Télévision : émissions SAGESSES BOUDDHISTES - Dossier relatif aux émissions de France 2 "SAGESSES BOUDDHISTES", avec ou sans sous-titres et avec une transcription écrite pour la plupart de ces émissions. L'émission est présentée chaque dimanche de 8h30 à 8h45.
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TV - SAGESSES BOUDDHISTES - émissions Télévision France 2
La relation maître à disciple dans le zen

PRÉSENTATION

* VIDÉO DES ÉMISSIONS "SAGESSES BOUDDHISTES" :

- 29.06.2014 : La relation maître à disciple dans le zen avec Valérie Yashô Guéneau
C'est l'un des principes fondamentaux du bouddhisme, et notamment du bouddhisme Zen : sans relation vivante de disciple à maître la tradition zen ne peut se transmettre.

PRÉSENTATION :

Dossier relatif aux émissions de télévision "Sagesses bouddhistes", avec une transcription écrite.

L'émission " Sagesses Bouddhistes" est présentée chaque dimanche sur France 2 de 8h30 à 8h45.

 


VIDÉOS SAGESSES BOUDDHISTES :

Les vidéos sont sur Youtube au lien :
https://www.youtube.com/user/mauricegaultier

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Replay sur France 2 :
http://www.france2.fr/emissions/les-chemins-de-la-foi

Replay sur Pluzz.fr :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html


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Toutes les vidéos, sur Youtube, depuis septembre 2010 avec la Sangha des Colibris au lien :
http://www.youtube.com/user/colibris67

 

Toutes les vidéos, sur Dailymotion, depuis 2008 avec vchristophe :
http://www.dailymotion.com/vchristophe

 

D'autres vidéos au site de Mickaël (Bordeaux) :
http://www.dailymotion.com/user/sakiamuni/1


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Site de l'UBF (Union Bouddhiste de France) :
http://www.bouddhisme-france.org/ et plus particulièrement :
http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/ : les émissions diffusées, les livres présentés...

 

Forum Bouddhiste : L'Arbre des Refuges :
http://www.larbredesrefuges.com/




SOUS-TITRES et TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES

Les présentes transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.

 

Vous pouvez aussi voir l'émission sous 7 jours avec les sous-titres
en activant les sous-titres dans la barre de défilement au lien :
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html
(roue crantée "plus d'options" et cliquer sur "sous-titres")


Remarques :
Le site "Télé Scoop" présente une transcription écrite des émissions "Sagesses bouddhistes" au lien :
http://telescoop.tv/search/?q=Sagesses+bouddhistes&ref=home


Il existe aussi dans le site de l'UBF ("Union Bouddhiste de France" ) des archives depuis 1997 au lien :
http://www.bouddhisme-france.org/archives/voix_bouddhistes/ où sont présentés quelques extraits des émissions Sagesses Bouddhistes.
Voici à ce lien quels thèmes sont ainsi présentés : #archives_u_b_f




ÉMISSION SAGESSES BOUDDHISTES
sur France 2

La relation maître à disciple dans le zen :

 

VIDÉO DE L'ÉMISSION - PRÉSENTATION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

Dimanche 29 juin 2014 - France 2 à 8h30

C'est l'un des principes fondamentaux du bouddhisme, et notamment du bouddhisme Zen :
sans relation vivante de disciple à maître la tradition zen ne peut se transmettre.


Photo de l'album de Facebook

LA VIDÉO DE L'ÉMISSION :

Revoir sur Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=fnMw3hXFpJc (14'45 )


 

Revoir sur Dailymotion avec les sous-titres en français VFSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x20l34b (14'45)


Sagesses bouddhistes - La relation maître à... par conscience33 

 

Revoir en replay (6 jours) :
http://www.france2.fr/emissions/les-chemins-de-la-foi
ou
http://pluzz.francetv.fr/videos/sagesses_bouddhistes.html



PRÉSENTATION :

C'est l'un des principes fondamentaux du bouddhisme, et notamment du bouddhisme Zen : sans relation vivante de disciple à maître la tradition zen ne peut se transmettre.

Invité : Valérie Yashô Guéneau
Émission présentée par : Sandrine Colombo

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

- A. Tempier : Bonjour et bienvenue. "Sagesses Bouddhistes" reçoit Valérie Yashô Guéneau, qui nous parle de la relation maître à disciple dans la tradition zen.

-Bonjour et bienvenue dans "Sagesses bouddhistes". 
Entamer le long chemin pour réaliser notre véritable nature et tendre vers l'Eveil ne se fait pas sans accompagnement. 
Être accompagné d'un maître est un des principes du bouddhisme, notamment du bouddhisme zen. 
Sans relation vivante de disciple a maître, la tradition zen ne peut se transmettre. 
Nous consacrerons l'émission à cette relation en tentant de définir sa nature et de voir ce qu'elle a d'incontournable dans la voie du Bouddha. 
Nous avons le plaisir de recevoir Valérie Yashô Guéneau, 
Vous êtes nonne zen, l'une des responsables du monastère de Kanshoji, en Dordogne, auprès de votre maître, Jean-Pierre Faure, qui est abbé du monastère. 
C'est donc en tant que disciple que vous allez répondre à nos questions. 
Vous avez une formation d'infirmière. 
Vous avez rencontré le bouddhisme zen à 20 ans. 
Mais avant de trouver un maître, il a fallu plusieurs années.

-Ça s'est passé très naturellement. 
En fait, je pratiquais depuis 5 ou 6 ans quand j'ai commencé à ressentir le besoin d'être guidée, dans ma pratique. 
Je n'avais pas encore arrêté mon choix sur une personne en particulier quand il a fallu que je déménage. 
Je suis arrivée dans une ville où le dojo zen était dirigé par Taiun Jean-Pierre Faure, qui deviendra mon maître au bout d'un an.

-Plus généralement, comment entrons-nous dans une relation disciple/maître ?

-Je pense qu'il faut une dose d'humilité et une forte aspiration. 
Il faut à la fois faire le vœu de devenir Bouddha et voir que le chemin est long et parsemé d'embûches. 
On saisit alors toutes les mains tendues par les Bouddhas et les patriarches.
L'école zen Sôtô, entre autres, propose cette relation de disciple à maître. 
Si je regarde mon expérience personnelle, avant même d'y voir une relation disciple/maître, une grande confiance s'était établie, en voyant chez cette personne une grande aspiration, une grande foi, une honnêteté...
En voyant que ses actes et ses paroles étaient en adéquation, et en voyant qu'il mettait sa vie au service de toutes les existences. 
Mais, traditionnellement, le moine a le devoir de pérégrination.

-Aller à la rencontre de plusieurs maîtres pour trouver le sien.

-Oui. Dans la Chine ancienne, le moine marchait de montagne en montagne, visitait chaque maître, écoutait son enseignement, jusqu'à ce qu'il s'arrête auprès de celui

-Pouvez-vous définir ce qu'est un maître authentique ? 
Comment être sûr de trouver le bon ?

-Dôgen en parle longuement. 
Dans un de ses ouvrages, il définit le maître authentique par plusieurs aspects. 
Je me souviens de quelques-uns. 
Il dit que le maître ne met pas la compréhension intellectuelle à la première place, qu'il est libre des émotions humaines, de ses points de vue personnels, et que sa pratique est en adéquation avec sa compréhension, etc.

-Il dit que si on ne trouve pas le bon maître, c'est inutile de pratiquer.

-Oui, c'est un point important. 
Il dit : "Si on ne rencontre pas de maître authentique, "mieux vaut ne pas pratiquer."

-Donc, dans cette rencontre, il y a la confiance, le respect avec le maître qu'on a choisi.

-Oui. Le respect est un point très important. 
C'est ce qui va nous permettre d'accéder à une vision large. 
Il faudra, pour accéder à une vision large et voir les choses telles qu'elles sont, c'est-à-dire accéder à l'Eveil, il faut être capable d'abandonner son point de vue personnel pour un point de vue plus large, pour épouser le point de vue de l'autre. 
C'est difficile pour quelqu'un d'arrogant. 
En Occident, nous le sommes tous un peu.

-Le disciple doit donc être humble vis-à-vis de son maître ?

-Oui. Respect, dans le sens de: "être capable de se remettre en question." 
Pour nous, qui sommes tous un peu arrogants, c'est plus facile de le faire quand on a une grande confiance dans la personne qui nous demande d'abandonner notre point de vue.

-Cette confiance risque-t-elle, parfois, de faire tomber dans une relation trop affective avec le maître ?

-C'est sûr, c'est un risque.
Il ne faut pas perdre de vue, dans ce cas-là, que cette relation a lieu pour nous aider à réaliser la Voie et aider toutes les existences à réaliser la Voie. 
C'est important de ne pas perdre de vue l'essence de cette relation. 
Mais, bien sûr, il y a beaucoup de respect. 
Il peut y avoir de l'admiration, une grande gratitude. 
Mais dans "affective", il y a les notions de plaisir, douleur.
Tout cela est de trop dans la relation maître/disciple. 
Cela peut apparaître, mais il ne faut pas alors y donner corps. 
Il faut laisser passer pour revenir à l'unité avec l'autre. 
Voir l'autre, voir ses difficultés. 
A la fin, ouvrir son cœur. c'est le véritable amour. 
Pas celui ou qui nous enferme sur nous deux, comme dans certains couples, mais qui nous ouvre à toutes les existences.

-En quoi cette relation est-elle si importante dans le zen ?

-Dôgen dit : "C'est la Voie vivante." 
Ce n'est pas la Voie des livres. 
Ce n'est pas seulement s'arrêter à une compréhension intellectuelle. L'enseignement du Bouddha doit passer d'une personne à une autre. 
Et cela se fait par résonance, par imprégnation, en restant au contact, mais pas à côté du maître, enfermé dans sa tête: au contact, c'est l'esprit ouvert. 
L'ouverture qui se fait à partir du laisser passer, de la non-pensée, est fondamentale. 
C'est elle qui va permettre que l'enseignement passe d'une personne à l'autre.

-Comment faire pour vivre la relation disciple/maître au quotidien, loin d'un monastère, dans la vie active ?

-En fait, il ne s'agit pas du nombre de jours que l'on va passer à côté du maître. 
Ce qui compte, c'est la qualité de la rencontre. 
Il faut faire attention, quand on s'approche du maître, à la qualité de notre propre esprit. 
Je parlais de cette ouverture primordiale. 
Certains disciples peuvent vivre 20 ans près du maître, enfermés dans leur tête, et ne rien recevoir. 
D'autres, l'esprit complètement disponible, vont comprendre exactement. le disciple a une responsabilité dans son évolution spirituelle. 
Il ne doit pas tout attendre du maître.

-Peut-il lui-même apporter quelque chose au maître ?

-Oui, bien sûr. 
Dans les textes, on dit: "Aidez Bouddha, donnez a Bouddha, pour qu'une pluie bienfaisante "tombe sur toutes les existences." 
Il y a cette notion d'aider plus grand que soi. 
On aime bien, en général, aider des gens qui sont plutôt... 
En dessous de nous, on peut penser. 
Ça fait du bien à notre ego. 
Le disciple se met dans la position d'aider le maître. la condition sine qua non, c'est que le maître mette sa vie au service de toutes les existences. 
Mais, à la fin, ce que le disciple peut donner de mieux, c'est la condition normale. C'est son évolution spirituelle.

-C'est lui apporter ce qu'il attendait.

-Oui.

-Quel est le propos de la relation disciple/maître ?

-C'est recevoir, s'éveiller, transmettre. 
Maître Dôgen écrit: "La transmission de maître à disciple se fait "par la pratique de zazen." 
C'est-à-dire assis dans le silence et l'immobilité. 
Cette transmission va se faire naturellement, inconsciemment, automatiquement, à partir du moment où il y a cette ouverture d'esprit. 
Et ce qui se transmet, c'est Bouddha, 
C'est la vision de la réalité et l'unité Le propos du maître est de nous permettre de réaliser notre nature de Bouddha. 
Et nous, on exprime notre gratitude pour cette lourde tâche qu'il effectue en réalisant la Voie pour la transmettre à notre tour à partir de notre propre réalisation.

-"Transmettre à notre tour" signifie que le disciple peut devenir maître tout en restant disciple. 
Qu'en est-il alors de sa relation à son maître ?

-Elle continue. La relation maître/disciple, c'est le lien vivant que l'on établit avec Bouddha a travers la lignée des patriarches. 
On reste toujours disciple, même à la mort du maître. 
On reste disciple de Bouddha, disciple de plus grand que soi-même. 
Ce qui est important... 
Maître Eno, le 6ème patriarche, dit clairement : 
"Ce qui est important, à la fin, c'est de ne pas être disciple du moi."

-Donc, quand vous convoquez maître Eno, maître Deshimaru, vous les considérez comme des maîtres ? 
Ou comme des patriarches ? 

- Ce sont des patriarches. 
La différence avec mon maître, c'est que je vais me référer à leur enseignement.
Ce n'est pas le lien vivant avec Bouddha qui s'établit dans la relation maître/disciple. 
Mais je me réfère à tous les maîtres de la transmission pour étudier leur enseignement.

-Sur une photo, on vous voit avec votre maître, Jean-Pierre Faure, qui est lui-même avec son maître japonais.

-Là, vous avez les 3 générations. 
Mon maître, Taiun Jean-Pierre Faure, abbé du monastère de Kanshoji. 
Et Donin Minamizawa Roshi, vice-zenji, la 2ème autorité spirituelle du temple d'Eiheiji, au Japon, qui est le temple de maître Dôgen que j'ai cité plusieurs fois. 
Ce temple date donc du 12e siècle.

-D'accord. Merci d'avoir répondu à nos questions. 
Pour prolonger cette émission, voici des suggestions de lectures. 
"Appréciez votre vie", de Taizan Maezumi, aux éditions Sully. 
C'est l'un des maîtres japonais qui transmit le zen à l'Occident dans les années 60. 
Il eut des milliers de disciples. 
"Le Vent et la Lune", de Heido Meriadec, chez l'Harmattan. 
De courts poèmes, comme des haïkus, donnant à voir l'expérience de zazen, la méditation assise. 
Et enfin, "Le Zen", de Federico Jôkô Procopio, éditions Avant-Propos, sur l'expérience de la méditation zazen et le bonheur qu'elle procure. 

C'est la fin de notre émission. 
Vous pouvez la revoir sur le Pluzz de France 2 en tapant "Sagesses bouddhistes". Toute notre équipe vous souhaite un très heureux dimanche. 
A la semaine prochaine. 

 

 

Une transcription écrite des sous-titres est aussi présentée au lien :

http://telescoop.tv/browse/535583/1/sagesses-bouddhistes.html?q=sagesses+bouddhistes

 

 



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