Télévision : émissions SAGESSES BOUDDHISTES - Dossier relatif aux émissions de France 2 "SAGESSES BOUDDHISTES", avec ou sans sous-titres et avec une transcription écrite pour la plupart de ces émissions. L'émission est présentée chaque dimanche de 8h30 à 8h45.
Retour ACCUEIL      Retour SOMMAIRE          Retour Télé_SANTE          Retour SAGESSES BOUDDHISTES

TV - SAGESSES BOUDDHISTES - émissions Télévision France 2
Eveil et transformation dans la pratique du zen

* VIDÉO DES ÉMISSIONS "SAGESSES BOUDDHISTES" :

- 2.11.2014 : Eveil et transformation dans la pratique du zen
L'Eveil socle de la philosophie bouddhique, que tout pratiquant souhaite atteindre, semble être une notion très complexe pour le néophyte. Roland Rech en expliquera les principales particularités.

PRÉSENTATION :

Dossier relatif aux émissions de télévision "Sagesses bouddhistes", avec une transcription écrite.

L'émission " Sagesses Bouddhistes" est présentée chaque dimanche sur France 2 de 8h30 à 8h45.

 


VIDÉOS SAGESSES BOUDDHISTES :

Les vidéos sont sur Youtube au lien :
https://www.youtube.com/user/mauricegaultier

o O o


Replay sur France 2 :
http://www.france2.fr/emissions/les-chemins-de-la-foi

Replay sur Pluzz.fr :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html


o O o

Toutes les vidéos, sur Youtube, depuis septembre 2010 avec la Sangha des Colibris au lien :
http://www.youtube.com/user/colibris67

 

Toutes les vidéos, sur Dailymotion, depuis 2008 avec vchristophe :
http://www.dailymotion.com/vchristophe

 

D'autres vidéos au site de Mickaël (Bordeaux) :
http://www.dailymotion.com/user/sakiamuni/1


o O o

 

Site de l'UBF (Union Bouddhiste de France) :
http://www.bouddhisme-france.org/ et plus particulièrement :
http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/ : les émissions diffusées, les livres présentés...

 

Forum Bouddhiste : L'Arbre des Refuges :
http://www.larbredesrefuges.com/




SOUS-TITRES et TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES

Les présentes transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.

 

Vous pouvez aussi voir l'émission sous 7 jours avec les sous-titres
en activant les sous-titres dans la barre de défilement au lien :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html
(roue crantée "plus d'options" et cliquer sur "sous-titres")


Remarques :
Le site "Télé Scoop" présente une transcription écrite des émissions "Sagesses bouddhistes" au lien :
http://telescoop.tv/search/?q=Sagesses+bouddhistes&ref=home


Il existe aussi dans le site de l'UBF ("Union Bouddhiste de France" ) des archives depuis 1997 au lien :
http://www.bouddhisme-france.org/archives/voix_bouddhistes/ où sont présentés quelques extraits des émissions Sagesses Bouddhistes.
Voici à ce lien quels thèmes sont ainsi présentés : #archives_u_b_f



 


Eveil et transformation dans la pratique du zen


 

VIDÉO DE L'ÉMISSION - PRÉSENTATION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

Dimanche 2 novembre 2014 - France 2 à 8h30

Le koan est un petit texte court, déstabilisant, ressemblant à une énigme,
dicté par le maître à son disciple afin de l'aider dans sa compréhension des principes fondamentaux du bouddhisme.


Photo de l'album de Facebook

LA VIDÉO DE L'ÉMISSION :

Revoir sur Youtube VOSTF sous-titrée en français :
https://www.youtube.com/watch?v=WSG0BdSjEGQ (14'50)




Revoir sur Dailymotion VOSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x295d9j (14'51)


Sagesses bouddhistes - Eveil et transformation... par conscience33

Revoir en replay (6 jours) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes_,111772288.html


PRÉSENTATION :

L'Eveil socle de la philosophie bouddhique, que tout pratiquant souhaite atteindre, semble être une notion très complexe pour le néophyte.
Roland Rech en expliquera les principales particularités.

Invité :
Roland Rech

Émission présentée par : Aurélie Godefroy

 

Autres informations :

Lu au lien : http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/article/eveil-et-transformation-dans-la-pratique-du-zen.html

Livres présentés lors de cette émission :

L’Illumination silencieuse
Roland Yuno Rech
Editions : Yuno Kusen Editions
Ce volume est la suite du tome I, « Le Champ de la vacuité ». Yuno Rech continue d’y commenter les instructions de Maître Wanshi pour une pratique de l’illumination silencieuse en zazen et dans la vie quotidienne.

Maître Wanshi (Hung-Chich Cheng-Chueh) vécut en Chine entre 1091 et 1157. Il était un moine de la lignée Soto (Caodong). Il est resté célèbre pour avoir initié le zen de l’illumination silencieuse centré sur la pratique de la méditation sans objet par opposition au zen Rinzai ou les disciples sont souvent invités à méditer sur des koan.

Moine zen en Occident
Roland Yuno Rech
Editions : Editions Albin Michel
Depuis la mort de maître Taisen Deshimaru - premier moine japonais à avoir enseigné la pratique du zen dans nos pays -, l’un de ses proches disciples, Roland Rech, ancien cadre supérieur dans l’industrie, a été président puis vice-président de l’Association Zen internationale depuis 1982, dont les centres se sont multipliés en France et en Europe.

Il a donc la charge de transmettre en tant qu’ occidental à des occidentaux l’essence d’une philosophie et d’une pratique corporelle de la méditation venues d’Extrême-Orient et remontant au Bouddha. À travers ces entretiens, Roland Rech évoque vingt ans d’expérience personnelle et de pratique quotidienne. Comme le souligne Arnaud Desjardins dans sa préface, il nous parle « d’un zen particulièrement sobre, dépouillé et surtout fidèle à l’héritage des anciens maîtres ».

Retrouvez l’esprit de la méditation
Marc de Smedt
Editions : Editions Le Relié

Lorsque la méditation se pratique dans des dojos, des temps de silence alternent avec des temps de parole. La personne qui dirige la séance lit et commente des textes d’éveil. Depuis une trentaine d’années, marc de Smedt réunit certaines de ces paroles inspirantes et nous en propose aujourd’hui un recueil commenté.


Informations complémentaires
Adresse du centre :
Gyobutsu Ji, Temple zen de Nice
4 Avenue Notre-Dame / tel : 04 93 80 81 49
Toutes infos : www.zen-nice.org

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

Arlène Tempier :- "Sagesses Bouddhistes" reçoit Roland Rech, moine zen dans la tradition sôtô, pour une émission consacrée à l'éveil que tout pratiquant souhaite atteindre.


L'ÉMISSION :

-Bonjour, merci de votre fidélité. On est heureux de vous retrouver pour une émission consacrée à l'éveil et à la transformation dans le zen. Faire l'expérience de la réalité de l'être et d'une transformation de nous, de notre mode de conscience, de notre quotidien et de notre action dans le monde nécessite l'intégration de la voie au quotidien, et la conscience du sens de notre existence. Qu'est-ce que l'éveil, la transformation, à quoi s'éveille-t-on ? Roland Rech, disciple du maître Taisen Deshimaru. Bonjour.

-Vous enseignez depuis 30 ans, aujourd'hui au dojo zen de Nice et au temple zen de la Gendronniere. Vous dirigez des retraites toute l'année partout en Europe.

-Oui.

-Pourquoi cette question de l'éveil et de la transformation est-elle centrale dans le zen ?

-Parce que la pratique du zen est une pratique qui est issue véritablement de l'éveil du Bouddha. Bouddha veut dire l'Eveillé. Et l'éveil n'est pas seulement, comme on le croit souvent, une sorte d'intuition subite, de prise de conscience d'une vérité, d'une réalité. Comme eurêka: "Ça y est, j'ai compris." Dans le zen, on insiste beaucoup sur la réalisation. On n'aime pas parler du mot satori, dans le zen Soto, car il évoque trop la compréhension. En japonais, satori signifie "comprendre". Se comprendre soi-même est important, mais le plus important est d'actualiser ce qu'on a compris, ce à quoi on s'est éveillé dans la vie quotidienne.

-A quoi est-ce qu'on s'éveille ?

-On s'éveille à la véritable nature de notre existence. Tant qu'on n'a pas réalisé cet éveil et le fait que notre ego n'est que la surface de nous-mêmes, que la profondeur de notre être est un état d'être en totale unité avec toutes les existences de l'univers, qu'on est un avec, on se sent comme enfermé en soi-même, on ne respire pas comme il faut. On n'actualise pas la réalité profonde de notre existence, donc on ressent de l'insatisfaction.
La dukkha, c'est la souffrance de ne pas être éveillé. On ne se rend pas compte de la cause de cette souffrance, on pense qu'on souffre parce qu'il nous manque quelque chose. Mais il ne nous manque rien. Ce que nous sommes, nous le sommes depuis l'origine, mais on doit prendre conscience de ce qu'on est.

-C'est se connaître soi-même.

-Oui. S'oublier soi-même, ce n'est pas de la négligence, un oubli malencontreux, c'est lâcher prise avec notre identification au petit ego qui est important pour qu'on ait un sentiment d'unité, d'identité personnelle, mais c'est pas la totalité de notre être, loin de là. S'oublier soi-même, ça veut dire lâcher prise avec ce qu'on pense être soi et qui n'est pas la réalité, qui sont nos illusions : "Moi, je suis comme ceci." Avec une carrière, une ambition, un karma, une histoire. Tout ce qu'on met ensemble pour se créer un personnage occulte quelque chose de plus profond. Ce qui fait le dynamisme de notre vie, c'est d'être constamment relié à chaque instant à tous les êtres de l'univers. Vivre profondément cette unité, c'est l'actualisation de l'éveil. On est satisfait, on a moins besoin de poursuivre des illusions compensatoires.
-Concretement, comment s'éveiller ? Par la pratique, j'imagine ?
-Oui. La pratique fondamentale, c'est la pratique de la méditation. Dans le zen, on appelle ça Zazen, dans d'autres formes de bouddhisme, c'est le vipassana. Cette méditation inclut nécessairement la concentration sur le corps, l'attention a la respiration et une grande vigilance, un regard tourné vers l'intérieur. Celui-ci permet d'éclairer ce qui nous habite, c'est-à-dire nos pensées, nos émotions, nos désirs. Et plus profondément que ça, la connaissance de soi, c'est de réaliser que tout ça n'est que la surface. Que la réalité, c'est que tout cela n'est que vacuité, absence de substance car c'est impermanent, ça change tout le temps. Cette impermanence est positive, c'est un facteur de dynamisme si on l'épouse, si on l'accepte, si on s'harmonise avec elle. Ça permet à la vie d'être créative et d'évoluer.

-Peut-on dire que l'éveil se situe dans la pratique du Zazen, dans le fait de pratiquer Zazen ?

-Oui. C'est une chose incomprise, on pense qu'on pratique pour s'éveiller. Mais l'essence de l'enseignement du zen, notamment dans l'école Soto, fondée par maître Dogen... Avec la pratique de la non-dualité, on réalise que dès le 1er instant notre pratique est éveil. Elle nous harmonise avec la réalité ultime. Cette pratique, c'est voir ce qui est, s'harmoniser avec ce qui est. En Zazen, on laisse passer les pensées, on réalise l'état de conscience appelé l'hishiryo. Au-delà de l'identification aux pensées et du désir d'obtenir un résultat au moyen dé la pratiqué...

-Il faut que ce soit désintéressé.

-Oui. On fait le voeu de s'éveiller pour le bien de tous les êtres, mais on oublie ce voeu pour être avec la pratique qui devient réalisation.

-Vous évoquiez la voie de la transformation, c'est un long travail. En quoi consiste-t-elle ?

-L'éveil est subit, la transformation qui nous permet de nous harmoniser avec ce à quoi on s'est éveillé Ça prend du temps parce qu'on a en nous des traces, des habitudes de comportements, de manières de penser, d'agir, d'être, qui sont enracinés, ancrés en nous depuis notre naissance. On est conditionnés. Même si on a compris que des choses sont fausses, qu'on ne devrait pas parler, agir ou penser d'une certaine façon, on s'aperçoit au quotidien qu'on est repris par ses habitudes. Ça demande une vigilance constante. On doit éclairer sans cesse nos façons erronées de fonctionner et revenir à la condition normale. A une manière juste, non égocentrique, un lâcher-prise constant avec toute tendance à l'avidité, à la haine de ce qui nous dérange, qui empêche d'obtenir l'objet du désir. L'impatience, on se sent important et on passe devant les autres. Souvent, on se rend compte que même avec la pratique, on a de telles tendances. Pour que la vie devienne éveillée, il faut éclairer ces illusions sans arrêt et lâcher prise pour permettre à notre véritable nature de Bouddha de fonctionner et d'animer notre vie.

-Il faut mettre aussi l'accent sur la non-séparation dans de nombreux domaines, pouvez-vous nous en parler ?

-On a parlé de la non-séparation entre pratique et réalisation. On ne pratique pas pour atteindre l'éveil après. Notre pratique, à l'instant même, doit être éveillée. Il n'y a pas de séparation entre le corps et l'esprit alors que dans beaucoup de spiritualités, on voit le corps comme un obstacle a la réalisation. "Le corps est le tombeau de l'âme", disait Platon. Ça a été suivi par toute la tradition judéo-chrétienne. Dans le zen, revenir au corps est fondamental. Le corps est ici, la respiration est maintenant. Etre un avec son corps, c'est être ici, être éveillé. Puis il y a la non-séparation d'avec les autres. C'est fondamental. La sagesse n'est pas de comprendre l'interdépendance, c'est de l'actualiser en étant un avec les êtres qu'on rencontre, en nous sentant en unité avec, en en tirant les conséquences. En ne se permettant plus de faire souffrir les autres, en étant dans la compassion, la bienveillance. Ça doit pas être un effort, ça doit aller de soi, si on est vraiment conscient que l'autre et moi, on n'est ni différents ni séparés. Puis c'est la non-séparation d'avec la nature. Pas seulement notre nature profonde de Bouddha, mais ça se rejoint. On fait partie de la nature alors que la mentalité occidentale considère la nature comme une source de richesses, d'approvisionnement pour satisfaire nos besoins. Nous faisons partie de la nature et ne vivons que parce que la nature nous permet d'exister, subvient à nos besoins. Etre un avec la nature, c'est abandonner l'esprit technicien qui veut maîtriser, transformer, utiliser, exploiter et retrouver une vision plus poétique de la nature, cette capacité de communier avec la nature, d'en éprouver de la joie et du respect. Ça permet d'avoir une attitude écologique qui ne sera pas contrainte par des lois et des règlements mais qui vient du coeur, du fait que abîmer la nature, c'est s'abîmer soi-même. On ne cueille pas une fleur, on la laisse pour la contemplation des autres.

-Ces transformations nous ramènent a notre propre nature, notre nature de Bouddha ?

-Oui. Et l'autre unité fondamentale, c'est l'unité avec Dieu ou Bouddha. Un maître mettait sur le même plan Dieu et Bouddha, on pourrait épiloguer là-dessus. Notre nature essentielle, qui est la véritable nature de l'univers, de toutes les existences, qu'on appelle nature de bouddha, il est important d'en prendre conscience et de fonctionner en harmonie avec elle en actualisant l'interdépendance avec tous les êtres.

-Pour conclure cette émission, a travers cette transformation, est-ce qu'on gagne en liberté ?

-Oui. Et la liberté est un des objectifs fondamentaux de la pratique du dharma du Bouddha. Il s'agit de se libérer de tout ce qui entrave un fonctionnement harmonieux de notre existence, de ce qu'on appelle les poisons. Ce sont l'avidité, la haine, l'ignorance, la jalousie, l'égocentrisme en général. Se libérer de ces obstacles en vivant en harmonie avec ce que nous sommes au fond et en réalité. Ainsi, on peut être libre. Si on pratique une voie spirituelle en allant à l'encontre de nos manières de fonctionner habituelles, en luttant contre, il n'y a pas de véritable liberté. On est encore dans un désir d'obtention de quelque chose, une perfection spirituelle, de supprimer les illusions, etc. Mais si on enracine notre pratique dans une pratique de méditation qui transforme notre manière intérieure d'être, ces entraves à notre liberté, ces poisons vont se dissoudre peu à peu, si on est vigilant. Pour moi, la liberté, fondamentalement, c'est la capacité à lâcher prise, à se défaire de nos vieilles habitudes, des vieilles empreintes de nos karmas passés. Etre vigilant, non pas trancher les illusions mais les voir, en sourire, ouvrir la main pour laisser partir.

-Merci, Roland Rech.

-Merci pour votre attention.

-Voici quelques ouvrages que nous vous conseillons. De Roland Rech, "L'Illumination silencieuse", aux éditions du Relié, sur l'enseignement de maître Wanshi. Ce moine du 11e de l'école zen Soto a initié le zen de l'illumination silencieuse centrée sur la méditation sans objet. "Moine zen en Occident, entretiens avec Romana et Bruno Solt", chez Albin Michel, dans la collection Espaces libres. Notre invité raconte son expérience personnelle à travers sa rencontre avec maître Deshimaru, ses enseignements, et l'expérience de la pratique du zen au quotidien. Et de Marc De Smedt, "Retrouver l'esprit de la méditation", aux éditions du relié. Connaisseur des spiritualités du monde entier, l'auteur a réuni des textes anciens et modernes d'Orient et d'Occident, bien commentés. Vous pouvez revoir notre émission pendant une semaine sur le site Internet de France 2 en consultant Pluzz.fr...

 

 

Une transcription écrite des sous-titres est aussi présentée au lien :
http://telescoop.tv/browse/715556/sagesses-bouddhistes.html

 


Retour ACCUEIL      Retour SOMMAIRE          Retour Télé_SANTE          Retour SAGESSES BOUDDHISTES