaine coloration…

Outre cette source d’illusion, il y en a encore une autre. Elle apparaît lorsqu’on interprète d’une façon fausse une impression reçue…

L’essentiel se trouve dans les exercices mêmes dont on se sert dans tout entraînement spirituel régulier… En vue de parvenir à l’imagination, il construit tout d’abord un symbole. Celui-ci contient encore des représentations provenant de perceptions extérieures. L’homme n’est pas seul à en déterminer le contenu ; ce n’est pas lui-même qui le crée. Il peut donc se faire illusion sur la manière dont il se forme et mal interpréter ce contenu lorsqu’il passe aux exercices conduisant à l’inspiration. Il ne se concentre plus alors que sur sa propre activité intérieure qui a élaboré le symbole… Dans son intuition, le disciple de la science spirituelle a donc la possibilité de voir comment est constituée une réalité absolument claire du monde psycho-spirituel…

 

* Après sa rencontre avec le Gardien du seuil, le disciple de la science spirituelle qui s’élève dans les mondes suprasensibles est confronté à de nouvelles expériences. Il remarquera tout d’abord qu’il y a une affinité intime entre ce Gardien du seuil et la septième des forces de l’âme décrite plus haut, celle qui est devenue une sorte d’être autonome. Cette septième entité n’est, en quelque sorte, rien d’autre que le Double, le Gardien du seuil lui-même… Il faut regarder l’être qui apparaît comme le double, comme le Gardien du seuil, et le comparer au Moi supérieur afin de mesurer la distance qui sépare ce qu’on est de ce qu’on doit devenir… Se dire : « Je ne m’arrêterais pas là, mais je travaillerais sans relâche à m’élever jusqu’à mon Moi supérieur »…

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Alors surgira bientôt une autre apparition que, par comparaison avec le petit Gardien du seuil dont il s’agissait jusqu’ici, on peut appeler le « grand Gardien du seuil ». Celui-ci averti le disciple qu’il ne doit pas s’arrêter à ce niveau, mais qu’il lui faut énergétiquement continuer ses efforts… Les expériences qui aboutissent à la rencontre avec le grand Gardien du seuil lui permettent de vérifier s’il est en mesure d’affronter les illusions dues à la seconde source dont il a été question plus haut…

 

*  On comprend ce qu’est le corps physique que lorsqu’on voit comment il s’est formé à travers les évolutions saturnienne, solaire, lunaire et terrestre. On ne comprend ce qu’est le corps éthérique que lorsqu’on a suivi son développement solaire, lunaire et terrestre, etc. Mais on ne comprend aussi ce qui est lié actuellement à l’évolution de la Terre que si l’on voit comment tout s’y est développé peu à peu… Chaque élément de l’être humain est en relation avec tout le reste de l’univers…

Lorsque le disciple de la science spirituelle est parvenu à ce degré de connaissance, il peut faire une nouvelle expérience. Il commence à sentir qu’il fait partie intégrante du cosmos tout en conservant sa pleine autonomie…

Les différentes étapes de la connaissance supérieure sur la voie initiatique… peuvent être résumées…

1.         L’étude de la science spirituelle pour laquelle on se sert surtout d’abord de la aculté de discernement acquise dans le monde physique sensible.

2.         L’acquisition de la connaissance imaginative.

3.         La lecture de l’écriture cachée (qui correspond à l’inspiration).

4.         L’insertion dans le milieu spirituel ambiant (qui correspond à l’intuition).

5.         La connaissance des rapports entre le microcosme («petit univers») et le macrocosme («grand univers»).

6.         L’union avec le macrocosme.

7.         L’état d’âme résultant de l’ensemble des expériences précédentes.

     Il n’est pas besoin de concevoir ces étapes comme devant être parcourues dans l’ordre…

 

*  De ce fait, il (le disciple) apprend à se connaître lui-même sous l’aspect qu’il a, en tant qu’être spirituel, dans le monde de l’âme et de l’esprit… Ce grand Gardien du seuil devient maintenant le modèle auquel il désire s’identifier… A présent, ce Gardien se transforme pour la perception du disciple et prend l’aspect du Christ… Le disciple est ainsi initié au mystère grandiose qui est lié au nom du Christ. Le Christ se montre à lui comme le « grand modèle idéal de l’homme sur terre »…

La voie d’accès à la connaissance supérieure décrite ici n’est appropriée qu’aux âmes qui s’incarnent actuellement…

 

5 – LE PRESENT ET L’AVENIR – L’EVOLUTION DE L’UNIVERS ET DE L’HUMANITE

Du point de vue de la science spirituelle, il est impossible de connaître quoi que ce soit de l’évolution de l’univers et de l’humanité dans le présent et dans l’avenir, sans comprendre le passé de cette évolution…

On peut appeler cette forme future l’état de Jupiter… Quat à ce qu’on peut ainsi découvrir de ce monde futur, la science spirituelle parle de Vénus. C’est de la même façon qu’un stade bien plus lointain de l’évolution se révèle à une conscience suprasensible encore plus avancée. On peut l’appeler Vulcain

On peut donc considérer les initiés des temps modernes comme des « initiés du Graal ». C’est à la « science du Graal » qu’aboutit la voie menant aux mondes suprasensibles… Cette connaissance a ceci de particulier qu’on ne peut faire de recherche dans son domaine que si l’on emploie les moyens indiqués dans ce livre…

On voit ainsi que la « connaissance du Graal » engendre l’idéal de l’évolution humaine le plus élevé qu’on puisse concevoir : une spiritualisation que l’homme atteint par son propre travail…

L’esprit humain s’élève vers les puissantes impressions de son monde extérieur et pressent tout d’abord, puis reconnaît ensuite l’existence d’entités spirituelles derrière ces impressions. Le cœur humain ressent l’infinie sublimité de ce monde spirituel. L’homme peut aussi reconnaître que les expériences intellectuelles, affectives et morales de sa vie intérieure sont les germes d’un monde spirituel en devenir…

La liberté ne dépendra pas de ce qui a été déterminé par des causes antérieures mais de ce que l’âme a fait d’elle-même…

 

*  La Terre n’est que le début d’une évolution… Elle amène l’être humain à sentir qu’il est un élément autonome appartenant à un monde spirituel. Cela provient du fait que son Moi est formé durant l’ère terrestre par les Esprits de la forme, de même qu’ont été formés son corps physique sur l’ancien Saturne par les Esprits de la volonté, son corps éthérique sur l’ancien Soleil par les Esprits de la sagesse, son corps astral sur l’ancienne Lune par les Esprits du mouvement. La collaboration des Esprits de la volonté, de la sagesse et du mouvement engendre ce qui se manifeste en tant que sagesse… L’homme tient son Moi autonome des Esprits de la forme…

C’est chez l’homme de la Terre que doit commencer la force de l’amour… De par sa nature, la connaissance spirituelle se transmue en amour… La sagesse est la préparation de l’amour. L’amour est le produit de la sagesse réincarnée dans le Moi.

 

5- QUELQUES PARTICULARITES DANS LE DOMAINE DE LA SCIENCE SPIRITUELLE 1

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