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LES DEGRES DE LA CONNAISSANCE SUPERIEURE  

 PAR RUDOLF STEINER

ANTHROPOSOPHIE

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LES DEGRES DE LA CONNAISSANCE SUPERIEURE  

PAR RUDOLF STEINER

 

AVERTISSEMENTS IMPORTANTS PAR L’AUTEUR DU RÉSUME :

Ce résumé de 3 pages, réalisé à partir à partir d’un livre de 117 pages

ne peut en être qu’une présentation incomplète. 

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Un résumé est surtout utile à celui qui a d’abord lu avec attention le livre dans sa totalité.

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LES DEGRES DE LA CONNAISSANCE SUPERIEURE

GA 12 - Par Rudolf Steiner - 1905 – © 1985 Editions E.A.R. – CH 1204 Genève - 117 pages (traduit par Laetitia Lescourret)

 

 PREFACE DE MARIE STEINER 1931

La revue « Luzifer » publiée par Rudolf Steiner… s’est agrandie en 1904, en s’unissant à la revue « Gnosis » éditée en Autriche. C’est sous le double nom de « Luzifer-Gnosis » qu’ont été … publiés les articles de Rudolf Steiner, plus tard rassemblés en un livre comptant, avec la « Théosophie » et la « Science occulte », parmi les ouvrages fondamentaux d’introduction à la science spirituelle d’orientation anthroposophique. Ces articles furent suivis par d’autres parus sous le titre « Les degrés de la connaissance supérieure ». Il était prévu de les rassembler en un second volume qui ferait suite aux considérations abordées dans le livre « Comment acquérir des connaissances des mondes supérieurs ». Mais la surabondance de travail et l’extraordinaire activité par Rudolf Steiner…, l’ont empêché… Les articles… ont… cessé…

 

LES DEGRES DE LA CONNAISSANCE SUPERIEURE

Dans le livre « Comment acquérir des connaissances des mondes supérieurs ? », nous avons parcouru la voie menant à la connaissance supérieure jusqu’à la rencontre avec les deux « gardiens du seuil ». Il nous faut maintenant décrire également les rapports de l’âme et des différents mondes, lorsque cette âme franchit un à un les degrés de la connaissance. Ceci constitue ce qu’on peut appeler « la théorie de la connaissance de la science occulte ».

Avant que l’homme ne s’engage sur le sentier de la connaissance supérieure, il ne connaît que le premier des quatre degrés de la connaissance…

On appelle ce premier degré de connaissance dans la science occulte le « mode de connaissance matériel ». Trois degrés lui succèdent…

Si nous considérons que la connaissance courante… constitue le premier degré, nous devons donc distinguer les quatre degrés suivants :

1.        La connaissance matérielle

2.        La connaissance imaginative

3.        La connaissance inspirée, également nommée « volontaire »

4.        La connaissance intuitive

Quatre éléments entrent en jeu dans la connaissance sensible courante : 1. L’objet qui impressionne les sens ; 2. L’image que se fait l’homme de cet objet ; 3. Le concept par lequel l’homme saisit intellectuellement une chose ou un processus ; 4. Le « Moi » qui se forme image et concept, à partir de l’impression produite par l’objet…

La « connaissance matérielle » repose sur le fait qu’à travers ses sens, l’homme reçoit une impression des choses et des processus du monde extérieur. Il possède la faculté de ressentir, c’est-à-dire la sensibilité. L’impression reçue « du dehors » est également appelée « sensations »

Au degré suivant…, la « sensation » disparaît… Quelque chose d’autre doit se substituer à la « sensation ». C’est l’imagination  L’élève de la science occulte acquiert précisément la faculté de créer des images, lors même qu’il ‘y a aucun objet sensible… L’homme doit d’abord acquérir cette faculté d’avoir des images pourvues de contenu, sans impression des sens. Il y parvient par la méditation, par les exercices qui ont été décrits dans le livre « Comment acquérir des connaissances des mondes supérieurs »… L’homme ayant accédé à l’Imagination possède en lui un monde d’images alimenté par un monde supérieur…

Au troisième degré de la connaissance, les images disparaissent à leur tour. L’homme n’a plus affaire qu’au « concept » et au « Moi »… L’homme vit entièrement dans un monde spirituel… L’inspiration donne les impressions et le « Moi » façonne les concepts… L’inspiré est en mesure de dire l’essence intime des choses ; les choses renaissent toutes d’une nouvelle manière devant son âme…

Au quatrième degré… enfin, l’Inspiration disparaît à son tour. Le « Moi » est alors le seul des éléments que nous avons coutume d’observer dans la connaissance quotidienne, à rester en jeu… L’élève a le sentiment qu’il ne se trouve plus à l’extérieur mais à l’intérieur des choses et des processus dont il acquiert la connaissance… Ce qui vit dans l’âme est réellement l’objet lui-même… Cette vie des choses dans l’âme constitue l’intuition… On ne vit pas à l’extérieur du « Moi » mais dans le « Moi »… Par la connaissance intuitive, on vit en toutes choses…

Méditation et concentration sont les deux moyens sûrs de parvenir à ce degré comme aux précédents. Il est vrai qu’il faut les pratiquer avec calme et patience… Pendant le sommeil, l’âme s’occupe de son corps… Un bon sommeil est essentiel à l’épanouissement du corps…

La méditation, la concentration et d’autres exercices font que l’âme se détache pour un temps de son lien avec les organes des sens…

L’âme, de par son travail dans un monde supérieur, doit soustraire au corps une partie de son activité protectrice habituelle… Le corps doit donc trouver un substitut à ce que l’âme a produit en lui jusque là…

Voilà pourquoi certains aspects négatifs qui ont été tenus en bride par l’action équilibrante de l’âme, avant que ne commence cette évolution vers un monde supérieur, peuvent, dans ces conditions, s’exprimer lorsque la vigilance fait défaut. Des êtres humains, auparavant doués de natures saines, moralement équilibrées, peuvent pour ces raisons, révéler toutes sortes de bas penchants : égoïsme, manque de sincérité, désir de vengeance, colère, etc… Il faut prendre les précautions nécessaires afin que ces phénomènes ne se produisent pas… Ceci s’obtient par le développement conscient de certaines vertus. Ces vertus sont indiquées dans les manuels de théosophie…

Tout d’abord, face à toute chose, l’homme doit s’efforcer de façon consciente et permanente, de séparer de l’éphémère ce qui est durable et éternel et qui, seul, doit retenir son attention… Une plante… porte en elle un élan vital durable qui réapparaîtra dans une autre plante…

p. 1/3 Les degrés de la connaissance supérieure

Ensuite, le cœur ne doit s’attacher qu’à ce qui est authentique, qui a de la valeur, et doit apprendre à le placer plus haut que ce qui est éphémère ou insignifiant. A chacune de ses actions ou sensations, il faut ne pas perdre de vue la valeur que revêt une chose…

En troisième lieu, il faut développer en soi six qualités : contrôle de ses pensées, contrôle de ses actes, endurance, absence de prévention, confiance dans la vie et équilibre intérieur

On acquiert le contrôle de ses pensées en s’efforçant de maîtriser le flux vagabond des idées et sensations qui traversent l’esprit... On place alors une pensée au centre de son âme, en toute liberté intérieure, tandis que d’habitude, les représentations s’imposent de l’extérieur…

Le contrôle des actes consiste à organiser ceux-ci par l’exercice de la liberté intérieure. Il est bon de se mettre à faire avec régularité quelque chose, à quoi on n’aurait pas été amené dans la vie courante, car nous sommes dans celle-ci entraînés de l’extérieur à accomplir nos faits et gestes…

L’endurance consiste à écarter cet état d’âme caractérisé par l’alternance des extrêmes « joie divine, peine infinie »… L’homme doit pouvoir s’adonner avec mesure aux impressions qui suscitent la joie comme aux expériences douloureuses, et traverser les unes et les autres avec dignité. N’être accablé ni décontenancé par rien. Cela ne signifie pas insensibilité ; l’homme devient un point fixe au sein des remous de la vie…

Autre qualité… importante : « la positivité ». Peut la développer toute personne qui, devant toute chose, porte son attention sur ce qu’elle présente de bon, de beau, de fécond, au lieu d’en remarquer d’emblée l’aspect critiquable, laid, et contradictoire…

De plus, il est essentiel de développer « l’absence de prévention »… Garder un regard toujours prêt à accueillir toute chose nouvelle ou encore inconnue… L’homme est prêt à reconsidérer à tout moment sa manière de voir si la rencontre d’une réalité nouvelle l’y amène…

Lorsque l’âme a acquis ces cinq qualités que nous venons d’énumérer, la sixième s’impose d’elle-même : l’équilibre intérieur, l’harmonie des forces de l’esprit… La juste attitude n’est pas la fuite devant les réalités fluctuantes de la vie, mais plutôt le contraire : le plein abandon à l’existence et, en dépit de cela, la préservation sûre et ferme de l’équilibre et de l’harmonie intérieurs…

On dit un peu vite qu’influence extérieure et liberté sont incompatibles. Or, il s’git précisément de les concilier dans l’âme…

L’attitude juste n’est pas la soumission aveugle à ce que l’on reçoit, mais bien plutôt une réceptivité sans a priori à toute sollicitation extérieure, afin de pouvoir s’y allier en toute liberté…

Une autorité qui se fonde sur la science occulte… donne ce qu’elle a à donner, non pas pour acquérir elle-même un pouvoir sur celui qui reçoit, mais uniquement pour rendre ce dernier plus riche et plus libre grâce à ce don…

Nous avons montré leurs rapports [les qualités énumérées] avec le développement de la fleur de lotus à douze pétales dans la région du cœur et les flux du corps éthérique qui s’y rattachent. On voit, d’après ce qui vient d’être dit, que ces qualités ont principalement pour tâche de permettre au corps physique de se passer des forces dont il bénéficie normalement pendant le sommeil et qui lui sont retirées en vue du développement spirituel. C’est sous l’action de ces forces que se développe la connaissance imaginative

 

L’IMAGINATION

Il est absolument impossible de faire de réels progrès dans la pénétration des mondes supérieurs si l’on ne franchit pas les degrés de la connaissance imaginative… Si c’est nécessaire dans certains cas, ce n’est absolument pas obligatoire. Tout dépend de ce qu’a vécu l’élève avant d’entreprendre cette formation occulte…

Sans l’Imagination, on peut certes, sentir obscurément ce qu’est le monde supérieur, on peut parvenir à la sensation d’union avec son « Dieu » ou avec son « Moi supérieur », mais sans l’Imagination, on ne saurait parvenir à la véritable connaissance, en pleine conscience et dans l’évidence la plus lumineuse…

Il faut ouvrir les yeux et regarder la manifestation de la divinité dans les choses du monde physique, dans la pierre, la plante et non pas rêver que tout ceci n’est « qu’apparence » , derrière laquelle est « cachée » la véritable forme de Dieu…

En orientant la conscience sur une graine ou une plante flétrie, on fait naître devant l’âme certaines formes qui ne sont d’abord que des hallucinations. Cette sorte de « forme semblable à une flamme » dont il est dit dans ce livre qu’elle peut surgir dans l’âme par la contemplation d’une plante ou de quelque chose de similaire, et qu’elle se détache complètement de la plante après un certain temps, équivaut à première vue à une hallucination. Et il en est ainsi pendant un certain temps dans l’enseignement occulte lorsqu’on pénètre dans le monde de l’Imagination.

Ce que l’on avait d’habitude de voir procéder des choses situées « au-dehors dans l’espace » ou leur être attribué comme propriété inhérente, c’est-à-dire les couleurs, les sons, les odeurs, etc…, flottent désormais librement et remplissent l’espace. Les perceptions se détachent de toutes les choses extérieures et flottent dans l’espace ou y tournoient. Et l’on sait pourtant très bien dans ce cas, que ce ne sont pas les choses que l’on a devant soi qui ont provoqué ces perceptions, mais bien plutôt « soi-même ». Voilà pourquoi l’on peut penser avoir « perdu pied ». Dans la vie courante, il faut justement se garder de se représenter des images ne provenant pas d’objets, autrement dit, sans fondement…

L’étape suivante dans la connaissance imaginative doit consister à trouver un nouveau fondement aux images et représentations désormais sans attaches. Cela doit avoir lieu dans le monde qui va se révéler maintenant…

De même que dans le monde physique, ce sont des choses et des entités physiques auxquelles « adhèrent », ou bien d’où émanent couleur, bruits, sons, etc…, là ce sont des entités spirituelles qui s’expriment à travers ces sons et ces couleurs. Ces « entités spirituelles » sont en fait toujours là : elles tourbillonnent constamment autour de l’homme. Mais elles ne peuvent se manifester à lui s’il ne leur en donne pas l’occasion. Et il n’en donne l’occasion que si, précisément, il  éveille en lui-même la capacité de faire en son âme des sons, des couleurs, etc…, ne procédant d’aucun objet physique. Les « faits et entités spirituelles » sont tout autres que les choses et les êtres du monde physique…

La raison du danger qui menace l’homme dans ce monde, est qu’il perçoit les manifestations des « entités spirituelles » et non ces entités elles-mêmes…Seules l’Inspiration et l’Intuition le conduisent progressivement jusqu’à ces entités…

p. 2/3 Les degrés de la connaissance supérieure

Dès que le sens imaginatif est éveillé, la distinction n’est plus aussi facile. Ses propres sentiments, représentations, passions, etc…, sortent littéralement de lui, devienne forme, couleur et son… Il semble que tout ce qui émane de l’homme veuille venir à lui de l’extérieur… Ces formes semblent l’assaillir, l’agresser ou encore l’inciter à faire ceci ou cela… En vérité, ce monde ne fait que représenter les propres pensées, souhaits et passions de cet homme, transformées en images… La même image peut tout aussi bien provenir d’une entité spirituelle qui parle à l’homme, que de quelque chose émanant de son propre psychisme… La plus grande prudence est donc de rigueur…

Seule une personne réellement avertie est capable de faire la différence et seule également une personne inébranlable dans ses convictions morales est parée contre les ruses de séduction déployées par les images de son propre psychisme.

Après toutes ces considérations, on reconnaîtra la nécessité d’être guidé par u  maître qui peut, avec discernement, sensibiliser l’élève à ce que sont illusion et vérité dans ce domaine… Mais toute dépendance vis-à-vis de lui [du maître] cesse véritablement…

 

L’INSPIRATION

… L’homme doit trouver en lui-même la force lui permettant de se former des représentations à propos d’un sujet. Il doit déployer une activité intérieure beaucoup plus intense que dans la démarche de connaissance du monde sensible… Il n’y a plus désormais, ni yeux pour transmettre les couleurs, ni oreilles pour transmettre des sons, etc… Le contenu de toute représentation doit, en quelque sorte, être entièrement créé par une activité personnelle, c’est-à-dire par des processus purement psychiques et spirituels… 

Il doit apprendre à créer intérieurement, mais de telle manière que son moi ne joue dans cette création aucun rôle arbitraire…

Au degré de l’Inspiration, il n’y a plus d’objet extérieur… La perception se fait sans les sens.  Ceux-ci ne peuvent donc pas non plus être à l’origine de représentations. De ce côté-là, aucune influence ne vient s’exercer sur le sentiment et la volonté. Or, ce sont précisément ces eux forces psychiques qui, telle une terre nourricière, font surgir, et pour ainsi dire germer les représentations, une fois atteint le degré de l’Inspiration. Et les représentations engendrées seront vraies si la terre nourricière est saine ; ce seront des erreurs et des chimères si la terre n’est pas saine…

L’élève doit porter son attention sur la vie psychique de façon tout à fait systématique : il doit amener son âme à un état tl que le fait, logiquement inexact, devienne une source de douleur qui ne le cède en rien à une douleur physique ; à l’inverse, ce qui est « exact » doit lui procure une joie ou un plaisir réels…

Il doit apprendre à éprouver un sentiment comparable à de la haine envers ce qui n’est vécu par l’homme « normal », avec une froide sobriété, que comme quelque chose d’« inexact » ; il doit développer en lui un amour pour la vérité, d’un caractère très personnel, aussi personnel, aussi chaleureux que le sentiment qu’éprouve celui qui aime, face à l’être aimé…

Si,… l’on veille à ce que le caractère reste ferme, des tempêtes peuvent bien se dérouler dans la vie psychique du disciple, il a la force de vivre tout à fait harmonieusement avec le monde extérieur…

Ne jamais entreprendre les exercices mentionnés précédemment, destinés au développement de son monde psychique, sans acquérir parallèlement une compréhension de ce sentiment de tolérance que la vie exige de l’homme. Il doit pouvoir simultanément ressentir en lui-même la douleur la plus vive lorsqu’une personne émet un jugement inexact et pouvoir être parfaitement tolérant envers cette personne parce que la pensée suivante est toute aussi forte en son âme : cette personne ne peut faire autrement que de juger ainsi et il faut considérer le jugement émis comme un fait…

L’Inspiration… est nécessaire pour découvrir et faire soi-même l’expérience des vérités supérieures, mais pas pour comprendre celles-ci…

La connaissance par l’Inspiration amène l’homme à vivre les processus ayant lieu dans les mondes invisibles, comme par exemple, l’évolution de l’être humain, celle de la terre, ses métamorphoses planétaires ; mais si, au sein de ces mondes supérieurs, l’on a affaire non seulement à des processus, mais à des entités, l’Intuition doit entrer en jeu en tant que mode de connaissance…

 

INSPIRATION ET INTUITION

De même que l’on peut dire de l’Imagination qu’elle est le fait de voir en esprit, l’on peut dire de l’Inspiration qu’elle est le fait d’entendre en esprit…

Une fois que l’observateur des mondes supérieurs sait ce qu’est réellement l’Imagination, il a aussi très vite la sensation que les images du monde astral ne sont pas de simples images mais les manifestations d’entités spirituelles. Il apprend à se rendre compte qu’il doit rattacher les images de l’Imagination à des entités du monde de l’esprit ou de l’âme, de même que les couleurs sensibles se rattachent à des choses ou entités sensibles…

A la base de la plante, se trouve avant tout quelque chose qui ne se dévoile dans le monde astral qu’à travers l’Imagination, et autre chose encore qui ne se révèle dans le monde spirituel qu’à travers l’Inspiration. Ainsi donc, en tant que réalité physique, la plante est la manifestation d’une entité qui peut être saisie par l’Imagination et par l’Inspiration…

Au degré de l’Inspiration, les phénomènes des mondes supérieurs disent leur signification…

Dès le degré de la connaissance par l’Imagination, il [l’observateur] en fait l’expérience ; il sait par exemple qu’il se sent, non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur des images colorées ; mais il sait tout aussi précisément que ces images colorées sont, non pas des entités autonomes en soi, mais des propriétés appartenant à ces entités.

Au degré de l’Inspiration, il prend conscience du fait qu’il parvient à ne faire qu’un avec les actes de ces entités, avec les manifestations de leur volonté ; ce n’est qu’au stade de l’Intuition qu’il fusionne avec les entités elles-mêmes, qui forment chacune un tout en soi.

Et ceci ne peut se faire authentiquement que lorsque la fusion a lieu, non pas en s’effaçant, mais en maintenant entièrement sa propre entité en tant qu’homme. « Se perdre » en une autre entité n’est pas bon.

Aussi, seul un moi solidement fortifié en lui-même peut-il sans dommage plonger dans un autre être…

Ce n’est qu’au degré de l’Intuition que l’homme atteint le mode de connaissance qui le mène au « cœur » des entités… Un jugement erroné ne doit pas s’adresser uniquement à la raison mis aussi au sentiment,… il doit engendrer peine et douleur…  

p. 3/3 Les degrés de la connaissance supérieure

 

 

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