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THEOSOPHIE

 INTRODUCTION A LA CONNAISSANCE SU¨PRASENSIBLE DE L'UNIVERS ET A LA DESTINATION DE L'ETRE HUMAIN

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THEOSOPHIE

 

INTRODUCTION A LA CONNAISSANCE SUPRASENSIBLE DE L'UNIVERS

ET A LA DESTINATION DE L'ETRE HUMAIN

 

 

AVERTISSEMENTS IMPORTANTS PAR L’AUTEUR DU RÉSUME :

Ce condensé d'une page et ce résumé de 6 pages, réalisé à partir à partir d’un livre de 260 pages

ne peut en être qu’une présentation incomplète. 

Il est une invitation à lire, si vous en sentez l’intérêt, l’intégralité du livre.

Les points de suspension qui apparaissent correspondent à des parties de phrases volontairement retirées 

ou à plusieurs phrases omises, avant ou après le texte, pour ne pas alourdir le résumé.

Les parties surlignées et/ou en gras sont dues à l'auteur du résumé.

 Ce résumé ne reprend que très partiellement la présentation du livre original.

Un résumé est surtout utile à celui qui a d’abord lu avec attention le livre dans sa totalité.

Il est conseillé de compléter ce résumé par la lecture du  livre : THEOSOPHIE

Ce livre étant en Copyright, vous êtes priés d'en respecter la propriété intellectuelle des auteurs 

pour toute citation éventuelle de phrases extraites du résumé.

 

Le résumé (6 pages) ne peut être qu'un aperçu de ce livre.

 

Vous pouvez commander ce livre, par exemple, à :  http://www.amazon.fr  ou http://www.alapage.com ou http://www.priceminister.com   

 

    

 

  Remarque :  

Une version du livre "THEOSOPHIE" de Rudolf Steiner, TRADUIT DE L'ALLEMAND PAR ELSA PROZOR,

peut être téléchargée à partir des sites suivants :

 http://rudolfsteiner.free.fr/sommaire.htm (chercher sur le site : ''Bibliothèque Numérique'') ou http://www.investirsursoi.com/medias/Theosophie%20(extrait).pdf

 

 

 

THEOSOPHIE

INTRODUCTION A LA CONNAISSANCE SUPRASENSIBLE DE L'UNIVERS

ET A LA DESTINATION DE L'ETRE HUMAIN

   

 

 

THEOSOPHIECONDENSE - (1 page)

INTRODUCTION A LA CONNAISSANCE SUPRASENSIBLE DE L’UNIVERS ET A LA DESTINATION DE L’ETRE HUMAIN

Par Rudolf Steiner - 1904 – © 1989 Editions E.A.R. – CH Genève (traduction par C. & G.Ducommun) 260 pages

 

LA NATURE DE L’HOMME

… L’homme se rend compte qu’il est relié de trois façons au monde. La première concerne ce qui existe et qu’il accepte comme donnée. Par la seconde il fait du monde sa propre affaire et l’apprécie selon son importance par rapport à lui-même. Et la troisième est celle considérée comme but vers lequel il doit tendre sans cesse… Pour l’être humain il en résulte que sa nature se présente sous trois aspects.

Pour le moment, c’est cela, et rien d’autre, qu’il convient d’indiquer ici au moyen des trois termes suivants : corps, âme et esprit

Par corps nous entendons ici ce par quoi les choses du monde alentour se révèlent à l’homme…

Le mot âme indique ce par quoi l’homme rattache les choses à sa propre existence, ce par quoi il en éprouve du plaisir ou du déplaisir, de la joie ou de la peine, de l’attrait ou de la répulsion… Au moyen de son âme, il conserve les impressions qu’elles font sur lui…

Par esprit nous entendons ce qui se révèle en lui quand, en tant qu’être « en quelque sorte divin », selon l’expression de Goethe, il contemple les choses… Grâce à son esprit se révèle à lui ce qui est inhérent aux choses elles-mêmes…

L’homme est donc citoyen de trois mondes. Par son corps il appartient au monde que son corps perçoit ; par son âme il édifie son propre monde ; par son esprit se révèle à lui un monde qui est supérieur aux deux autres…

Partout des sensations répondent aux impressions. Cette source d’activité, nous l’appelons âme de sensibilité

Un peu comme la force vitale formatrice qui imprègne le corps physique, la force de la pensée imprègne l’âme de sensibilité

A partir de toutes ces remarques on peut établir encore la composition suivante de l’être humain :

1. corps physique ; 2. Corps vital ; 3. Corps astral ; 4. Le Moi comme noyau de l’âme ; 5. Soi-spirituel comme corps astral transformé ; 6. Esprit de Vie comme corps vital transformé ; 7. Homme-Esprit comme corps physique transformé.

 

LA REINCARNATION DE L’ESPRIT ET LA DESTINEE

… Aucune expérience n’est inutile : l’âme la conserve comme souvenir, et l’esprit en extrait ce qui peut enrichir ses facultés et le contenu de son existence. L’esprit humain croît grâce à l’élaboration des expériences… En tant qu’être spirituel je dois avoir existé avant ma naissance…

Le corps est soumis aux lois de l’hérédité ; l’âme est soumise à la destinée qu’elle-même a créée. Cette destinée créée par l’homme s’appelle, d’un terme ancien, son karma. Et l’esprit est soumis aux lois de la réincarnation, des vies successives…

 

LES TROIS MONDES

… Pour s’orienter dans le monde psychique… il faut connaître les deux forces fondamentales qui jouent ici un rôle important. On peut les appeler sympathie et  antipathie… On doit distinguer tout d’abord trois espèces de formations psychiques. Les deux forces fondamentales sont présentes dans chacune des trois espèces.

Il faut donc distinguer dans le monde des âmes trois régions inférieures et trois régions supérieures, ainsi qu’une région médiane. Il en résulte la subdivision suivante du monde psychique :

1. Région du désir ardent ; 2. Région de l’excitabilité fluide ; 3. Région des souhaits ; 4. Région du plaisir et du déplaisir ; 5. Région de la lumière psychique ; 6. Région de la force psychique agissante ; 7. Région de la vie psychique.

 

LE SENTIER DE LA CONNAISSANCE

L’incrédulité non fondée est effectivement nuisible. Car elle agit chez le destinataire comme une force de répulsion…

Une première qualité à développer par celui qui veut accéder à sa propre vision des réalités supérieures. C’est le fait de s’adonner sans réserve, sans parti-pris à ce que révèlent la vie humaine ou aussi le monde extérieur à l’homme.

A tout moment l’étudiant doit pouvoir se transformer en un réceptacle entièrement vide dans lequel se déverse le monde étranger. Ne peuvent être des instants de connaissance que ceux où tout jugement, toute critique émanant de nous sont réduits au silence. Quand nous nous trouvons en face d’un autre, il est sans importance de savoir si nous sommes plus sages que lui.

Si quelqu’un veut s’engager sur le sentier de la connaissance supérieure, il doit s’exercer pour être en mesure, à tout instant, de s’effacer lui-même avec tous ses préjugés…On peut énergétiquement développer en soi cette faculté. Qu’on essaie, par exemple, de ne porter aucun jugement sur les personnes de son entourage… Il faut s’efforcer de comprendre les gens tels qu’ils sont…

Ou bien, lorsqu’on se trouve dans un milieu qui appelle tel ou tel jugement, on s’interdit de juger et on s’abandonne sana arrière-pensée aux impressions. Il s’agit de laisser les choses et les événements nous parler plutôt que d’en parler. Cette attitude doit également s’étendre au monde des pensées…

Tant que l’être humain incline encore à se surestimer aux dépens du monde, alentour il se barre l’accès à la connaissance supérieure

Tout penchant auquel on obéit aveuglément réduit la possibilité de percevoir le monde alentour à sa vraie lumière…

Le plaisir que l’on éprouve face à un objet nous rend immédiatement dépendants de lui. On se perd en lui. Celui qui, obéissant aux impressions changeantes, s’abandonne aux plaisirs et aux peines, ne peut s’engager sur le sentier de la connaissance spirituelle.

Il doit accueillir avec sérénité plaisir et peine…

Le plaisir et la peine deviennent des yeux psychiques lorsqu’ils cessent de n’avoir de valeur que pour eux-mêmes…

Ce n’est pas la volonté égoïste de l’homme qui peut réglementer le Vrai ; c’est au contraire ce Vrai lui-même… L’être humain doit se pénétrer de ces lois éternelles afin de les faire rayonner dans le monde. Celui qui aspire à la connaissance doit être capable de maîtriser sa volonté aussi bien que sa pensée. En toute humilité et sans la moindre prétention il devient ainsi un messager du monde du Vrai et du Beau…

Une douleur ne se contentera plus seulement de le remplir de tristesse, mais pourra lui dire aussi quelles sont les qualités que possède l’être qui est source de douleur…

Il nous suffit d’abord de diriger notre attention vers ce qui est durable

L’éphémère ne l’attire plus comme avant pour de simples raisons égocentriques mais devient pour lui un membre, un symbole de l’éternel. Cet éternel en toutes choses, il apprend à l’aimer…

Le chercheur voit ainsi s’ouvrir la possibilité de ne plus subir les seules influences du monde sensible alentour qui sollicitent en tous sens sa volonté. Au moyen de la connaissance il a perçu l’éternel des choses…

Cet agir dirigé de l’intérieur ne peut être qu’un idéal vers lequel on tend… Être libre, c’est agir par soi-même

 

DIVERSES REMARQUES ET ADDITIFS – Note 12

… Une fois insérée dans le corps physique, l’âme qui est frappée par un coup du destin ne se doute pas que durant la vie purement spirituelle précédant la naissance elle a elle-même décidé de se diriger vers ce coup du destin. Ainsi, ce qui, du point de vue de la vie terrestre, semble totalement involontaire, est, dans le monde suprasensible, voulu par l’âme… 1

Théosophie – CONDENSE

 

 Théosophie - Résumé pratique (6 pages) :

 

 THEOSPHIE

INTRODUCTION A LA CONNAISSANCE SUPRASENSIBLE DE L'UNIVERS

ET A LA DESTINATION DE L'ETRE HUMAIN

 

 

 

 THEOSOPHIE

INTRODUCTION A LA CONNAISSANCE SUPRASENSIBLE DE L’UNIVERS ET A LA DESTINATION DE L’ETRE HUMAIN

Par Rudolf Steiner - 1904 – © 1989 Editions E.A.R. – CH Genève (traduction par C. & G.Ducommun) 260 pages

 

PREFACE A LA TROISIEME EDITION (1910)

… Toute personne qui se fie au seul monde des sens verra dans le récit le produit d’une vaine imagination. Mais celui qui s’efforce de trouver des voies permettant de dépasser le monde physique, aura tôt fait de comprendre que la vie humaine n’a de sens et de prix que grâce à la vision d’un autre monde… Il réussit à découvrir les causes de la vie, tandis que, sans elle, il tâtonne comme un aveugle dans le monde des effets.

C’est par la connaissance du suprasensible que se révèle le vrai sens des « réalités » du monde sensible…

L’auteur de cet ouvrage ne décrit rien dont il ne puisse témoigner à partir de sa propre expérience…

Cet ouvrage ne saurait être lu de la façon dont se fait la lecture à notre époque. En un certain sens, chaque page voire même mainte phrase devront être conquises par l’effort (erarbeiten) du lecteur. Cela a été consciemment voulu, car c’est de cette manière seulement que ce livre sera pour le lecteur ce qu’il doit être… Ses vérités doivent être expérimentées. La science spirituelle n’a de valeur qu’à cette condition…

Celui qui chercherait à atteindre par une autre voie les vérités exposées ici en trouvera une dans ma « Philosophie de la Liberté ». Par des méthodes différentes, ces deux ouvrages visent le même but. Pour comprendre l’un, l’autre n’est absolument pas indispensable…

Dès que l’âme pénètre jusque dans les profondeurs qu’elle doit atteindre si vraiment elle se comprend elle-même, ce qui semblait d’abord constituer une solution se réduit à une simple incitation à soulever la vraie question. Une réponse à cette question-là n’est pas destinée simplement à satisfaire une curiosité humaine, mais c’est d’elle que dépendront le calme et l’harmonie de la vie de l’âme…

 

INTRODUCTION

… L’érudition et la culture scientifique ne constituent pas des conditions préalables à l’ouverture de ce « sens supérieur ». Il peut s’ouvrir aussi bien chez l’homme simple que chez le savant de haute gamme…

La connaissance supérieure est précédée d’un développement des facultés de connaissance. Ce qui avant un tel développement se trouve au-delà des limites de la connaissance, se situe entièrement à l’intérieur du domaine de la connaissance, une fois que sont développées certaines facultés qui sommeillent en chaque être humain… On s’apercevra alors que la vie de chaque homme tient lieu de confirmation…

Pas plus que des sens bien développés ne font de l’homme un « savant » à l’égard de la réalité sensible, la « vision supérieure » ne fait de lui un sage à l’égard du règne spirituel… L’homme qualifie de « divin » l’idéal le plus haut vers lequel il peut élever son regard…

La sagesse qui va au-delà du monde sensible et qui révèle à l’homme son essence et sa destinée peut être appelée « Sagesse divine » ou Théosophie. On peut désigner par Science spirituelle l’étude des phénomènes spirituels propres à la vie de l’homme et à l’univers…

Ce qui favorise cette vision, c’est le fait d’avoir la volonté de comprendre d’abord par la saine raison ce qui pourra par la suite être contemplé…

 

LA NATURE DE L’HOMME

… L’homme se rend compte qu’il est relié de trois façons au monde. La première concerne ce qui existe et qu’il accepte comme donnée. Par la seconde il fait du monde sa propre affaire et l’apprécie selon son importance par rapport à lui-même. Et la troisième est celle considérée comme but vers lequel il doit tendre sans cesse… Pour l’être humain il en résulte que sa nature se présente sous trois aspects.

Pour le moment, c’est cela, et rien d’autre, qu’il convient d’indiquer ici au moyen des trois termes suivants : corps, âme et esprit

Par corps nous entendons ici ce par quoi les choses du monde alentour se révèlent à l’homme…

Le mot âme indique ce par quoi l’homme rattache les choses à sa propre existence, ce par quoi il en éprouve du plaisir ou du déplaisir, de la joie ou de la peine, de l’attrait ou de la répulsion… Au moyen de son âme, il conserve les impressions qu’elles font sur lui…

Par esprit nous entendons ce qui se révèle en lui quand, en tant qu’être « en quelque sorte divin », selon l’expression de Goethe, il contemple les choses… Grâce à son esprit se révèle à lui ce qui est inhérent aux choses elles-mêmes…

L’homme est donc citoyen de trois mondes. Par son corps il appartient au monde que son corps perçoit ; par son âme il édifie son propre monde ; par son esprit se révèle à lui un monde qui est supérieur aux deux autres…

 

I.                     L’ENTITE CORPORELLE DE L’HOMME

Les sens physiques permettent d’apprendre à connaître le corps de l’homme… Comme les minéraux il construit son corps à partir de substances empruntées à la nature ; comme les plantes il croît et se reproduit ; comme les animaux il perçoit les objets alentour et, avec les impressions que ceux-ci produisent sur lui, il forme en son sein des expériences intérieures. On est donc en droit d’attribuer à l’homme une existence minérale, une existence végétale et une existence animale… De même que l’on reconnaît au corps humain les trois formes… il faut lui en attribuer une quatrième… Par sa forme d’existence humaine l’homme constitue déjà du point de vue corporel un règne à part.

 

II.                   L’ENTITE PSYCHIQUE DE L’HOMME

… Il faut considérer la sensation comme un phénomène psychique… A la sensation se rattache, dans un premier temps, le sentiment. Parmi les sensations l’une suscite du plaisir chez l’homme, l’autre du déplaisir. Ce sont là des mouvements de sa vie intérieure, de sa vie de l’âme. Dans ses sentiments l’homme se crée un second monde s’ajoutant à celui qui agit sur lui du dehors.

A cela il faut ajouter un troisième facteur : la volonté. Par elle l’homme agit en retour sur le monde extérieur. Il imprime ainsi au monde extérieur le sceau de son être intérieur. Dans ses actes volitifs l’âme humaine se déverse en quelque sorte vers l’extérieur. En cela les actes de l’homme se distinguent des évènements de la nature extérieure, étant donné que les premiers portent l’empreinte de sa vie intérieure.

Ainsi l’âme comme tant le propre de l’homme, se pose-t-elle face à la nature. L’être humain reçoit du dehors des incitations mais, en conformité avec celles-ci, il se construit un monde qui lui est propre. La corporéité devient ainsi le support du psychisme.

 

III.                 L’ENTITE SPIRITUELLE DE L’HOMME

… L’être humain n’erre pas, sans but ni direction…  Il réfléchit sur ses perceptions et ses actes… Il sait qu’il ne remplit dignement son devoir d’homme que s’il se laisse guider dans sa connaissance, de même que dans ses actes, par des pensées justes

Cette vie psychique ne constitue en somme que le support du spirituel… Le naturaliste s’intéresse au corps, le psychologue à l’âme et l’investigateur spirituel à l’esprit. Arriver, par une réflexion portant sur son être propre, à se représenter clairement ce qui distingue le corps, l’âme et l’esprit, constitue une expérience qui s’adresse à qui veut arriver par la pensée à s’expliquer la nature de l’homme.

 

IV.                 CORPS, ÂME ET ESPRIT

L’homme ne peut trouver une explication juste de lui-même que s’il se fait une idée claire sur le rôle de la pensée au sein de son entité…

L’homme perçoit les forces minérales au moyen des sens corporels. Sans œil il n’y a pas de perception de la lumière, sans oreille pas de perception du son. Par rapport aux sens qui existent chez l’homme, les organismes les plus inférieurs n’ont qu’une sorte de sens tactile. Par comparaison avec les perceptions humaines, il n’existe pour eux que les forces minérales qui se révèlent au toucher

p. 1/6 Théosophie

Le corps éthérique ou  corps vital… est une entité grâce à laquelle, à chaque instant de la vie, le corps physique est préservé de la décomposition. – Pour voir ce corps vital, pour le percevoir chez un autre être, on a précisément besoin de cet œil spirituel éveillé…

Le corps éthérique est quelque chose d’encore extérieur à l’homme. Dès que s’éveille la sensation, c’est l’être intérieur… qui répond…

Partout des sensations répondent aux impressions. Cette source d’activité, nous l’appelons âme de sensibilité

Ainsi, un nouvel élément particulier de l’entité humaine s’insère entre le corps physique et le corps éthérique d’une part, et l’âme de sensibilité d’autre part. C’est le corps animique ou corps de sensibilité… L’âme de sensibilité déborde sur le corps de sensibilité…

La civilisation matérielle… est faite des services que la pensée rend à l’âme de sensibilité…

Un peu comme la force vitale formatrice qui imprègne le corps physique, la force de la pensée imprègne l’âme de sensibilité

La seule âme de sensibilité est donc différente de l’élément plus développé de l’âme et que la pensée met à son service. Cette âme servie par la pensée, nous l’appelons ici âme d’entendement. On pourrait aussi l’appeler âme de sentiment, ou Gemüt.

L’âme d’entendement imprègne l’âme de sensibilité… Par la pensée l’homme est amené à dépasser sa vie personnelle…

En laissant s’éveiller dans sa vie intérieure le Vrai et le Bien qui subsistent par eux-mêmes, l’homme s’élève au-dessus de l’âme de sensibilité… Le Vrai et le Bien dont elle est porteuse sont immortels en elle. – Appelons ici ce principe éternel qui rayonne dans l’âme : âme de conscience. -… L’âme d’entendement est encore impliquée dans les sensations, les pulsions, les mouvements affectifs etc…

Seule est durable la vérité qui s’est affranchie de tout arrière-goût de sympathie ou d’antipathie provoqué par les sensations etc…

La partie de l’âme qu’habite cette vérité sera appelée ici : âme de conscience. De même que dans le corps, on distingue également dans l’âme trois composants : l’âme de sensibilité, l’âme d’entendement et l’âme de conscience

En tant que forme vivante, le corps éthérique emplit le corps physique ; débordant de toutes parts le corps éthérique, on reconnaît le corps animique (forme astrale). Dans un débordement supplémentaire on reconnaît l’âme de sensibilité, puis l’âme d’entendement qui grandit d’autant plus qu’elle assimile le Vrai et le Bien…

Comme le corps physique a son centre dans le cerveau, l’âme a son centre dans le « Moi »…

Le « Moi » vit dans le corps et dans l’âme, mais l’esprit vit dans le « Moi ». La part de l’esprit qui est dans le Moi est éternelle…

L’Esprit qui modèle et anime le « Moi » est appelé « Soi-spirituel » parce qu’il se manifeste comme étant le « Moi » ou le « Soi » de l’homme… L’esprit est la nourriture éternelle de l’homme. Si l’homme est engendré par le monde physique, il l’est aussi par l’esprit, grâce aux lois éternelles du Vrai et du Bien. Il est séparé du monde spirituel alentour, comme il est, en tant qu’être autonome, séparé de l’ensemble du monde physique. Appelons ici cette entité spirituelle autonome : « Homme-Esprit »…

La peau spirituelle isole l’Homme-Esprit, le sépare du monde spirituel unitaire et fait ainsi de lui un être autonome qui vit en lui-même et perçoit intuitivement le contenu spirituel du monde. – Appelons cette « peau spirituelle » : enveloppe spirituelle (enveloppe aurique)…

De la même façon dont on parle d’un corps éthérique, on doit parler d’un esprit éthérique chez l’Homme-Esprit. Cet esprit éthérique, nous l’appelons : Esprit de Vie.

Par conséquent, l’entité spirituelle de l’homme se divise en trois parties : l’Homme-Esprit, l’Esprit de Vie et le Soi-spirituel.

Pour celui qui est capable de « voyance » dans les régions spirituelles, cette entité spirituelle de l’homme qui forme la partie supérieure, proprement spirituelle de l’aura, est une réalité perceptible…

L’aura humaine se compose donc de deux parties qui s’interpénètrent. L’une reçoit de l’existence physique sa force et sa coloration, l’autre les reçoit de l’existence spirituelle. Le Moi les délimite…

Le corps se construit à partir des substances du monde physique de telle sorte que cette construction soit orientée en fonction du Moi pensant. Il est pénétré par la force de vie et devient ainsi le corps éthérique ou corps vital. En tant que tel il s’ouvre, par les organes des sens, au monde extérieur et devient le corps animique. Celui-ci est pénétré par l’âme de sensibilité et forme avec elle une unité. L’âme de sensibilité ne reçoit pas seulement les impressions du monde extérieur qui deviennent des sensations ; elle a sa vie propre qui se laisse féconder d’une part par les pensées, et d’autre part par les sensations. Elle devient ainsi l’âme d’entendement. Elle y parvient en s’ouvrant vers le haut aux intuitions et vers le bas aux sensations. Par là, elle est âme de conscience.

Cela lui est possible parce que le monde spirituel développe en elle l’organe de l’intuition, comme le corps physique lui a formé l’organe des sens. Par l’intermédiaire du corps animique les sens lui transmettent les sensations ; par l’organe de l’intuition l’esprit lui transmet les intuitions. De ce fait, l’Homme-Esprit forme une unité avec l’âme de conscience, comme le corps physique et l’âme de sensibilité le font dans le corps animique. L’âme de conscience et le Soi-spirituel forment une unité. Dans celle-ci l’Homme-Esprit vit comme Esprit de Vie, au même titre que le corps éthérique constitue la base d’existence corporelle nécessaire au corps animique. Et comme le corps physique est délimité par la peau, l’Homme-Esprit l’est par l’enveloppe spirituelle.

L’homme complet est donc composé des parties constitutives suivantes :

A) Corps physique ; B) corps éthérique ou corps vital ; C) corps animique ; D) âme de sensibilité ; E) âme d’entendement ;

F) âme de conscience ; G) Soi-spirituel ; H) Esprit de Vie ; I) Homme-Esprit.

Le corps animique (C) et l’âme de sensibilité (D) forment une unité dans l’homme terrestre ; de même l’âme de conscience (F) et le Soi-spirituel (G). – Il en résulte alors sept composants de l’homme terrestre :

1. Le corps physique ; 2. Le corps éthérique ou corps vital ; 3. Le corps animique sensible ; 4. L’âme d’entendement ;

5. L’âme de conscience remplie d’esprit ; 6. L’Esprit de Vie ; 7. L’Homme-Esprit…

On désigne ici par corps astral ce que sont, une fois réunis, le corps animique et l’âme de sensibilité…

Au sein du corps astral agissent d’abord les pulsions, les appétits, les passions, dans la mesure où l’homme les éprouve ; les perceptions sensibles s’y manifestent également…

Les pulsions, les instincts, les passions, etc. naissent dans l’âme de sensibilité, dans la mesure où celle-ci est pénétrée par les forces de l’être intérieur avant que ce dernier ne se soit adonné au Soi-spirituel…

Le moi en tant que participant au monde de l’esprit règne désormais en maître sur le monde des désirs, passions, etc… Dans la mesure où il y est parvenu, le Soi-spirituel apparaît dans le corps astral. De ce fait, celui-ci est transformé…

A partir de toutes ces remarques on peut établir encore la composition suivante de l’être humain :

1. corps physique ; 2. Corps vital ; 3. Corps astral ; 4. Le Moi comme noyau de l’âme ; 5. Soi-spirituel comme corps astral transformé ; 6. Esprit de Vie comme corps vital transformé ; 7. Homme-Esprit comme corps physique transformé.

 

LA REINCARNATION DE L’ESPRIT ET LA DESTINEE

… Par le souvenir, l’âme conserve le passé ; par les actes elle prépare l’avenir… La vérité est éternelle…

Pour comprendre un esprit humain, nous avons besoin de savoir de lui deux choses : d’abord combien de ce qui est éternel s’est révélé à lui, et ensuite combien de trésors du passé sont déposés en lui…

Aucune expérience n’est inutile : l’âme la conserve comme souvenir, et l’esprit en extrait ce qui peut enrichir ses facultés et le contenu de son existence. L’esprit humain croît grâce à l’élaboration des expériences…

En tant qu’être spirituel je possède ma propre forme, comme j’ai ma propre biographie. Je ne puis donc tenir cette forme que de moi-même, et de personne d’autre…

En tant qu’être spirituel je dois avoir existé avant ma naissance…

p. 2/6 Théosophie

De même que la forme physique humaine est une continuelle répétition, une réincarnation de l’entité humaine considérée comme espèces, de même l’homme spirituel doit être une réincarnation du même homme spirituel. Car en tant qu’homme spirituel, chaque être constitue sa propre espèce…

Ce que l’homme a accompli hier est présent aujourd’hui encore dans ses effets…

Lorsqu’il s’engage dans l’existence terrestre… un corps physique apparaît. Sa forme lui est donnée par les lois de l’hérédité. Ce corps devient le support d’un esprit qui répète, sous une forme nouvelle, une vie antérieure…

Dès que l’on ressent que ce qui nous « arrive » sous forme d’évènement du destin est rattaché au Moi, au même titre que ce que le Moi se forme lui-même « du dedans », on pense nécessairement que dans un tel évènement du destin on a affaire à une succession d’actes provenant d’existences antérieures… Une partie seulement de mon acte est dans le monde extérieur ; l’autre est en moi-même.

Durant le sommeil, les évènements continuent à se dérouler sur ce théâtre. Pendant un certain temps on n’a aucune influence sur leurs cours. Le jour suivant, notre vie subit néanmoins les conséquences des actes de la veille…

L’âme vit dans le présent. Mais cette vie dans le présent n’est pas affranchie des existences passées…

Dans une nouvelle vie l’âme devra retrouver les personnes avec lesquelles elle avait été en rapport, parce que les actes qui se sont déroulés entre eux doivent avoir leurs conséquences…

Le corps est soumis aux lois de l’hérédité ; l’âme est soumise à la destinée qu’elle-même a créée. Cette destinée créée par l’homme s’appelle, d’un terme ancien, son karma. Et l’esprit est soumis aux lois de la réincarnation, des vies successives…

 

LES TROIS MONDES

I.                     LE MONDE DES ÂMES

… Le monde de l’âme et celui de l’esprit n’existent pas à côté ou en-dehors du monde physique ; ils n’en sont pas séparés spatialement…

Nous ne comprendrons réellement le monde corporel que lorsque nous en connaîtrons les fondements psychiques et spirituels…

Pour s’orienter dans le monde psychique… il faut connaître les deux forces fondamentales qui jouent ici un rôle important. On peut les appeler sympathie et  antipathie… On doit distinguer tout d’abord trois espèces de formations psychiques. Les deux forces fondamentales sont présentes dans chacune des trois espèces.

Considérons maintenant une formation appartenant à la première espèce… En elle, il y a de la sympathie et de l’antipathie, simplement que cette dernière prédomine. Elle  prévaut sur la première. Dans l’espace psychique les formations de ce genre jouent un rôle égoïste : dans leur entourage elles repoussent beaucoup de choses et n’en attirent que peu avec amour… Elles ont l’air avides. Cette avidité paraît en même temps insatiable, comme si elle ne pouvait être assouvie parce que l’antipathie prépondérante repousse tant de choses avenantes qu’aucune satisfaction ne devient possible… Nous appellerons cette région de la substance psychique : région du désir ardent. La part de ce désir ardent qui est mêlée à l’âme des animaux et des hommes détermine en eux ce que l’on appelle les instincts sensuels inférieurs, leurs instincts à prédominance égoïste.

La seconde espèce de formations psychiques est celle où les deux forces fondamentales sont en équilibre, où sympathie et antipathie sont égales en forces… La substance psychique se meut dans l’espace psychique sans être marquée, comme pour la première, par l’égoïsme, mais elle le fait de telle façon que son être recueille partout des impressions et qu’elle s’avère apparentée à de multiples choses qu’elle rencontre. On peut utiliser à son égard le terme de : excitabilité fluide.-

Le troisième degré des formations psychiques est celui où la sympathie l’emporte sur l’antipathie… Les formations de cette espèce méritent tout particulièrement la dénomination de substance de souhaits… La sympathie prend une coloration égoïste…

Les degrés plus élevés de la substance psychique sont caractérisés par le fait que l’une des forces fondamentales, l’antipathie, se retire complètement et que seule la sympathie s’avère active… La force de la sympathie à l’intérieur d’une formation psychique se traduit par ce que l’on appelle le plaisir. Et toute atténuation de cette sympathie est du déplaisir. Le déplaisir n’est qu’un plaisir amoindri, comme le froid n’est qu’une moindre chaleur. Plaisir et déplaisir forment en l’homme le monde des sentiments, au sens restreint du mot. Le sentiment, c’est l’agir inhérent à l’âme. Ce que l’on appelle le bien-être résulte de la manière dont les sentiments de plaisir et de déplaisir s’activent au sein de l’animique.

Un degré encore supérieur est atteint par celles des formations psychiques dont la sympathie ne demeure pas enclose dans le domaine de la vie personnelle… Chez elles la force de sympathie n’a pas à vaincre une antipathie s’opposant à elle… Lorsque l’antipathie se tait, l’autre chose est accueillie en tant que révélation, en tant que message… Ce n’est qu’en puisant ainsi dans les régions supérieures que les êtres psychiques s’éveillent enfin à la vie véritable de l’âme. Leur vie de torpeur dans les ténèbres s’ouvre vers le dehors, se met elle-même à luire et à rayonner dans l’espace psychique… Dans les régions supérieures règnent un rayonnement et un déversement spontanés et libres…

Il faut donc distinguer dans le monde des âmes trois régions inférieures et trois régions supérieures, ainsi qu’une région médiane. Il en résulte la subdivision suivante du monde psychique :

1. Région du désir ardent ; 2. Région de l’excitabilité fluide ; 3. Région des souhaits ; 4. Région du plaisir et du déplaisir ; 5. Région de la lumière psychique ; 6. Région de la force psychique agissante ; 7. Région de la vie psychique.

 

II.                   L’ÂME DANS LE MONDE DES ÂMES APRES LA MORT

L’âme est l’élément de liaison entre l’esprit de l’homme et son corps. Les forces de sympathie et d’antipathie qui, par leurs rapports mutuels, produisent les différentes manifestations de l’âme : avidité, excitabilité, désir, plaisir et déplaisir etc, ne limitent pas leur activité seulement aux rapports des formations psychiques entre elles ; elles se manifestent aussi à l’égard des entités des autres mondes, des mondes physiques et spirituels. Pendant son séjour dans le corps, l’âme participe en quelque sorte à tout ce qui se passe dans ce corps. Lorsque les fonctions physiques du corps se déroulent régulièrement, la joie et le bien-être naissent dans l’âme ; lorsque ces fonctions sont perturbées, ce sont le malaise et la souffrance qui apparaissent. – L’âme participe également aux activités de l’esprit : telle pensée la remplit de joie, telle autre de répugnance ; un jugement exact provoque dans l’âme une approbation, un jugement faux une réprobation. – Le degré de développement de l’être humain dépend de ce que les inclinations de on âme penchent d’un côté plutôt que de l’autre. L’homme est d’autant plus parfait que son âme sympathise davantage avec les manifestations de l’esprit ; il est d’autant moins parfait que ses inclinations sont assouvies par les fonctions du corps…

Une pensée qui surgit en esprit est transformée par l’âme en un désir de réalisation et peut de ce fait, avec l’aide de l’instrument corporel, se concrétiser en acte. – Or, pour accomplir sa destinée, l’homme doit faire en sorte que son agir reçoive son orientation par l’esprit. De par sa nature propre, l’âme peut porter ses inclinations aussi bien vers le corps que vers l’esprit…

Après la mort… l’âme cesse d’exister en tant qu’être attiré par l’existence sensible-physique. Grâce à elle, l’esprit est délivré. De ce fait l’âme se purifie en traversant les différentes régions du monde des âmes que nous avons décrites… 

La région inférieure du monde des âmes est celle du « désir ardent ». Après la mort, c’est grâce à elle que sont éliminés de l’âme tous les désirs égoïstes inférieurs les plus grossiers qui se rattachent à la vie la plus basse du corps…

Le second genre de processus du monde psychique est caractérisé par le fait que la sympathie et l’antipathie s’équilibrent… L’état d privation qui règne dans l’âme antérieurement à l’extinction totale est pénible. Cette situation pénible est l’école aboutissant à la destruction des illusions dont l’homme est entouré pendant son existence physique…

En troisième lieu entrent en ligne de compte les processus du monde des âmes où prédominent la sympathie, donc le processus où le désir est prépondérant… Ces souhaits finissent aussi par s’éteindre de par leur impossibilité de trouver satisfaction…

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La région du plaisir et du déplaisir, la quatrième du monde des âmes, impose à l’âme des épreuves particulières… Les effets de cette quatrième région détruisent l’illusion du soi corporel… L’âme est guérie, purifiée de son penchant pour le corporel…

Le cinquième niveau du monde des âmes est celui de la lumière psychique… L’amour sentimental pour la nature, dans la mesure où il était empreint d’un caractère sensuel, par exemple, est soumis ici à la purification… - Sont  également purifiées ici les âmes qui attendent de leurs pratiques religieuses une amélioration de leur confort au niveau du monde des sens…

Par le passage dans la sixième région, celle de la force psychique agissante, se réalise la purification de la partie de l’âme marquée par la soif d’action… Ceux qu’anime cette joie d’entreprendre donnent extérieurement l’impression d’être des idéalistes ; ils s’avèrent être des personnes capables de dévouement. En réalité, ce qui leur importe surtout, c’est d’accroître un sentiment de joie physique… Ce qui les enchaîne au monde physique, c’est qu’ils croient que l’art et la science ont pour but de susciter un tel plaisir…

La septième région, celle de la vie psychique proprement dite, délivre l’homme de ses derniers penchants pour le monde physique sensible…

 

III.                 LE PAYS DES ESPRITS

… Il faut signaler avant tout que le monde spirituel est fait de la même substance… que celle dont est faite la pensée humaine….

Dans le monde spirituel tout est en continuelle activité, en incessante création…

La première région contient les archétypes du monde physique, dans la mesure où celui-ci n’est pas doué de vie. On y trouve les archétypes des minéraux, mais aussi ceux des végétaux pour leur partie purement physique, donc abstraction faite de la vie qui les anime. On y rencontre également les formes physiques des animaux et des hommes…

La seconde région du « pays des esprits » contient les archétypes de la vie. Mais cette vie forme ici une unité parfaite. Pareille à un élément liquide, elle parcourt le monde de l’esprit, en quelque sorte comme le sang qui irrigue tout. On peut la comparer à la mer et aux eaux de la terre physique. Vie fluide, formée de substance de pensée, c’est ainsi qu’on pourrait caractériser ce second degré du « pays des esprits »…

La troisième région du « pays des esprits » est celle des archétypes de tout ce qui est psychique. On se trouve ici dans un élément beaucoup plus subtil et plus fin que dans les deux premières régions. Comparativement on peut l’appeler la sphère arienne du « pays des esprits ». Tout ce qui se déroule dans les âmes des deux autres mondes a ici sa contrepartie spirituelle. Les sensations, les sentiments, les instincts, les passions, etc. existent ici encore mais sous une forme spirituelle… On peut, par exemple, parler ici de terribles orages…

Les archétypes de la quatrième région ne se réfèrent pas directement aux autres mondes. Ils sont en quelque sorte des entités qui gouvernent les archétypes des trois régions inférieures et en déterminent les rapports. Ils s’occupent, par conséquent, d’ordonner  et de grouper ces archétypes inférieurs. De ce fait, l’activité de cette région est plus étendue que celle des régions inférieures…

Les cinquième, sixième et septième régions se distinguent considérablement des précédentes. En effet, les entités qui s’y trouvent fournissent aux archétypes des régions inférieures les impulsions (Antrieb) nécessaires à leur agir. On y trouve les puissances créatrices des archétypes mêmes. Quiconque est capable de s’élever jusqu’à ces régions apprend à connaître les « intentions » (Absichten) qui sont à la base de notre monde…L’observateur doué de l’ »oreille spirituelle », qui s’élève des régions inférieures du « pays des esprits » aux régions supérieures, saisit comment les sons et les résonnances se transforment en un « langage spirituel ». Il commence à percevoir le « Verbe spirituel » par lequel les êtres et les choses lui communiquent leur nature, non seulement au moyen de la musique mais également au moyen de la « parole »…

 

IV.                 L’ESPRIT DANS LE PAYS DES ESPRITS APRES LA MORT

Lorsque, poursuivant sa route entre eux incarnations, l’esprit humain a traversé le « monde des âmes », il pénètre dans le « pays des esprits » afin d’y demeurer jusqu’à ce qu’il soit mûr pour une nouvelle existence corporelle…

Tant que l’esprit agit dans le corps physique, cet esprit ne peut vivre sous sa forme véritable…

Dans la première région du « pays des esprits » l’homme est entouré des archétypes spirituels des choses terrestres. … L’homme circule au milieu de pensées, mais ces pensées sont des entités réelles

Tandis que dans la première région on se retrouve avec les âmes auxquelles on était étroitement uni par les liens physiques au cours de la précédente existence terrestre, on rejoint dans la deuxième région le domaine de tous ceux auxquels on se sent attaché dans un sens plus général : par une vénération commune, une foi commune, etc…

La troisième région du « pays des esprits » contient les archétypes du monde psychique. Tout ce qui vit dans ce monde est présent ici sous forme d’entités de pensée douées de vie. On y trouve les archétypes des passions, des désirs, des sentiments, etc. Mis ici, dans le monde des esprits, les qualités psychiques ne sont pas entachées d’égoïsme.  De même que dans la deuxième région toute vie formait une unité, dans la troisième région ce sont toutes les passions, tous les désirs, tous les plaisirs et les déplaisirs qui forment une unité… Cette région est, pour ainsi dire, l’atmosphère du « pays des esprits »…

La quatrième région, enfin, est le « pur monde des esprits »… C’est grâce à l’homme qu’existent dans le monde les créations de l’art et des sciences, de la technique, des Etats, etc., bref, toutes les œuvres originales de son esprit qu’il incorpore dans le monde. Sans son apport, il n’y aurait dans le monde aucune réplique physique de tout cela. Les archétypes de ces créations purement humaines se trouvent dans la quatrième région du « pays des esprits »… C’est donc dans cette région que les artistes, les savants, les grands inventeurs, pendant leur séjour dans le « pays des esprits », puisent leur inspiration et accroissent leur génie dans le but de contribuer plus puissamment au progrès de la civilisation humaine lors d’une nouvelle incarnation…

Dans les régions encore plus élevées du « pays des esprits », l’esprit humain se trouve dégagé de toute entrave terrestre…

Ce que l’homme est réellement en tant qu’esprit dans le « pays des esprits » n’apparaît donc vraiment que lorsque, durant l’état intermédiaire où il se trouve entre deux incarnations, il s’élève jusqu’à la cinquième région du « pays des esprits ». Ce qu’il est ici, c’est vraiment lui-même… Dans dette région, le Moi véritable de l’homme peut s’épanouir librement de toutes parts… Lorsque le Moi vit dans la cinquième région du « pays des esprits », il se trouve dans le monde des intentions et des fins… Il est affranchi de toutes les influences des mondes inférieurs qui l’enveloppent durant les incarnations… Tout être humain ayant atteint ce degré, fixe lui-même les buts qu’il aura à réaliser dans une incarnation future…

Dans la sixième région du « pays des esprits », l’homme accomplira dans tous ses actes ce qui est conforme à l’essence véritable du monde. Il ne peut plus chercher ce qui lui convient mais uniquement ce qui doit être fait conformément à ce qu’exige le déroulement juste de l’ordre de l’univers.

La septième région du « pays des esprits » conduit aux frontières des « trois mondes »… Lorsque l’homme atteint la frontière des trois mondes, il se reconnaît lui-même dans son propre noyau de vie… Une existence donnée pourrait, par exemple, paraître douloureuse, imparfaite, etc., alors que, précisément, sous cette forme, envisagée en dehors de cette vie terrestre, elle se présente avec son imperfection et sa souffance comme le produit nécessaire d’existences antérieures.

En s’engageant sur le sentier de la connaissance, de la manière où cela sera décrit dans un prochain chapitre, l’âme se libère des conditions de la vie corporelle…

 

V.                   LE MONDE PHYSIQUE ET SES RAPPORTS AVEC LE PAYS DES ÂMES ET CELUI DES ESPRITS

… Pendant son existence corporelle également, l’homme vit dan les trois mondes à la fois… L’entité spirituelle des choses, par contre, se reflète dans son monde de pensées. En tant qu’être spirituel pensant il est lui-même citoyen du pays des esprits et compagnon de tout ce qui vit dans ce domaine du monde. – Cela permet de voir que le monde sensible n’est qu’une partie de ce qui entoure l’homme… -

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C’est uniquement parce que les choses du monde sensible ne sont rien d’autre que les entités spirituelles condensées que l’homme, qui s’élève par ses pensées vers ces entités spirituelles, peut dans son penser comprendre les choses. Les choses sensibles dérivent du monde des esprits ; elles ne sont qu’une autre forme de ces entités spirituelles…

Dans le règne végétal, à l’action extérieure d’une chose sur l’autre s’ajoutent encore les phénomènes de la croissance et de la reproduction. La plante grandit et donne naissance à des êtres semblables…

Si les formes originelles encore à l’état amorphe peuvent être désignées comme premier règne des élémentaux, les entités dynamiques, invisibles aux sens, et qui agissent en tant qu’artisans de la croissance végétale, sont membres du second règne des élémentaux.

Dans le monde animal, aux facultés de croissance et de reproduction s’ajoutent encore la sensibilité et l’instinct. Ce sont là des manifestations du monde psychique

Dans le règne animal, les artisans qui provoquent les sensations et les instincts sont des entités sans forme qui se revêtent d’enveloppes psychiques. Elles sont les véritables architectes des formes animales. En science spirituelle, on peut appeler le domaine auquel elles appartiennent, le troisième règne des élémentaux.

En plus des facultés évoquées en rapport avec les plantes et les animaux, l’homme est encore doué de celle qui transforme les sensations en représentation et en pesées et règle ses instincts au moyen de la pensée. La pensée qui prend forme dans la plante se manifeste comme force psychique chez l’animal, apparaît sous sa propre forme en tant que pensée chez l’homme. L’animal est âme ; l’homme est esprit. L’entité spirituelle est encore descendue d’un degré. Chez l’animal elle est formatrice de l’âme. Chez l’homme elle s’est installée dans la substance sensible elle-même. L’esprit est présent à l’intérieur même du corps humain sensible…

L’esprit est devenu l’entité intérieure de l’homme. La pensée est la forme que prend dans l’homme l’entité spirituelle sans forme ; elle devient forme (Gelstalt) chez le végétal, âme chez l’animal…

L’animal fait preuve d’un sentiment de soi, l’homme d’une conscience de soi. Chez l’animal, l’esprit se sent âme ; il ne se saisit pas encore comme esprit. Chez l’homme, l’esprit se reconnaît en tant qu’esprit, bien que, par suite des conditions physiques, comme reflet-fantôme de l’esprit, comme pensée.

Dans de sens le monde tripartite se subdivise comme suit :

1° - règne des êtres archétypaux sans forme (premier règne des élémentaux) ;

2° - règne des êtres créateurs e formes (deuxième règne des élémentaux) ;

3° - règne des êtres psychiques (troisième règne des élémentaux) ;

4° - règne des formes créées (formations cristallines) ;

5° - règne qui devient visible aux sens par des formes auxquelles œuvrent les êtres créateurs de formes (règne végétal) ;

6° - règne qui devient visible aux sens par les formes, mais à l’édification desquelles travaillent en outre les êtres créateurs de formes ainsi que les entités qui se manifestent au niveau psychique (règne animal) ;

7° - règne où les formes sont visibles aux sens, et auxquelles travaillent également les entités créatrices de formes et celles qui se manifestent au niveau psychique, et dans lesquelles l’esprit lui-même, sous forme de pensée, devient créateur au sein du monde sensible (règne humain).

Une fois que l’on a saisi de cette manière le monde sensible, il devient également possible de comprendre les êtres d’un autre genre que ceux qui existent dans ces quatre règnes de la nature. Parmi ces entités il y a, par exemple, ce qu’on appelle l’Esprit du peuple (Esprit de la nation). Celui-ci ne se manifeste pas directement dans le monde sensible. Il s’exprime à travers les sensations, les sentiments, les penchants, etc. dont on constate qu’ils sont communs à un peuple…

De ce fait, le regard spirituel s’élargit à une multitude d’autre entités, inférieures et supérieures, qui environnent l’être humain mais ne sont pas perceptibles à nos sens. Par contre, les personnes douées de facultés de vision spirituelle perçoivent de telles entités et peuvent les décrire. Aux espèces inférieures de ces êtres appartient tout ce que l’investigateur du monde spirituel décrit comme salamandres, sylphes, ondines, gnomes… Elles sont les démonstrations concrètes d’une réalité spirituelle qui ne peut être présentée que de cette manière, sous forme allégorique… Bien entendu, elles ne peuvent jamais être accessibles aux eux physiques puisqu’elles n’ont pas de corps sensibles…

L’homme les perçoit et devient leur compagnon lorsqu’il ouvre son œil spirituel et son oreille spirituelle à leur égard…

 

VI.                 DES FORMES-PENSEES ET DE L’AURA HUMAINE

… La pensée est une réalité effective qui rayonne d’une entité humaine et afflue vers l’autre…

Les pensées émanant de la vie des sens sillonnent le monde de l’âme sous forme de nuances rouge.

Une pensée par laquelle le penseur s’élève vers la connaissance supérieure prend une belle couleur jaune clair.

Une pensée issue d’un amour dévotionnel rayonne en un merveilleux rose…

L’aura diffère considérablement en fonction des tempéraments et des dispositions de ‘âme humaine, mais aussi suivant les degrés du développement spirituel…

En cas de pensées intenses, l’aura montre une tonalité de base d’un vert agréable…

Les nuances de bleu apparaissent chez les âmes aux attitudes dévotionnelles…

Une contrariété violente qui explose brutalement provoque des courants rouges, l’amour-propre blessé qui soulève brusquement des vagues émotionnelles peut être perçu sous forme de nuages vert-sombre.

La triple aura est l’expression visible de manière suprasensible de l’entité humaine. En elle s’expriment les trois parties de l’homme : le corps, l’âme et l’esprit…

La première aura est un reflet de l’influence exercée par le corps sur l’âme de l’homme ; la seconde caractérise la vie propre de l’âme qui s’est élevée au-dessus des excitations sensorielles immédiates mais ne s’est pas encore vouée au service du principe éternel ; la troisième reflète la domination que l’esprit éternel a établie sur l’être humain temporel…

Les trois parties de l’aura contiennent des coloris aux nuances les plus diverses…

Les couleurs fondamentales de la troisième aura sont le jaune, le vert et le bleu. Un jaune clair apparaît ici lorsque la pensée est saisie par des idées vastes et élevées qui cherchent à saisir le détail à partir de l’ensemble de l’ordre universel divin. Lorsque la pensée est intuitive et qu’elle est parfaitement affranchie de toute représentation sensible, ce jaune prend un reflet d’or. Le vert exprime l’amour pour toutes les créatures ; le bleu est le signe de l’aptitude au sacrifice désintéressé au profit de tous les êtres…

 

LE SENTIER DE LA CONNAISSANCE

Chaque être humain peut acquérir, par ses propres moyens, la connaissance de la science spirituelle dont il est question dans ce livre…

C’est précisément par l’assimilation des enseignements révélés par d’autres que l’on accède au premier degré de sa propre connaissance…

Tout savoir relatif aux mondes psychique et spirituel sommeille dans les tréfonds de l’âme humaine…

Le savoir inconscient fait écho aux données spirituelles découvertes par d’autres…

Certes, ce serait bien plus commode si l’on pouvait accéder au don supérieur de la voyance en évitant le travail de la pensée… Or, la voyance exige une solidité intérieure, une assurance psychique à laquelle seule la pensée peut conduire…

Le « voyant » doit avoir une vie de l’âme absolument saine. Or il n’existe pas de meilleure culture de cette santé que la vraie pratique de la pensée…

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L’incrédulité non fondée est effectivement nuisible. Car elle agit chez le destinataire comme une force de répulsion… L’ouverture des sens supérieurs présuppose non la foi aveugle mais l’accueil des idées issues de la science spirituelle. L’investigateur spirituel se présente devant son élève avec l’exigence suivante : tu ne dois pas croire ce que je te dis, mais le penser, en faire le contenu de ton propre monde des pensées ; mes pensées agiront alors d’elles-mêmes en toi de telle sorte que tu les saisiras dans leur vérité… Il donne l’impulsion…

Une première qualité à développer par celui qui veut accéder à sa propre vision des réalités supérieures. C’est le fait de s’adonner sans réserve, sans parti-pris à ce que révèlent la vie humaine ou aussi le monde extérieur à l’homme. Qui affronte à priori les réalités du monde au moyen du jugement tiré de l’expérience précédemment acquise, se ferme avec de tels jugements aux effets que ces réalités exercent de toutes parts et en toute sérénité sur lui. A tout moment l’étudiant doit pouvoir se transformer en un réceptacle entièrement vide dans lequel se déverse le monde étranger. Ne peuvent être des instants de connaissance que ceux où tout jugement, toute critique émanant de nous sont réduits au silence. Quand nous nous trouvons en face d’un autre, il est sans importance de savoir si nous sommes plus sages que lui.

Même l’enfant le moins raisonnable a quelque chose à révéler au sage le plus haut placé. Et si ce dernier aborde l’enfant avec son jugement si sage soit-il, sa sagesse s’interpose comme un verre terni entre lui et ce que l’enfant peut avoir à lui révéler…

Si quelqu’un veut s’engager sur le sentier de la connaissance supérieure, il doit s’exercer pour être en mesure, à tout instant, de s’effacer lui-même avec tous ses préjugés…On peut énergétiquement développer en soi cette faculté. Qu’on essaie, par exemple, de ne porter aucun jugement sur les personnes de son entourage… Il faut s’efforcer de comprendre les gens tels qu’ils sont…

Ou bien, lorsqu’on se trouve dans un milieu qui appelle tel ou tel jugement, on s’interdit de juger et on s’abandonne sana arrière-pensée aux impressions. Il s’agit de laisser les choses et les événements nous parler plutôt que d’en parler. Cette attitude doit également s’étendre au monde des pensées…

Tant que l’être humain incline encore à se surestimer aux dépens du monde, alentour il se barre l’accès à la connaissance supérieure

Tout penchant auquel on obéit aveuglément réduit la possibilité de percevoir le monde alentour à sa vraie lumière…

Le plaisir que l’on éprouve face à un objet nous rend immédiatement dépendants de lui. On se perd en lui. Celui qui, obéissant aux impressions changeantes, s’abandonne aux plaisirs et aux peines, ne peut s’engager sur le sentier de la connaissance spirituelle.

Il doit accueillir avec sérénité plaisir et peine…

Le plaisir ne doit servir qu’à me révéler que l’objet a une qualité capable d’engendrer du plaisir. C’est cette qualité que je dois apprendre à connaître. Si je m’en tiens au plaisir et me laisse entièrement absorber par lui, je ne fais que m’exprimer moi-même ; par contre, si le plaisir n’est pour moi que l’occasion d’éprouver une qualité de l’objet, j’enrichis par dette expérience mon être intérieur…

L’œil n’est utile au corps que parce qu’il est un organe de transmission pour les impressions sensorielles ; le plaisir et la peine deviennent des yeux psychiques lorsqu’ils cessent de n’avoir de valeur que pour eux-mêmes et commencent à révéler à notre propre âme l’âme étrangère…

Le chercheur doit donc imposer à sa pensée une structure sévère. Ses pensées doivent peu à pu cesser complètement de suivre le courant de la vie quotidienne. Tout leur déroulement doit se conformer au caractère intime du monde spirituel. L’homme doit pouvoir s’observer sous cet angle et se maîtriser. Chez lui les pensées n’ont pas le droit de s’associer arbitrairement les unes aux autres…

Lorsqu’une idée favorite croise sa route, il doit la refouler dès lors qu’elle perturbe le cours régulier de sa démarche. Si un sentiment personnel tente de donner à ses pensées une direction qui leur est étrangère, il doit l’étouffer…

Bien que les mathématiques conduisent à une excellente discipline de la pensée, on peut néanmoins acquérir une pensée pure, saine et vivante sans les mathématiques.

Ce que l’aspirant à la connaissance s’efforce de faire pour sa pensée, il doit également le rechercher pour ses actes…. On n’agit en accord avec le monde spirituel que si l’on obéit à ses lois…

Même celui qui se trompe détient, lorsqu’il tend vers la vérité, une force qui le détourne de la fausse voie. S’il est dans l’erreur, cette force s’emparera de lui et le conduira sur la voie de la vérité.

Le seul fait d’objecter : « je peux aussi me tromper », constitue une incroyance nuisible et démontre que l’homme n’a aucune confiance dans la force de la vérité…

Ce n’est pas la volonté égoïste de l’homme qui peut réglementer le Vrai ; c’est au contraire ce Vrai lui-même qui doit devenir tout-puissant en nous, imprégner notre être tout entier et en faire la réplique des lois éternelles du pays des esprits. L’être humain doit se pénétrer de ces lois éternelles afin de les faire rayonner dans le monde. Celui qui aspire à la connaissance doit être capable de maîtriser sa volonté aussi bien que sa pensée. En toute humilité et sans la moindre prétention il devient ainsi un messager du monde du Vrai et du Beau…

Une douleur ne se contentera plus seulement de le remplir de tristesse, mais pourra lui dire aussi quelles sont les qualités que possède l’être qui est source de douleur…

Lorsque nous nous retirons de cde qui est périssable en nous, et que nous vivons avec notre sentiment de nous-même, avec notre « Moi », dans ce qui est durable, alors nos parties éphémères deviennent des médiateurs ; ce qui se dévoile grâce à eux, c’est le côté impérissable, éternel des choses. Ce rapport entre son propre être éternel et ce qu’il y a d’éternel dans les choses, il faut qu’il se réalise chez le chercheur. Avant même qu’il ne se livre à des exercices du genre de ceux que nous avons décrits, et aussi pendant qu’il les accomplit, il doit orienter son intérêt vers cet élément impérissable. Quand j’observe une pierre, une plante, un animal, un homme, je dois me souvenir qu’en tout cela s’exprime un principe éternel. Je dois pouvoir me demander : qu’y a-t-il de durable dans la pierre périssable, dans l’homme périssable ? Qu’est-ce qui survivra à l’apparence sensible éphémère ?...  Il nous suffit d’abord de diriger notre attention vers ce qui est durable

L’éphémère ne l’attire plus comme avant pour de simples raisons égocentriques mais devient pour lui un membre, un symbole de l’éternel. Cet éternel en toutes choses, il apprend à l’aimer…

Le chercheur voit ainsi s’ouvrir la possibilité de ne plus subir les seules influences du monde sensible alentour qui sollicitent en tous sens sa volonté. Au moyen de la connaissance il a perçu l’éternel des choses…

Cet agir dirigé de l’intérieur ne peut être qu’un idéal vers lequel on tend… Être libre, c’est agir par soi-même

Le chercheur reçoit une nouvelle patrie. Il devient consciemment citoyen du monde suprasensible. La source de la connaissance spirituelle lui vient désormais d’un lieu supérieur…

La fausse image que l’on se fait de l’Esprit n’est que superstition. L’initié a dépassé la superstition, car il sait quelle est la vraie forme de l’Esprit. Liberté par rapport aux préjugés qu’éprouve la personnalité, par rapport au doute et à la superstition, voilà ce qui caractérise l’être qui, sur le sentier de la connaissance, s’est élevé au niveau de l’adepte…

Une description plus poussée du « sentier » n’est pas envisagée ici. Dans la mesure où cela est possible, elle figure dans mon livre « La Science de l’occulte » qui constitue la suite du présent ouvrage…

Il faut également reconnaître que la connaissance du monde spirituel, celle que l’on acquiert en suivant le sentier, mais aussi celle que l’on doit à la pénétration des vérités de la science spirituelle par l’entendement sain et libre de préjugés, conduit à l’élévation du niveau moral, à une compréhension vraie de l’existence sensible, à un sentiment sécurisant dans l’existence et à la santé intérieure de la vie psychique…

 

DIVERSES REMARQUES ET ADDITIFS – Note 12

… Une fois insérée dans le corps physique, l’âme qui est frappée par un coup du destin ne se doute pas que durant la vie purement spirituelle précédant la naissance elle a elle-même décidé de se diriger vers ce coup du destin. Ainsi, ce qui, du point de vue de la vie terrestre, semble totalement involontaire, est, dans le monde suprasensible, voulu par l’âme… 1

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