Télévision : émissions SAGESSES BOUDDHISTES - Dossier relatif aux émissions de France 2 "SAGESSES BOUDDHISTES", avec ou sans sous-titres et avec une transcription écrite pour la plupart de ces émissions. L'émission est présentée chaque dimanche de 8h30 à 8h45.
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TV - SAGESSES BOUDDHISTES - émissions Télévision France 2
Bouddhisme et laïcité

* VIDÉO DES ÉMISSIONS "SAGESSES BOUDDHISTES" :

- 8.02.2015 : Bouddhisme et laïcité sur France 2
Dans une société moderne qui a séparé depuis cent dix ans maintenant les religions et l'Etat, «Sagesses bouddhistes» s'interroge sur la laïcité et sur ses rapports avec le bouddhisme.

PRÉSENTATION :

Dossier relatif aux émissions de télévision "Sagesses bouddhistes", avec une transcription écrite.

L'émission " Sagesses Bouddhistes" est présentée chaque dimanche sur France 2 de 8h30 à 8h45.

 


VIDÉOS SAGESSES BOUDDHISTES :

Les vidéos sont sur Youtube au lien :
https://www.youtube.com/user/mauricegaultier

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Replay sur France 2 :
http://www.france2.fr/emissions/les-chemins-de-la-foi

Replay sur Pluzz.fr :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html


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Toutes les vidéos, sur Youtube, depuis septembre 2010 avec la Sangha des Colibris au lien :
http://www.youtube.com/user/colibris67

 

Toutes les vidéos, sur Dailymotion, depuis 2008 avec vchristophe :
http://www.dailymotion.com/vchristophe

 

D'autres vidéos au site de Mickaël (Bordeaux) :
http://www.dailymotion.com/user/sakiamuni/1


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Site de l'UBF (Union Bouddhiste de France) :
http://www.bouddhisme-france.org/ et plus particulièrement :
http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/ : les émissions diffusées, les livres présentés...

 

Forum Bouddhiste : L'Arbre des Refuges :
http://www.larbredesrefuges.com/




SOUS-TITRES et TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES

Les présentes transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.

 

Vous pouvez aussi voir l'émission sous 7 jours avec les sous-titres
en activant les sous-titres dans la barre de défilement au lien :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html
(roue crantée "plus d'options" et cliquer sur "sous-titres")


Remarques :
Le site "Télé Scoop" présente une transcription écrite des émissions "Sagesses bouddhistes" au lien :
http://telescoop.tv/search/?q=Sagesses+bouddhistes&ref=home


Il existe aussi dans le site de l'UBF ("Union Bouddhiste de France" ) des archives depuis 1997 au lien :
http://www.bouddhisme-france.org/archives/voix_bouddhistes/ où sont présentés quelques extraits des émissions Sagesses Bouddhistes.
Voici à ce lien quels thèmes sont ainsi présentés : #archives_u_b_f



 

Bouddhisme et laïcité

 

VIDÉO DE L'ÉMISSION - PRÉSENTATION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

Dimanche 8 février 2015 - France 2 à 8h30

La maladie peut contribuer au développement de la compassion, à la pratique du bien envers les autres et également à surmonter l'orgueil,
à travers notamment la pratique de la méditation du Bouddha de médecine.



Photo de l'album de Facebook

LA VIDÉO DE L'ÉMISSION :

Revoir sur Youtube VOSTF Sous-titrée en français (14'55) :
https://www.youtube.com/watch?v=hSraujTWly0


 


Revoir sur Rutube (14'55) :
http://rutube.ru/video/a56601c1fc19450154259622d274eb34/

)



L'émission intégrale peut être téléchargée pendant 6 jours avec Captvty :
hhttp://captvty.fr/

Revoir en replay (6 jours) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes_,117428449.html


PRÉSENTATION :

Lu au lien : http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes_,117428449.html

Dans une société moderne qui a séparé depuis cent dix ans maintenant les religions et l'Etat, «Sagesses bouddhistes» s'interroge sur la laïcité et sur ses rapports avec le bouddhisme.

Invité : Pour en parler, Eric Vinson, journaliste et enseignant universitaire du fait religieux et laïque.

Présentation : Sandrine Colombo


AUTRES INFORMATIONS :

Lu au lien : http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/article/bouddhisme-et-laicite.html

Histoire de la Laïcité en France
Jean Baubérot
Editions : PUF Editions
Jean Bauvérot rappelle ici l’histoire de la laïcité en France, des origines à aujourd’hui. Un évident rappel à notre mémoire, complet, utile et très clair.


Jaurès le prophète
Eric Vinson et Sophie Viguier-Vinson,
Editions : Editions Albin Michel
Un récit passionnant sur Jean Jaurès, homme politique de si grande envergure et qui reste dans toutes les mémoires. Quel était le fondement de son élan humaniste et en quoi croyait-il ? Découvrons un Jaurés prophète d’une laïcité spirituelle qui a encore beaucoup à nous apprendre pour construire l’humanisme de demain.



Patrimoine Sacré
Editions : Editions du Patrimoine
La loi de séparation des églises et de l’Etat (1905) fut loin de mettre un terme à toute entreprise architecturale dans le domaine religieux. Les destructions de la première guerre mondiales, l’urbanisation de quartiers nouveaux en périphérie des villes, puis la reconstruction qui suivit la seconde guerre mondiale devaient susciter en effet bien des initiatives. Cet ouvrage magnifique propose un parcours à travers l’immense patrimoine religieux de la France, de 1900 à nos jours. De très nombreux édifices sont ainsi présentés toutes confessions confondues : cathédrales, mosquées, synagogues, temples bouddhistes ou protestants. L’architecture dans toute sa splendeur. A ne pas manquer


TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION À PARTIR DES SOUS-TITRES :

-Bonjour et bienvenue dans notre émission "Sagesses bouddhistes".
Dans une société moderne qui a séparé depuis 110 ans la religion de l'Etat, et où se manifeste de plus en plus de haine ou de phobie contre les convictions religieuses, nous allons nous interroger sur la laïcité et sur ses rapports avec le bouddhisme.
Que veut dire laïcité ?
Comment cette notion a-t-elle été installée en France ?
Comment le bouddhisme se situe-t-il ?
Et enfin, pourrait-on dire que le bouddhisme est une religion laïque ? Expression paradoxale, qui reflète les caractéristiques de cette spiritualité.
Pour répondre, nous recevons un spécialiste du fait religieux.
Eric Vinson, bonjour.
De double tradition catholique et bouddhiste, vous êtes enseignant, notamment à Sciences Po.
Vous êtes journaliste au Monde des Religions, vous êtes chercheur, et vous êtes engagé sur le plan associatif avec "Grandir ensemble", qui a pour but de faire connaître les religions pour un mieux vivre ensemble.
On va tenter de définir ce qu'est la laïcité.
Parlons si vous le voulez de l'étymologie.
"Laïcité", c'est le contraire du clergé.

-Le contraire... C'est un terme qui vient d'un mot latin qui est "Laicus".
Dans le langage de l'Eglise catholique, ça renvoie à l'idée de celui qui n'est pas membre du clergé.
Un membre du peuple.
Le mot "Laicus" vient d'un mot grec qui renvoie à l'idée de populaire.
Avec la notion de quelqu'un qui n'est pas éduqué.
Au départ, dans cette idée de laïcité, il y avait le principe en quelque sorte de donner l'éducation au peuple pour que tout le monde soit clerc, que tout le monde ait accès à la culture.
La recherche d'une unité du peuple par la culture et par l'éducation.
En même temps, en essayant d'éviter ce qui sépare les membres du peuple, et notamment les différences culturelles et religieuses.
On peut résumer comme ça.

-Comment cette notion de laïcité s'est installée en France ?

-Ce que les Français appellent "Laïcité" correspond à une catégorie générale qui existe dans tous les pays et qui est la question de comment est régulé le rapport entre les religions, l'Etat, la société, la culture.
Tous les pays y sont confrontés.
Chacun a une façon de résoudre cette question.
En France, c'est la laïcité.
Il y a eu une première séparation entre l'Eglise et l'Etat à la Révolution.
Par la suite, le régime qui domine, le Concordat, est établi en 1802.
Il va reconnaître certaines religions et leur donner des avantages.
C'est le protestantisme, le judaïsme, et le catholicisme, qui est la religion ultra dominante, depuis des siècles, et qui est reconnue comme religion de la majorité des Français.
Cet état de choses continue jusqu'à la Ille République, on peut dire en 1877, où la République est consolidée.
A ce moment-là, une demande monte dans le camp républicain, c'est de séparer les Eglises et l'Etat.
Pourquoi on dit les Eglises ?
Il y a l'Eglise catholique et la communauté juive.
Cette séparation va prendre beaucoup de temps pour se faire, c'est un processus qui va aboutir en 1905 par cette loi dite de séparation des Eglises et de l'Etat, du 9 décembre 1905, liée elle-même à un combat anti-clérical violent qui a été mené parles gouvernants de l'époque, surtout Emile Combes, qui avait conduit à cette tension, cette polarisation entre le monde catholique et le monde anticlérical.
Au fond, la loi de séparation a été construite comme une loi de pacification, une loi de séparation loyale.
C'est le terme qui est employé par le rapporteur de la loi, Aristide Briand.
Il voulait pacifier la question religieuse en France.

-Que dit cette loi ?

-Cette loi dispose.
La République ne reconnaît, ne subventionne, ne salarie aucun culte, c'est-à-dire aucune religion.
On arrête le financement public des cultes.
En même temps, elle dit aussi qu'il y a des exceptions qui sont mentionnées.
Ce sont tous les lieux fermés.
L'idée, c'est qu'on doit séparer l'espace public et l'espace privé.
Mais que dans les lieux publics où on est enfermés, les prisons, les hôpitaux, les casernes et les lycées, il faut que ceux qui veulent avoir accès à une religion le puissent.
Ces exceptions sont mentionnées dans la loi.
Autre aspect très important de la loi, la question de l'attribution des lieux de culte antérieurs à 1905.
Ils sont confiés aux municipalités, donc ils restent publics.
Mais ils sont dévolus aux traditions, aux courants religieux, et ce que la loi précise, c'est que les associations qui recevront s'organiseront comme elles le souhaitent.
Elles ne seront pas sur un modèle contraire aux traditions de ces religions.
C'est cette volonté de compromis, de chercher une harmonie, c'est finalement ce qui... ça s'est pas fait en un jour.
La loi a été refusée par les catholiques, perçue comme agressive à leur égard.
Mais avec le temps, surtout à partir de 1925, après la première Guerre mondiale, il y a une pacification qui s'est installée autour de ces sujets.
Quand arrive le bouddhisme en France, comment se passe cet établissement du bouddhisme ?

-On note que parmi les nouvelles religions en France, le bouddhisme s'est admirablement bien coulé dans ce cadre laïc, il a vraiment réussi à se faire une place, dont témoigne la création de congrégations, le statut de congrégation qui était réservé aux congrégations catholiques.
Au bout d'une vingtaine d'années, les bouddhistes ont eu leur congrégation.
Et le fait que l'Union bouddhiste de France, qui représente les bouddhistes en France, participe à tous les événements publics qui marquent les relations entre la République et les cultes. Il y a une reconnaissance à égalité avec les autres religions. est très jeune en France.
C'est une belle réussite.

-Ça tient au bouddhisme même ?

-Ça tient au fait qu'il n'y a pas de contentieux entre le bouddhisme et la République.
Les relations entre l'Eglise catholique qui est la religion principale du pays, et la République, sont marqués par certains antagonismes, certains malentendus, et le Bouddhisme arrive comme un nouvel acteur dans ce contexte, et il a une très bonne image.
Ça a été mesuré dans plusieurs sondages.
Parmi les traditions, c'est un de ceux qui a la meilleure image. Il a été bien accueilli à cause de ça, parce que c'est une très vieille tradition qui est tout à fait légitime, qui a nourri les grandes civilisations.
Et l'aspect philosophique du bouddhisme qui rassure, une religion de paix, etc.
Mais il y a aussi un malentendu dans ce bon accueil, car souvent, on n'est pas sûr que le bouddhisme soit une religion.

-Est-ce que c'est une religion ?

-C'est une question énorme, mais le fait que le bouddhisme n'ait pas eu certaines difficultés qu'ont eues d'autres religions, vient du fait que son statut religieux n'est pas établi.
Au fond, le bouddhisme a été moins confronté à certains aspects anti-religieux, en France.

-Il n'y a pas de prosélytisme.
Il y a aussi cette insistance extrêmement forte sur la dimension de la réflexion, de l'écoute de la réflexion, de la méditation, de l'intériorisation, qui sont perçues comme étant différentes de ce qui se passait dans Ies religions dites révélées, monothéistes.

-Pourtant, il y a aussi des lieux de culte, et un clergé.

-Clergé, par assimilation, on peut dire oui.
C'est pour ça qu'on ne peut pas, au fond, qualifier le bouddhisme de spiritualité laïque, parce qu'au fond, historiquement, et même structurellement, le bouddhisme est constitué autour des "bhikkhus" du corps monastique.
De ce point de vue, l'institution monastique, cléricale, est centrale dans le code génétique du bouddhisme.
Le qualifier de religion laïque, c'est très paradoxal.
En France et en Occident, on doit constater que l'un des changements, c'est l'effacement progressif de cette centralité des moines, et que la plupart des pratiquants bouddhistes en Occident sont des laïcs, au sens où ils ne sont pas des moines.
Ça contribue à cette osmose entre la laïcité et le bouddhisme.

-Est-ce une chance pour le bouddhisme d'avoir atterri en France, en république laïque ?

-C'est une chance pour les deux partenaires.
Et même pour les religions.
L'arrivée de cette nouvelle tradition a bénéficié à tous les acteurs.
Elle bénéficie à la France parce que ça élargit le duo dont je parlais tout à l'heure.
On sort de quelque chose qui était convenu, un peu conflictuel parfois, et un peu étroit.
L'arrivée d'une religion non-théiste, d'une religion orientale, non proche-orientale, qui ne vient pas des mêmes régions, qui a une autre culture, une autre histoire.
Tout cela renouvelle la scène laïque, et de ce point de vue, ça permet de déplacer un certain nombre de questions, et de voir les choses autrement.
L'avantage dont bénéficie la France de ce point de vue est la laïcité.
On peut dire aussi que le bouddhisme lui-même reçoit un avantage de ce contexte laïc, dans la mesure où c'est la première fois dans l'histoire du bouddhisme que le bouddhisme est indépendant des autorités politiques, et les pratiquants en France sont remarquablement libres.

-On peut citer quelques exemples de maîtres bouddhistes qui sont plus libres ici.

-Je n'aurai pas d'exemple en tête, c'est un cas général.
Quand vous constatez l'alliance du trône et de l'autel, j'employais cette expression pour parler du cas catholique, mais la même chose se passe dans beaucoup de pays bouddhistes, il y a une implication forte des autorités monastiques auprès des pouvoirs locaux, ce sont des pays non-laïcs de ce point de vue.
Il n'y a pas de séparation entre le religieux et le politique.
En France, les pratiquants bouddhistes bénéficient de cette liberté.
On peut dire aussi que parfois, il y a des difficultés matérielles.
Quand vous bénéficiez du soutien de l'Etat, elles disparaissent.
En France, c'est plus difficile, mais on est plus libre.

-Ces derniers temps, le mot "laïc" peut parfois revêtir un aspect un peu péjoratif ou anti-spirituel.
Est-ce que le bouddhisme s'adapte à cette nouvelle donne du mot "laïc" ?

-C'est vrai qu'on constate depuis une petite décennie une évolution de la compréhension par le public du mot "laïc".
Depuis les années 1925 jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001, il y avait une certaine pacification de la question religieuse en France. Relative. Aujourd'hui, il y a un certain malentendu dans le pays qui comprend la laïcité non plus comme une séparation des Eglises et de l'Etat, mais une séparation de la société et des Eglises.
De la religion et de la vie quotidienne.
De plus en plus de Français ont une hostilité à l'égard des religions, croyant que la laïcité implique cette hostilité.
Il y a un malentendu, une erreur, car la laïcité, c'est le contraire.
C'est la séparation de la politique et de la religion au profit des deux.
C'est un compromis loyal d'harmonie.
Ce n'est pas une façon d'exclure les croyants de la vie commune.

-C'est sur ces mots que nous allons terminer. Merci.
Voici quelques idées de lecture.
Deux "Que sais-je", aux PUF: "Histoire de la laïcité en France", de Jean Baubérot.
Et "La laïcité" de Guy Haarscher. "Jaurès prophète", de notre invité E. Vinson et Sophie Viguier-Vinson.
On apprend comment le parlementaire républicain était .
C'est la fin de notre émission, vous pouvez la revoir sur pluzz.fr
Merci de votre fidélité.
Toute l'équipe de "Sagesses bouddhistes" vous retrouvera dimanche prochain avec grand plaisir.

 

Une transcription est aussi présentée par TéléScoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/851128/sagesses-bouddhistes.html?q=sagesses%20bouddhistes

 


 

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