Télévision : émissions SAGESSES BOUDDHISTES - Dossier relatif aux émissions de France 2 "SAGESSES BOUDDHISTES", avec ou sans sous-titres et avec une transcription écrite pour la plupart de ces émissions. L'émission est présentée chaque dimanche de 8h30 à 8h45.
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TV - SAGESSES BOUDDHISTES - émissions Télévision France 2
Vivre la culpabilité autrement

* VIDÉO DES ÉMISSIONS "SAGESSES BOUDDHISTES" :

- 16.11.2014 : Vivre la culpabilité autrement
La culpabilité est source de souffrance car elle fausse la compréhension des situations et des choses. Quelles qualités faut-il développer pour remédier à ce sentiment ? 

PRÉSENTATION :

Dossier relatif aux émissions de télévision "Sagesses bouddhistes", avec une transcription écrite.

L'émission " Sagesses Bouddhistes" est présentée chaque dimanche sur France 2 de 8h30 à 8h45.

 


VIDÉOS SAGESSES BOUDDHISTES :

Les vidéos sont sur Youtube au lien :
https://www.youtube.com/user/mauricegaultier

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Replay sur France 2 :
http://www.france2.fr/emissions/les-chemins-de-la-foi

Replay sur Pluzz.fr :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html


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Toutes les vidéos, sur Youtube, depuis septembre 2010 avec la Sangha des Colibris au lien :
http://www.youtube.com/user/colibris67

 

Toutes les vidéos, sur Dailymotion, depuis 2008 avec vchristophe :
http://www.dailymotion.com/vchristophe

 

D'autres vidéos au site de Mickaël (Bordeaux) :
http://www.dailymotion.com/user/sakiamuni/1


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Site de l'UBF (Union Bouddhiste de France) :
http://www.bouddhisme-france.org/ et plus particulièrement :
http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/ : les émissions diffusées, les livres présentés...

 

Forum Bouddhiste : L'Arbre des Refuges :
http://www.larbredesrefuges.com/




SOUS-TITRES et TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES

Les présentes transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.

 

Vous pouvez aussi voir l'émission sous 7 jours avec les sous-titres
en activant les sous-titres dans la barre de défilement au lien :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html
(roue crantée "plus d'options" et cliquer sur "sous-titres")


Remarques :
Le site "Télé Scoop" présente une transcription écrite des émissions "Sagesses bouddhistes" au lien :
http://telescoop.tv/search/?q=Sagesses+bouddhistes&ref=home


Il existe aussi dans le site de l'UBF ("Union Bouddhiste de France" ) des archives depuis 1997 au lien :
http://www.bouddhisme-france.org/archives/voix_bouddhistes/ où sont présentés quelques extraits des émissions Sagesses Bouddhistes.
Voici à ce lien quels thèmes sont ainsi présentés : #archives_u_b_f



 


Vivre la culpabilité autrement


 

VIDÉO DE L'ÉMISSION - PRÉSENTATION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

Dimanche 16 novembre 2014 - France 2 à 8h30

La culpabilité est source de souffrance car elle fausse la compréhension des situations et des choses.
Quelles qualités faut-il développer pour remédier à ce sentiment ? 


Photo de l'album de Facebook

LA VIDÉO DE L'ÉMISSION :

Revoir sur Youtube VOSTF sous-titrée en français :
https://www.youtube.com/watch?v=u5lnBpE0j_c (14'54)




Revoir sur Dailymotion VOSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x2abo6i (14'55)


Sagesses bouddhistes - Vivre la culpabilité... par conscience33 

 

Revoir en replay (6 jours) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes_,112497362.html


PRÉSENTATION :

La culpabilité est source de souffrance car elle fausse la compréhension des situations et des choses. 
Quelles qualités faut-il développer pour remédier à ce sentiment ? 


Invité :
Lama Puntso

Émission présentée par : Aurélie Godefroy

 

Autres informations :

Lu au lien : http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/article/vivre-la-culpabilite-autrement.html

Sagesses Bouddhistes consacre son émission à la culpabilité qui est source de grande souffrance pour tous car elle fausse la compréhension des situations et des choses et il est souvent très difficile de l’évacuer.

Livres présentés lors de cette émission :

Un chemin de Sagesse
Une riche synthèse des enseignements de Lama Jigmé Rinpoché, qui permettent d’utiliser dans la vie de tous les jours la grande Sagesse du Bouddha.
Un guide simple et abordable de la voie bouddhique appliquée selon la tradition Kagyupa.

Imparfaits, libres et heureux
Christophe André
Editions : Odile Jacob Editions
Ce livre vous aide à avancer sur le chemin de l’estime de soi.
A la construire, la réparer, la protéger pour mieux évoluer dans la vie.


Informations complémentaires :

Adresse du Centre Dhagpo Bordeaux :
4 av de la République - 33200 Bordeaux
www.dhagpo-bordeaux.org
courriel : dhagpobordeaux@gmail.com

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION À PARTIR DES SOUS-TITRES :


L'ÉMISSION :

-Bonjour à toutes, bonjour à tous, et merci de votre présence.
Nous sommes très heureux de vous retrouver ce dimanche pour une émission consacrée à un sujet qui nous concerne tous : la culpabilité.
En effet, source de souffrances, elle fausse notre compréhension des choses et des situations dans notre quotidien ou sur notre chemin spirituel.
Allors, de quelle manière fonctionne-t-elle ?
Comment la prévenir et y remédier ?
Quelle qualité devons-nous apprendre à développer pour nous y aider ?
C'est ce que je vous propose de voir dès à présent avec notre invité Lama Puntso.
Lama Puntso, bonjour.

-Bonjour.

-Vous êtes bouddhiste depuis une trentaine d'années.
Vous vivez aujourd'hui à Bordeaux.
Vous vous occupez de Dhagpo Bordeaux, un centre d'études et de méditation.
La culpabilité est un mot utilisé de manière courante.
On le comprend parfois...
C'est souvent très négatif.
Est-ce que vous pourrez nous définir ce terme ?

-Il y a de nombreuses façons de définir la culpabilité.
Elle a été décrite en psychologie, par différents spécialistes.
Moi, je la définirais comme ceci :
nous vivons à partir d'un cadre de références.
Il y a notre culture.
Par exemple, le rapport hommes-femmes, le rapport à l'âge.
Il y a l'éducation.
Il y a aussi les croyances, ces certitudes non revisitées.
Par exemple, être riche, c'est toujours un peu suspicieux.
Il y a aussi mes choix éthiques.
Etant sur un chemin spirituel, je peux par exemple décider d'être honnête, de ne pas tromper les autres.
Tout ça va former mon cadre de références, c'est-à-dire moi, ce que je vis.
Le problème prend place lorsque je sors de ce cadre.
C'est-à-dire une situation, un geste que je pose, quelque chose que je fais, va me sortir du cadre dans lequel je souhaitais et je pensais être, d'autant que certains aspects de ce cadre ne sont pas toujours conscients.

-Hm, hm. Il nous arrive de confondre le sentiment de culpabilité et la culpabilité factuelle.
Quelle est la différence ?

-Par exemple, je suis censé, dans mes représentations, réussir quand je fais quelque chose.
Je ne réussis pas. Ça arrive.
Mais je me sens en erreur.
Et je vais me juger comme n'étant pas valable.
Et c'est là où la culpabilité naît.
Une chose est la culpabilité factuelle.
C'est-à-dire je fais quelque chose, donc je suis coupable.
Je vole : je me mets hors la loi.
C'est une culpabilité factuelle.
Un sentiment de culpabilité, c'est différent.
Parce que ça peut ne rien à voir avec ce qui s'est passé.
Je vais redonner un exemple.
Je parle à un ami.
A un moment, je lui dis ce que je pense de lui, de ce qu'il fait.
Je rentre chez moi et arrive ce sentiment d'en avoir trop dit, d'être dans l'erreur.
Je commence à me juger.
La culpabilité naît.
Au moment où je décide de téléphoner à cet ami et de lui exprimer mon malaise, lui va me dire :
"J'ai trouvé ça tout-à-fait pertinent. D'ailleurs, je ne m'en souvenais plus".
Mon sentiment de culpabilité va prendre place, alors que rien de concret ne s'était passé.
Voyez donc, il y a une différence entre une culpabilité factuelle où j'ai effectivement agi de façon erronée, et le sentiment de culpabilité qui s'élève de ce que je peux projeter.

-Alors quel impact ce sentiment de culpabilité peut avoir sur notre quotidien et notre pratique spirituelle ?

-Au quotidien, le sentiment de culpabilité implique la souffrance, l'insatisfaction, le décalage entre la réalité et la projection.
Ça peut nous entraver dans ce qu'on a à dire, ce qu'on a à faire.
Par exemple, en milieu professionnel, le fait d'être dans ce sentiment de culpabilité par rapport aux autres peut vraiment me limiter dans ce que je souhaite faire.
Sur le chemin spirituel, je vais prendre 2 exemples.
Dans la méditation.
J'ai l'idée de ce que devrait être la méditation.
Ça ne marche pas comme je le souhaite :
et donc de ce fait, j'ai l'impression d'être en décalage, de ne pas réussir, d'être un mauvais méditant.
Ça génère de l'agitation, de l'émotion qui vont être à l'inverse de ce que devrait m'amener la méditation.
Et puis, par rapport au karma, là, c'est vraiment une difficulté.

-On comprend mal le karma dans ce cadre-là.

-Le karma est un processus naturel.
Les actions ont des conséquences.
Effectivement, la nature de la conséquence a à voir avec la nature de l'action.
Ce sera spécifique.
Toute cette mentalité, on pourrait dire, de la culpabilité va m'amener à penser au karma en termes de punitions, en termes de souffrances injustifiées.
Il y a une série d"interprétations qui vont faire que nous allons passer à côté du sens réel du karma.
De ce fait-là, on ne va pas pouvoir, on pourrait dire, l'utiliser de façon juste.

-La culpabilité est-elle appréhendée de manière différente en Orient et en Occident ?

-Il y a une vieille anecdote tout d'abord.
Quand on a parlé de la culpabilité à Guendune Rinpoché, Maître qui a favorisé l'expansion du bouddhisme en France.
Déjà, le mot n'existe pas en tibétain.
On a dû expliquer cette notion.
Une fois qu'il a compris ce que c'était, mais cette notion n'a pas été, comme dans notre culture, élaborée et cultivée.
Ceci dit, je pense qu'actuellement, le sentiment de culpabilité est largement partagé en Orient et en Occident.
Mais en Occident, on a cette culture de la culpabilité.
Et je pense que petit à petit, on est en train de s'en sortir.

-Hm, hm. Alors justement, revenons au mécanisme de la culpabilité.
Comment est-ce qu'elle se nourrit ?
Comment ça se passe concrètement ?

-Déjà, il y a ce rapport à l'erreur.
Je me trompe ou je suis dans une situation en décalage avec ce que je souhaite.
Il y a ce jugement sur soi-même, comme je vous l'ai déjà dit.
Et puis il y a un élément important, c'est la globalisation.
Qu'est-ce que la globalisation ?
A un certain moment, l'erreur que je juge comme étant une faute va prendre tout l'espace et ne va plus me permettre d'inscrire ce qui s'est passé dans les faits qui ont posé ce contexte.
C'est comme si j'étais face à une assemblée.
Je me trompe devant tout le monde, je m'énerve par exemple.
Et là, plutôt que de m'excuser et de passer à autre chose, ça va émotionnellement me prendre et je ne vais plus pouvoir réinscrire ce qui se passe dans la réalité, mais je vais être dans cette saisie, dans ce malaise.
De ce fait-là, il y a une insatisfaction, une souffrance, une frustration qui va vraiment me décaler par rapport à la situation.
Cette culpabilité va se nourrir d'une certaine façon d'elle-même.
Et surtout il y a un autre aspect important :
elle va me donner l'impression de l'irréparable, l'impression de ne pas pouvoir récupérer ce qui s'est passé.

-Né de notre rapport à l'erreur.

-L'erreur est naturelle.
De fait. Nous sommes dans des processus, des actions, des réflexions qui vont nous mettre dans l'erreur, dans le décalage, desquels on peut apprendre.
Mais avec ce sentiment de culpabilité, l'erreur va venir comme une agression, comme une impossibilité.
C'est pour ça...
La culpabilité est un mélange de plusieurs émotions.
En poussant un peu, je pourrais dire que nous sommes orgueilleux de penser qu'on ne peut pas se tromper.
Ce rapport à l'erreur, il nous faut vraiment le revisiter, le voir comme un processus naturel, une source d'apprentissage, ce qui demande un certain entraînement.
Parce que c'est quelque chose qui est issu de l'éducation, de la culture, cela demande vraiment de clarifier notre rapport à l'erreur.

-Alors justement, qu'est-ce que vous nous conseillez Lama Puntso, pour prévenir cette culpabilité et y remédier ?

-Si l'on puise dans l'enseignement du Bouddha, la première chose, c'est la motivation.
C'est-à-dire, est-ce que je suis prêt à rencontrer ce sentiment de culpabilité et à travailler avec ?
Ensuite, je pense qu'une des clés, c'est de développer l'attention, la vigilance, la conscience de soi-même.
La méditation est bien sûr une aide précieuse.
C'est-à-dire qu'il faut développer ce regard bienveillant sur soi-même.
Par exemple, lorsque je médite, évidemment, il y a de l'agitation, évidemment il y a des émotions.
Et évidemment je vais rencontrer mes dysfonctionnements.
L'attention, la vigilance et ce regard bienveillant vont m'apprendre à me reconnaître dans l'erreur sans me juger pour autant.
Attention et vigilance sont vraiment une source précieuse en lien avec la méditation.
Un autre aspect important aussi, c'est de revisiter nos représentations.

-C'est-à-dire ?

-C'est-à-dire que de fait, il y a un décalage entre ce qui se passe, la réalité et ma façon de le percevoir.
Il y a mes représentations, il y a le jeu émotionnel qui prend place.
En même temps, ce mode de connaissance permet de comprendre ce qui se passe et en même temps, il me décale par rapport à la réalité.
Je n'ai pas d'autre choix que de partir de mes représentations, mais je peux m'entraîner à prendre conscience de ceci :
ma vision de la réalité n'est que ma vision de la réalité, ce n'est pas la réalité.
Le fait d'être conscient de ça me donne un espace qui va me permettre de revisiter ma façon de voir, ma façon de comprendre.
L'ensemble, avec l'attention et la vigilance, va me donner les moyens de développer une souplesse.
Parce que la culpabilité rend très dur.
Une souplesse par rapport à moi-même, par rapport aux autres.
D'ailleurs, je pense que les Maîtres l'ont compris.
Il y a cet ouvrage, qui est sur la table, "Un chemin de sagesse", de Jigmé Rinpoché.
Le mot culpabilité n'y est pas.
Mais purtant, dans la façon d'expliquer l'enseignement, il donne tous les moyens d'avoir cette douceur cette acceptation de nos erreurs qui fait que nous allons grandir.

-Quelle est notre part de responsabilité dans cette culpabilité, mais aussi celle des autres finalement ?

-La difficulté, c'est que la culpabilité va ener à établir une relation spécifique aux autres.
Une des façons de vivre la culpabilité, c'est de culpabiliser les autres.
J'essaye de faire vivre à l'autre ce que moi-même je subis.
Ou cette culpabilité va me tétaniser.
Le mot est un peu fort.
Ça va me bloquer dans ce que j'ai à faire.
Donc, la responsabilité par rapport à moi-même, comme on l'a vu tout-à-l'heure, c'est de décider d'en sortir et, petit à petit, se transformer.
La responsabilité par rapport aux autres, c'est d'être attentif, d'une certaine façon de ne pas être contaminant dans ma culpabilité et aussi de ne pas laisser un terrain à l'autre dans sa volonté de culpabiliser.
En même temps, chacun est dépassé par ces jeux émotionnels.
C'est pour ça qu'il est important, je pense, et c'est là qu'est notre responsabilité, d'avoir le courage d'aller revisiter ce que nous vivons pour pouvoir le transformer.

-Merci beaucoup, Lama Puntso.

-Merci à vous.

-Avant de nous quitter, voici quelques livres que nous vous conseillons.
Tout d'abord de Lama Jigmé Rinpoché, Un chemin de sagesse.
Imparfaits, libre et heureux de Christophe André.
C'est la fin de notre émission, vous pouvez revoir pendant toute cette semaine sur le site Internet de France 2 en consultant Pluzz.fr
Merci à tous de votre fidélité, je vous souhaite une très bonne journée, à la semaine prochaine.
 

 


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