Télévision : émissions SAGESSES BOUDDHISTES - Dossier relatif aux émissions de France 2 "SAGESSES BOUDDHISTES", avec ou sans sous-titres et avec une transcription écrite pour la plupart de ces émissions. L'émission est présentée chaque dimanche de 8h30 à 8h45.
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TV - SAGESSES BOUDDHISTES - émissions Télévision France 2
DÔGEN, un maître pour aujourd'hui

PRÉSENTATION

* VIDÉO DES ÉMISSIONS "SAGESSES BOUDDHISTES" :

- 3.08.2014 : DÔGEN, un maître pour aujourd'hui (1ère partie)
Filmés au temple de la Gendronnière, siège de l'association zen internationale, près de Blois, les principaux responsables occidentaux du Zen sôtô en France analysent l'oeuvre de maître Dôgen, le Shôbôgenzô. Émission déjà diffusée le 15 janvier 2012.

- 10.08.2014 : DÔGEN, un maître pour aujourd'hui (2ème partie)
Maître Dôgen, fondateur de la tradition Zen sôtô, est considéré comme l'un des plus grands penseurs japonais du XIIIe siècle.
Une œuvre majeure traduite du japonais et commentée par Yoko Orimo, qui s'y consacre depuis plusieurs années. Émission déjà diffusée le 22 janvier 2012

.

PRÉSENTATION :

Dossier relatif aux émissions de télévision "Sagesses bouddhistes", avec une transcription écrite.

L'émission " Sagesses Bouddhistes" est présentée chaque dimanche sur France 2 de 8h30 à 8h45.

 


VIDÉOS SAGESSES BOUDDHISTES :

Les vidéos sont sur Youtube au lien :
https://www.youtube.com/user/mauricegaultier

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Replay sur France 2 :
http://www.france2.fr/emissions/les-chemins-de-la-foi

Replay sur Pluzz.fr :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html


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Toutes les vidéos, sur Youtube, depuis septembre 2010 avec la Sangha des Colibris au lien :
http://www.youtube.com/user/colibris67

 

Toutes les vidéos, sur Dailymotion, depuis 2008 avec vchristophe :
http://www.dailymotion.com/vchristophe

 

D'autres vidéos au site de Mickaël (Bordeaux) :
http://www.dailymotion.com/user/sakiamuni/1


o O o

 

Site de l'UBF (Union Bouddhiste de France) :
http://www.bouddhisme-france.org/ et plus particulièrement :
http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/ : les émissions diffusées, les livres présentés...

 

Forum Bouddhiste : L'Arbre des Refuges :
http://www.larbredesrefuges.com/




SOUS-TITRES et TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES

Les présentes transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.

 

Vous pouvez aussi voir l'émission sous 7 jours avec les sous-titres
en activant les sous-titres dans la barre de défilement au lien :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html
(roue crantée "plus d'options" et cliquer sur "sous-titres")


Remarques :
Le site "Télé Scoop" présente une transcription écrite des émissions "Sagesses bouddhistes" au lien :
http://telescoop.tv/search/?q=Sagesses+bouddhistes&ref=home


Il existe aussi dans le site de l'UBF ("Union Bouddhiste de France" ) des archives depuis 1997 au lien :
http://www.bouddhisme-france.org/archives/voix_bouddhistes/ où sont présentés quelques extraits des émissions Sagesses Bouddhistes.
Voici à ce lien quels thèmes sont ainsi présentés : #archives_u_b_f




ÉMISSION SAGESSES BOUDDHISTES
sur France 2


DÔGEN, un maître pour aujourd'hui
1ère partie


 

VIDÉO DE L'ÉMISSION - PRÉSENTATION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

Dimanche 3 août 2014 - France 2 à 8h30
Émission déjà diffusée le 15 janvier 2012

Filmés au temple de la Gendronnière, siège de l'association zen internationale, près de Blois,
les principaux responsables occidentaux du Zen sôtô en France analysent l'oeuvre de maître Dôgen, le Shôbôgenzô.


Photo de l'album de Facebook

LA VIDÉO DE L'ÉMISSION :

Revoir sur Youtube VFSTF sous-titrée en français :
https://www.youtube.com/watch?v=GDZvN1Hal9g (14'47)

 



Revoir sur Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/video/x22pg0r (14'47)


Sagesses bouddhistes 3.08.2014 DÔGEN, un maître... par conscience33

 

Revoir en replay (6 jours) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes_,107045438.html
et
http://www.france2.fr/emissions/les-chemins-de-la-foi



PRÉSENTATION :

Filmés au temple de la Gendronnière, siège de l'association zen internationale, près de Blois, les principaux responsables occidentaux du Zen sôtô en France analysent l'oeuvre de maître Dôgen, le Shôbôgenzô.



Émission présentée par : Sandrine Colombo

 

 

Autres informations :

Lu au lien http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/article/dogen-un-maitre-pour-aujourd-hui-1ere-partie.html :

Documentaire de Michel Baulez

Sagesses Bouddhistes vous propose un documentaire consacré au SHOBOGENZO, l’œuvre littéraire majeure de Maître DOGEN, moine zen et fondateur de la tradition zen sôtô au Japon.

Livres présentés lors de cette émission :

"Shôbôgenzô - La vraie Loi - Trésor de l’œil"
Editions : Editions Sully : http://www.bouddhisme-france.org/mot/sully-editions
ISBN : 2-911074-77-7
Le Shôbôgenzô ou La Vraie Loi, Trésor de l’œil De maître Dôgen. Traduit du japonais et annoté par Yoko Orimo. Editions Sully

ISBN des 7 tomes dont le dernier est paru en décembre 2013

2 911074 77 7 (1er tome) / 2 911074 88 2 (2ème tome) / 978 2 35432 003 4 (3ème tome) / 978 2 35432 033 7 (4ème tome) / 978 2 35432 048 5 (5ème tome) / 978 2 35432 080 5 (6ème tome) / 978 2 35432 110 9 (7ème tome) /

Le Shôbôgenzô représente l’œuvre littéraire majeure de Maître Dôgen, moine ayant vécu de 1200 -1253, et qui fonda au Japon l’école du zen SÔTÔ.

Chaque tome contient les textes issus du Shôbôgenzô de Maître Dôgen et sont ici traduits et annotés dans leur intégralité par Yoko ORIMO, diplômée de littérature française de l’Université de Tokyo, puis de l’EPHE à Paris.

Elle s’est attachée à en réaliser une traduction extrêmement complète et puissante. Un travail magistral de plusieurs années.

 

Informations complémentaires
Adresse du temple
Temple Zendonien Tai Sei Bukkyo Dai Ichi
La Gendronnière 41120 VALAIRE
Site internet : http://www.zen-azi.org

 

Plusieurs vidéos concernant Maître Deshimaru et le temple de la Gendronnière au lien :
https://www.youtube.com/user/acloserview/videos

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

-Bonjour à toutes, bonjour à tous, et merci infiniment de nous retrouver sur le plateau de Sagesses bouddhistes.
Nous vous proposons aujourdh'ui la première partie d'un documentaire consacré à maître Dôgen, ce moine qui implanta au Japon le bouddhisme Zen Soto, au 13ème siècle, et qui en est toujours la figure majeure.
Maître Taisen Deshimaru dans les années 70 fit découvrir en France à travers l'oeuvre majeure de celui-ci, le Shobôgenzô, qu'on peut traduire par : la vraie loi, trésor de l'oeil.
Nous sommes rendus au temple Zen de la Gendronière où repose maître Deshimaru et où se retrouvent les nombreux disciples qu'il a initié.
Un documentaire réalisé par Michel Baulez.

Il fait sonner la cloche.

-Comme tous les matins, la communauté vient rendre hommage à son fondateur, maître Deshimaru, celui qui a transmis le Zen Soto en Europe.

-Maître Deshimaru a eu cette magnifique intuition, une grande intelligence, de réussir à ramener le cœur de l'enseignement de maître Dôgen dans ce qu'il a de plus universel.
Et de plus simple, surtout.
C'est ce message-là, je pense, qui nous touche, au plus profond de nous-mêmes.

-Dôgen est né dans une famille de la haute aristocratie, liée à l'empereur, en l'an 1200.
Il a perdu ses parents très tôt.
Son père à l'âge de deux ans et sa mère, à l'âge de sept ans.
Aux funérailles de sa mère, en voyant la fumée d'encens, il a pris conscience de l'impermanence de la vie de toutes choses.
Et il a décidé de devenir moine.
Il est recueilli par un oncle qui était lui-même moine, et après il va faire sa formation à l'école Tendai, où était le grand monastère, où se formait l'élite religieuse du pays.
La question fondamentale de Dôgen, est que dans l'enseignement du Tendai, il est dit que tout le monde possède la nature de Bouddha.
Si tout le monde possède la nature de Bouddha, pourquoi est-il nécessaire de pratiquer et de faire de la méditation, puisque tout le monde a cette nature ?
Insatisfait des réponses qu'il obtient, auprès des maîtres qu'il a rencontré, il décide de partir en Chine, à la source du bouddhisme japonais.
Arrivé en Chine, il fait la rencontre du cuisinier, célèbre dans les annales du zen.
Sur le port, un cuisinier d'un monastère local vient acheter des champignons sous le soleil.
Et un dialogue s'instaure entre Dôgen et le cuisinier.
Dôgen s'étonne que ce cuisinier d'un certain âge doive travailler et venir acheter des champignons, sous le soleil.
Car dans l'esprit de Dôgen, tel qu'il a été formé, pratiquer le bouddhisme, c'est méditer, étudier les sutras.
C'est étudier quelque chose en-dehors de la vie.
Et le cuisinier lui répond : "Mon cher ami, vous n'avez pas compris le sens de la pratique.
Le fait de marcher depuis le temple, de faire les achats, et caetera fait partie de la pratique."

La cloche sonne.

Le choc que Dôgen ressent, c'est que le bouddhisme n'est pas une chose éloignée, qui se trouve dans les sutras, ou dans la méditation.
Mais il est dans la vie réelle.
La deuxième rencontre décisive, c'est avec son maître Pxlyajm avec qui il apprendra la façon de faire dans les temples chinois et dont il recevra la transmission, la lignée de Bouddha jusqu'à nos jours.
C'est auprès de son maître, qu'il fera l'expérience de l'éveil, lors d'une nuit de méditation.
Ce qu'il va ramener au Japon, et transmettre à son tour.
De retour de Chine, il s'installe d'abord à Kyoto.
Puis rapidement, dans la périphérie de Kyoto, où il va enseigner pendant plusieurs années.
Beaucoup de disciples le rejoignent.
Mais à cause de la jalousie des autres temples, qui voient d'un mauvais œil ce réformateur, il décide de partir dans les montagnes, où il va fonder le temple de Eihei-ji.
Il va instaurer la vie monastique, telle qu'il l'a connue en Chine.
Et que nous tentons d'implanter ici.

-Les premiers écrits de Dôgen datent de sa rentrée au Japon.
Il va écrire un manuel de pratique du zazen.
Puis "Le Bendowa", qui est une introduction à la pratique de la Voie.
Et au temple de Koshoji, il commence l'écriture du Shôbôgenzô.

-Pour Dôgen, bien que vers la fin de sa vie, il considérait qu'être moine était essentiel pour réaliser la Voie, plus fondamentalement il a toujours considéré que le Dharma de Bouddha était universel, qu'il s'adressait à tout le monde, car la pratique de zazen est universelle.
C'est la base même de la foi de maître Dôgen.

Premier texte du Shôbôgenzô.

-Le titre signifie : le trésor de l’œil de la vraie loi.
Trésor, parce que c'est extrêmement précieux.
La véritable loi, c'est le véritable dharma.
A la fois l'enseignement du Bouddha, mais surtout la vérité profonde et la vérité ultime à laquelle se réfère cet enseignement.
Et qui a le pouvoir de libérer les êtres de leur souffrance.
Donc, c'est pour ça que c'est un trésor.
On dit que c'est le trésor car l’œil, parce que l'oeil, c'est un organe, c'est la vision.
C'est la capacité intuitive qui se réalise, dans la pratique de la méditation, de faire la même expérience que le Bouddha, de s'éveiller au véritable dharma, c'est-à-dire la loi, non pas comme les lois humaines qui interdisent de faire certaines choses, mais la loi qui régit l'ordre cosmique, qui régit nos vies.
Et avec laquelle la sagesse veut que nous nous harmonisions.
Sans quoi, on se heurte à des souffrances.

-Etudier la voie du Bouddha, c'est s'étudier soi-même.

Morceau de piano.

-Etudier le dharma du Bouddha, c'est fondamental.
Etudier l'enseignement du Bouddha, ce n'est pas étudier des dogmes, ni une philosophie abstraite...
Ce n'est pas réfléchir sur des concepts, des notions.
C'est vraiment tourner son regard vers l'intérieur, et s'étudier.
Principalement dans la méditation, dans le zazen, apprendre à se connaître soi-même.
C'est la source aussi de la sagesse occidentale.
"Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les Dieux."
Donc cette phrase, qui a été reprise par Socrate et qui a été reprise par beaucoup de philosophes, est au cœur de l'enseignement de maître Dôgen et c'est le rappel de l'enseignement du Bouddha.

-S'étudier soi-même, c'est s'oublier soi-même.

-Quand Dôgen dit qu'on apprend à s'oublier soi-même, c'est l'intuition qu'au fond, tout ce qui nous anime et nous constitue, notre corps, ses sensations, ses perceptions, ses pensées, ses désirs, tout cela est sans substance.
C'est-à-dire impermanent.
Tout change constamment.
Ça, c'est un élément fondamental de la connaissance de soi, non pas de se dire : "Moi, je suis quelqu'un qui ait telle caractéristique."
Et de se définir, comme les psychologues, mais de se rendre compte qu'au fond, le moi est insaisissable, il est une construction.
Mais dans son essence, il est au-delà de toutes les idées. qu'on peut s'en faire.
Simplement, parce qu'on n'est pas séparé de tout l'univers.

-S'oublier soi-même, c'est être certifié par toutes les existences.
Etre certifié par toutes les existences, c'est rejeter son corps et son esprit ainsi que le corps et l'esprit des autres.

-Certifié par tous les êtres, ça veut dire être éveillé.
Car tous les êtres sont porteurs du même dharma, de la même réalité fondamentale : nous n'existons tous qu'en relation d'interdépendance.
Pour maître Dôgen, tous les êtres sont la nature de Bouddha.
Cela va des fourmis aux étoiles, en passant par les animaux, les êtres humains, les arbres, et caetera.
Alors, après, il est dit que ceci permet d'abandonner son corps et son esprit etd'abandonner le corps et l'esprit des autres.
Abandonner son corps et son esprit, c'est fondamental.
Corps et esprits abandonnés, dépouillés de tout attachement au corps et à l'esprit.
On ne peut rejeter le corps et l'esprit.
Il n'y a aucun lieu où on pourrait rejeter le corps et l'esprit.
Mais ce qui est dépouillé, abandonné, c'est l'attachement au corps et à l'esprit.
En se rendant compte qu'ils sont totalement impermanents, non substantiels, qui ne constituent pas un ego, mais par contre qu'ils font partie de la grande nature.
De tout le cosmos.
Et donc, abandonner son corps et son esprit, et faire en sorte que les autres abandonnent leur corps et leur esprit, ça veut dire qu'il n'y a pas plus d'ego en soi-même que chez les autres.
Si un être le réalise, tous les êtres peuvent le réaliser.
En tous les cas, on reçoit une influence extrêmement positive et un encouragement à faire la même expérience.
Et c'est comme ça que ça se transmet finalement.

-Toutes les traces du Satori disparaissent.
Et ce Satori sans trace continue sans fin.

-Beaucoup de gens viennent au zen car ils veulent réaliser le Satori.
Ça veut dire : se comprendre soi-même.
Satori est un verbe, en japonais.
Satori veut dire se comprendre soi-même.
C'est exactement ce qu'exprime cette fameuse phrase de Dôgen : "Le dharma de Bouddha, c'est apprendre à se connaître".
Ne pas garder de trace du Satori.
Parce que si on en garde une trace, ça veut dire que l'ego s'empare de cette expérience de lâcher-prise, dont on ne devrait pas pouvoir s'emparer.
Puisque c'est vraiment... le lâcher-prise est ce qui devrait abolir cette tendance à l'avidité de l'ego, de vouloir s'emparer de quelque chose.
Se dire par exemple : "Oui, quand j'ai réalisé l'éveil, dans telle circonstance", c'est l'ego qui s'empare de l'expérience, et qui en tire une sorte de gloire personnelle, ce qui est le comble du non-éveil.
Même l'idée qu'on est éveillé doit être abandonnée.
L'éveil ne doit pas se manifester non pas comme quelque chose, je n'aime pas le mot éveil d'ailleurs.
Je pense que le mot "éveil" ne convient pas.
Il faudrait utiliser l'adjectif : "une pratique éveillée" ou "une manière d'être éveillée".
Et un verbe : "s'éveiller constamment".
C'est une vraiment action ayant une pratique.
On ne s'éveille pas une fois, mais à chaque instant de la vie. en se connaissant soi-même, en s'oubliant soi-même.
En pratiquant le lâcher-prise sur le lâcher-prise !

Ils prient en chœur.

-Pour terminer, je vous rappelle l'oeuvre majeure, évoquée dans ce documentaire, qui a nécessité un travail très important de traduction.
Le "Shôbogenzô, La vraie Loi, Trésor de l'Oeil", de Maître Dôgen publié aux éditions Sully.

C'est la fin de notre émission.
Vous pourrez découvrir la traduction intégrale de ce recueil, qui contient un certain nombre de textes parmi les lus importants de la tradition Zen Soto.

C'est la fin de notre émission.
Vous pouvez la revoir pendant une semaine, sur le site internet de France 2, rubrique "tous les programmes", "Les chemins de la foi".
Merci à tous de votre fidélité.
Nous nous retrouvons la semaine prochaine, pour la seconde partie de ce documentaire.

 

 

Une transcription écrite des sous-titres est aussi présentée au lien :
http://telescoop.tv/browse/585767/1/sagesses-bouddhistes.html

 

 


DÔGEN, un maître pour aujourd'hui
2ème partie


 

VIDÉO DE L'ÉMISSION - PRÉSENTATION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

Dimanche 10 août 2014 - France 2 à 8h30
Émission déjà diffusée le 22 janvier 2012

Filmés au temple de la Gendronnière, siège de l'association zen internationale, près de Blois,
les principaux responsables occidentaux du Zen sôtô en France analysent l'oeuvre de maître Dôgen, le Shôbôgenzô.


Photo de l'album de Facebook

LA VIDÉO DE L'ÉMISSION :

Revoir sur Youtube VFSTF sous-titrée en français :
https://www.youtube.com/watch?v=3vVgzu6p0Gk (14'50)

 



Revoir sur Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/video/x23ags5 (14'51)


Sagesses bouddhistes 10.08.2014 Dôgen 2ème... par conscience33

 

Revoir en replay (6 jours) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes_,107457868.html


PRÉSENTATION :

Filmés au temple de la Gendronnière, siège de l'association zen internationale, près de Blois, les principaux responsables occidentaux du Zen sôtô en France analysent l'oeuvre de maître Dôgen, le Shôbôgenzô.

Maître Dôgen, fondateur de la tradition Zen sôtô, est considéré comme l'un des plus grands penseurs japonais du XIIIe siècle.
Une œuvre majeure traduite du japonais et commentée par Yoko Orimo, qui s'y consacre depuis plusieurs années.


Émission présentée par : Sandrine Colombo

 

 

Autres informations :

Lu au lien http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/article/dogen-un-maitre-pour-aujourd-hui-1ere-partie.html :

Documentaire de Michel Baulez

Sagesses Bouddhistes vous propose un documentaire consacré au SHOBOGENZO, l’œuvre littéraire majeure de Maître DOGEN, moine zen et fondateur de la tradition zen sôtô au Japon.

Livres présentés lors de cette émission :

"Shôbôgenzô - La vraie Loi - Trésor de l’œil"
Editions : Editions Sully : http://www.bouddhisme-france.org/mot/sully-editions
ISBN : 2-911074-77-7
Le Shôbôgenzô ou La Vraie Loi, Trésor de l’œil De maître Dôgen. Traduit du japonais et annoté par Yoko Orimo. Editions Sully

ISBN des 7 tomes dont le dernier est paru en décembre 2013

2 911074 77 7 (1er tome) / 2 911074 88 2 (2ème tome) / 978 2 35432 003 4 (3ème tome) / 978 2 35432 033 7 (4ème tome) / 978 2 35432 048 5 (5ème tome) / 978 2 35432 080 5 (6ème tome) / 978 2 35432 110 9 (7ème tome) /

Le Shôbôgenzô représente l’œuvre littéraire majeure de Maître Dôgen, moine ayant vécu de 1200 -1253, et qui fonda au Japon l’école du zen SÔTÔ.

Chaque tome contient les textes issus du Shôbôgenzô de Maître Dôgen et sont ici traduits et annotés dans leur intégralité par Yoko ORIMO, diplômée de littérature française de l’Université de Tokyo, puis de l’EPHE à Paris.

Elle s’est attachée à en réaliser une traduction extrêmement complète et puissante. Un travail magistral de plusieurs années.

 

Informations complémentaires
Adresse du temple
Temple Zendonien Tai Sei Bukkyo Dai Ichi
La Gendronnière 41120 VALAIRE
Site internet : http://www.zen-azi.org

 

Plusieurs vidéos concernant Maître Deshimaru et le temple de la Gendronnière au lien :
https://www.youtube.com/user/acloserview/videos

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

- "Sagesses bouddhistes" poursuit l'étude de l'oeuvre littéraire Shobogenzo, de Maître Dogen, fondateur de la tradition zen sôtô.

-Bonjour à toutes, bonjour à tous et merci de votre fidélité.
C'est avec une grande joie que nous vous retrouvons ce dimanche matin, pour la suite du documentaire consacré à maître Dôgen, le moine fondateur du bouddhisme Zen Sôtô au Japon.
Nous avons découvert, la semaine dernière, sa pensée, à travers son oeuvre, le Shôbôgenzô, que l'on peut traduire par "La vraie loi, trésor de l'oeil".
Nous poursuivons notre cheminement sur ses ensignements, notamment sur l'éveil et la pratique de zazen, à travers les pratiquants de la Gendronnière.
"Dôgen, un maître pour aujourd'hui", un documentaire de Michel Baulez.

Il fait sonner la cloche.


-Il y a une phrase de maître Dôgen, qui est très facile à mettre en place.
Il dit : "Zazen, c'est s'étudier soi-même."
S'étudier soi-même, pour se connaître soi-même.
Se connaître soi-même pour s'oublier soi-même.
Car quand on s'oublie soi-même, on se reconnaît dans toutes les existences.
La première fois que j'ai entendu cette phrase, ça m'a paru banal.
Mais après, à chaque fois que je l'entends, il y a une nouvelle interprétation que je peux faire, et qui est d'une grande nécessité pour la vie moderne.

-L'être humain peut abandonner beaucoup de choses, dans sa vie.
Il peut abandonner ses biens matériels, ses situations sociales, son pouvoir, ses richesses, etcaetera.
Tous ses biens matériels.
Tant qu'il ne se sera pas abandonné lui-même, oublié lui-même, c'est comme s'il n'avait rien abandonné du tout.

Morceau de piano.

-C'est une illusion de pratiquer et de certifier toutes les existences, avec sa conscience personnelle.

-Maître Deshimaru disait "Ne pratiquez pas zazen avec votre conscience personnelle. Votre zazen doit devenir cosmique, Votre zazen, c'est comme une goutte de rosée."
Je prends la même image.
Une goutte de rosée, dans laquelle même le clair de lune se reflète.
Dans la méditation de quelqu'un au zazen, tout le cosmos est associé à cette méditation.
Donc, ce n'est pas quelque chose de personnel.
C'est cela ce que signifie cette phrase.

-C'est le satori de pratiquer et d'être certifié, en avançant avec toutes les existences.
Ceux qui réalisent le satori au sujet de l'illusion sont des bouddhas.
Ceux qui ont une grande illusion, au sujet du satori sont des êtres ordinaires.

-Faire de l'éveil une illusion, c'est ce qui arrive soit losqu'on se fait une notion intellectuelle de l'éveil comme lorsqu'on essaye de le comprendre à travers les paroles de quelqu'un d'autre.
Le mental essaye de saisir une notion.
Et on essaye que sa pratique ressemble à ce qu'on croit avoir compris, ce qui ne va pas du tout.
C'est encore un attachement intellectuel.
Ou alors quand on pense qu'on a réalisé l'éveil, et que l'éveil est devenu notre possession.
"Je possède l'éveil."
Ça, c'est la manière dont les êtres ordinaires s'illusionnent sur l'éveil.
Et les bouddhas réalisent l'éveil en éclairant constamment leurs illusions.
C'est ce que Dôgen a montré.
C'est dégager l'esprit de tout ce qui fait obstacle à la manifestation du Dharma, de l'ultime réalité, qui est partout.
Pour arriver à être réceptif à cette réalité, il faut se dépouiller de tout ce qui fait illusion.
Eclairer l'illusion comme la vérité qui surgit du puits.
On ne va pas la chercher, elle sort, elle surgit, elle se manifeste !

-De plus, il y a des êtres qui obtiennent le satori au-delà du satori.
Et d'autres qui créent de l'illusion à l'intérieur de leurs illusions.

-Il n'y a pas d'éveil en-dehors de l'illusion.
Sans illusion, il n'y aurait pas besoin d'éveil, et réciproquement.
Donc, les deux notions sont interdépendantes.
Et donc, ne vouloir garder que l'éveil, et rejeter l'illusion, c'est se méprendre.
C'est risquer de faire de l'éveil de nouveau une illusion.
Il faut donc constamment renouveler notre pratique d'éveil, au sujet de l'illusion. et ça c'est extrêment précieux dans les conseils de Dôgen.
C'est une invitation à éclairer l'illusion, jour après jour, d'instant en instant, tout au long de notre vie.
Il faut savoir qu'on n'en a jamais fini avec l'illusion.
Ça serait extrêmement dangereux de croire ça.

-Entre les longues périodes de méditation assise, zazen, s'intercale la méditation en marchant.
Chaque pratiquant marche autour du dôjô, en avançant d'un demi-pied, à chaque pas, après une respiration complète.

-Dôgen a cette phrase merveilleuse.
Une Sangha, c'est un lieu où on peut rencontrer des gens particulièrement difficiles à rencontrer.
De milieux sociaux, de pays et parfois à des années-lumières.
Mais une chose nous unit.
Certains sont plus intellectuels, plus brillants, d'autres pas.
D'autres s'expriment mal.
Pourtant, on parle le même langage.

Ils prient en choeur.

-Quand un homme part en bateau et se retourne pour regarder le rivage, il croira que c'est le rivage qui bouge.
Mais si son regard est posé sur son embarcation, il comprend que c'est le bateau qui avance.
De même, quand une personne essaie de comprendre la nature des phénomènes, à travers une conception confuse de son corps et de son esprit, elle pense à tort que son esprit et sa nature sont permanents.
Si elle se concentre sur ses actions quotidiennes. et s'observe, elle comprendra que toutes les existences sont sans ego.

-Sans arrêt, le corps et l'esprit changent.
Et percevoir cela est fondamental.
Parce que c'est ce qui va nous permettre de nous détacher de cet égocentrisme.
Qui consiste à croire que nous sommes le centre du monde, contrairement aux phénomènes.
Prendre conscience de l'impermanence et l'accepter, est un aspect essentiel de l'enseignement du Bouddha.
Le point de départ de son enseignement est : comment remédier à la souffrance.
Car maladie, vieillesse et mort viennent interrompre nos possibilités de jouir de la vie.
Comment y remédier ? En apprenant à vivre avec l'impermanence.
En réalisant un esprit qui ne s'attache à rien.
Et qui est capable d'être en harmonie avec la réalité.
D'accueillir la réalité nouvelle, à chaque instant, d'une manière créative.
Car si les choses étaient permanentes, on ne pourrait évoluer et réaliser l'éveil.
La vie, c'est l'impermanence.
Quand quelque chose se fige, c'est la mort.

Les pratiquants prient en choeur.


-En regardant le moine mettre le kesa sur sa tête, Dôgen fondit en larmes.
Le kesa, c'est le vêtement du Bouddha.

-Maître Dôgen, dans le Shôbôgenzô, parle du kesa.
Quand il est allé en Chine et qu'il a entendu les moines chanter ce sutra, le matin, il a été ému et a décidé de transmettre ce kesa.
Dans notre vie quotidienne, ici, il y a tout ça, il y a la même chose.
Et ça, c'est... C'est la pratique.

-C'est à travers la pratique que je suis rentrée dans le monde du Shôbôgenzo.
Ça me rappelle que ce n'est pas moi qui lit le Shôbôgenzô, mais le Shôbôgenzô qui me prend.
Comme n'importe quelle personne qui pratique.
Lui, il existe avant.
Nous, on rentre dans cet univers, qui n'est pas notre monde personnel.

-Alors que maître Otetsu s'éventait, un moine vint et lui demanda : "La nature de l'air est constante. Et l'air souffle partout. Pourquoi utilisez-vous un éventail ?"
Le maître répondit "Vous comprenez seulement que la nature de l'air est constante. Mais vous ne comprenez pas le principe qui le fait souffler partout."
Le moine dit : "Quel est le principe qui le fait souffler partout ?"
Le maître continua simplement à s'éventer.
Le moine comprit, et se prosterna.

-Dans cette métaphore, l'éventail signifie la pratique.
Et l'air symbolise la nature de Bouddha.
Comment faire pour que la nature de Bouddha ne reste pas une abstraction, ne reste pas une virtualité, mais soit quelque chose qui nous rafraîchit, nous fait du bien, nous fait vivre en harmonie avec la réalité, et qui nous permet de vivre vraiment d'une manière authentique ?
Au-delà de ce qui cause notre souffrance.
C'est la pratique.
Et l'essence du Shôbôgenzô, et l'enseignement du Bouddha, c'est s'éventer avec l'éventail, et c'est la prosternation.
Ces deux gestes transforment ce qu'il y a de souillé en or.
A partir de la pratique, tout devient merveilleux, tout devient source de richesse.

Ils prient en choeur.

-Si vous souhaitez aller plus loin voici quelques ouvrages que nous vous conseillons.
Tout d'abord, le tome 3 du Shôbôgenzô.
"La vraie Loi, Trésor de l'Oeil", traduit et annoté par Yoko Orimo, publié aux éditions Sully.
Vous y retrouverez la traduction intégrale de ce recueil, qui contient des textes parmi les plus importants de la tradition Zen Sôtô.
Vous découvrirez différentes parties, consacrées entre autres à la nature de l'éveillé, aux naissances et aux morts ou encore à la vie quotidienne.
De Roland Rech, "Aux origines du Zen Sôtô".
Vous découvrirez comment faire ressortir l'essence du zen, au quotidien, à travers l'histoire de maître Tôzan, grâce à qui le courant amorcé par maître Sekito deviendra le Zen Sôtô.
C'est la fin de notre émission, vous pourrez voir et revoir cette émission pendnt toute cette semaine sur le site Internet de France 2.
Merci à tous de votre fidélité.
Je vous souhaite une très bonne journée, une très belle semaine.
A dimanche prochain.

FIN

Une transcription écrite des sous-titres est aussi présentée au lien :
http://telescoop.tv/browse/596623/sagesses-bouddhistes.html


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