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VERS LE 21ème SIECLE  

Par Bernard Lievegoed,

ANTHROPOSOPHIE

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VERS LE 21ème SIECLE  

Par Bernard Lievegoed,

 

AVERTISSEMENTS IMPORTANTS PAR L’AUTEUR DU RÉSUME :

Ce résumé de 4 pages, réalisé à partir à partir d’un livre de 158 pages

ne peut en être qu’une présentation incomplète. 

Il est une invitation à lire, si vous en sentez l’intérêt, l’intégralité du livre.

Les points de suspension qui apparaissent correspondent à des parties de phrases volontairement retirées 

ou à plusieurs phrases omises, avant ou après le texte, pour ne pas alourdir le résumé.

Un résumé est surtout utile à celui qui a d’abord lu avec attention le livre dans sa totalité.

Ce livre étant en Copyright, vous êtes priés d'en respecter la propriété intellectuelle des auteurs 

pour toute citation éventuelle de phrases extraites du résumé.

 

Le résumé (4 pages) ne peut être qu'un aperçu de ce livre.

 

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VERS LE 21ème SIECLE

 Huit conférences données à Spring Valley (U.S.A.) en 1965

Par Bernard Lievegoed, Spring Valley (U.S.A.) 1965 ©1992 Editions Les trois Arches, F – 78400 Chatou – 158 pages

Important : ce texte utilise les phrases extraites du livre, aussi afin de respecter le Copyright, faire mention des auteurs du livre pour toute citation.

 

 CONFERENCES PUBLIQUES

 

 I – NOTRE SIECLE

 … La réalité spirituelle ne s’évalue pas en termes de quantité, mais en termes de qualité…

La nouveauté de la situation actuelle de l’homme, c’est qu’il est responsable de ce qu’il veut…

Et je dirais, en parlant de la situation réelle d’aujourd’hui, que nous devons apprendre à vouloir, à vouloir dans un sens spirituel et avec un contenu spirituel…

Mais il existe aujourd’hui un nouveau rythme d’évolution : celui de 33 ans 1/3, le temps qui sépare Pâques du Noël qui le précède de 33 ans 1/3. C’est la vie du Christ sur terre qui imprima ce nouveau rythme au cosmos…

Qui sait ceci peut découvrir, dans sa propre vie et dans le déroulement de la vie sociale, le rythme secret de 33 ans 1/3…

Le nouveau chemin d’initiation est celui de l’Intuition, et cette Intuition peut être trouvée dans le cadre d’un groupe de personnes qui travaillent ensemble. Selon Rudolf Steiner, un tel groupe doit être un groupe karmique, le karma étant compris non seulement à partir de l’existence passée, mais aussi comme karma futur…

Au début de ce siècle, Rudolf Steiner écrivait dans l‘Initiation que nous devions améliorer entre autres, le tact spirituel…

 

I I – LE TOURBILLON

… Dans l’œuvre de Rudolf Steiner, nous avons appris qu’à la fin du troisième tiers de ce siècle toute l’école de Michaël serait incarnée sur terre…

L’humanité doit s’attendre, dans les prochaines années, à voir la vie sociale de plus en plus gouvernée par l’analyse de systèmes. Nous assisterons à la disparition totale de ce qui est la vie privée des hommes…

Qu’arrivera-t-il dans les prochaines années ? L’abondance. L’abondance d’énergie, de matières premières, de médicaments, de nourriture, de vêtements, de tout… Une seule chose est prohibée : le jugement personnel. Le jugement du moi doit être écrasé…

Il y a une voie que nous pouvons suivre seul, et c’est celle qui fut donnée au début du mouvement anthroposophique.

Cette voie doit toujours être suivie par chacun dans son propre développement intérieur, en commençant par l’Imagination, en accédant à l’Inspiration et finalement à l’Intuition. Mais Rudolf Steiner a montré qu’il existe aujourd’hui une autre voie : partant de l’Intuition, arrivant à l’Inspiration et finalement à l’Imagination…

La première voie a été celle des anciens mystères pendant des milliers d’années ; et elle devait être suivie jusqu’en 1923. Puis Rudolf Steiner a renouvelé les mystères et a dévoilé cette nouvelle voie…

 

I II – LE BIEN

… La tâche de l’homme moderne est d rencontrer la mal afin de créer le bien. C’est une transformation de l’ère passée, celle de l’âme pensante, où la tâche consistait à rencontrer l’erreur afin de chercher la vérité…

Après 1500, soit au commencement de la période de l’âme consciente, le moi entre dans le champ de son évolution. Et c’est pendant cette période qu’apparaissent les Asura…

Les Asura s’infiltrent dans le moi. Ils cherchent à s’approprier des parties du moi…

Les Asura s’attaquent au moi de l’homme en introduisant le matérialisme théorique dans la vie de l’âme consciente, au moment où cette âme fait l’expérience de son développement. En prenant ce matérialisme théorique comme vision du monde, les hommes sont coupés de la vision spirituelle du monde et des forces spirituelles…

La naissance du moi à partir de l’âme de conscience avorte et les victimes des Asura tombent le plus souvent dans une sensualité effrénée, à partir de laquelle ils construisent des enfers grotesques de sensualité. Ces enfers de sensualité ressemblent à des caricatures de paradis terrestre où le progrès matériel est séparé de ses fondements spirituels et enfermé dans le domaine du plaisir sensoriel…

Dans le monde matériel, il y a un antidote aux Asura. Il consiste à considérer le monde extérieur comme un océan de forces actives de volonté. Quand les Asura cherchent à capturer le moi au moyen des sens, l’antidote consiste à voir au travers des sens. Au lieu de considérer le tissu sensuel de vie créé par la croissance du bien-être matériel comme un océan de sensualité dans lequel nous serions engloutis, nous pouvons le voir comme une vaste scène où les forces de volonté sont bouillonnantes, houleuses et chaotiques. Mais si nous pouvons voir, au travers des sens, pénétrer le spectacle intérieur de cette mer et en voir les forces comme des vagues, des courants de volonté et non comme de simples sensations, il nous est alors possible de comprendre que ces forces de volonté sont l’expression de quelque chose qui est encore plus à l’arrière-plan : la sagesse créatrice du monde…

Aux environ de 1500, ces forces vivantes de la pensée se sont, pour ainsi dire, ‘‘rétrécies’’. Du milieu rayonnant de l’homme, elles se sont contractées dans le cerveau. La pensée fut coupée des forces du cœur. C’est ainsi que l’homme, au moyen de son cerveau, a pu développer une pensée froide, objective et intellectuelle…

Cette époque de transition est marquée par l’essor plus ou moins simultané de la science moderne. Un nouveau point de vue est à l’origine de cette méthode de connaissance : c’est le point de vue de l’homme-spectateur. L’homme n’est plus participant…

L’homme n’est plus personnellement engagé de la même façon dans le cosmos et dans la nature depuis qu’il les observe…

On pourrait décrire le phénomène de plusieurs façons, comme un monde d’automates ou un monde dans lequel l’homme se prive progressivement de sa relation spirituelle…

Ce que Rudolf Steiner présente, c’est une voie active de développement intérieur…

La nouvelle tâche consiste à emplir nos cœurs de chaleur au profit de l’esprit…

p. 1/4 - Vers le 21ème siècle

 

IV – TROIS EPREUVES

… Si dans la vie nous voulons agir dans l’un des domaines de la santé à partir d’un fondement spirituel, nous devons nous demander : « Quel est l’être spirituel qui se tient aujourd’hui derrière les bonnes impulsions thérapeutiques ? »…

Histoire de Tobie… « Je suis l’Archange Raphaël, l’un des sept anges qui entourent le trône de Dieu. » Ainsi, Raphaël se révèle être l’ange de la guérison… Au vingtième siècle… nous faisons encore appel à Raphaël, le porteur de la force guérissante…

Voilà la grande leçon d’aujourd’hui : regarder ces forces des ténèbres mais ne pas avoir peur, car la tâche du présent est de les transformer… Quelles sont ces forces ?

Les premières, ce sont les forces de la sexualité qui proviennent des profondeurs de la vie de l’homme…

La deuxième étape est l’amour familial, l’amour entre les parents et les enfants. C’est Gabriel qui l’a enseigné à l’humanité…

La troisième étape consiste à aimer le moi d’une autre personne – à reconnaître l’autre comme un moi, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Cette étape est enseignée par Michaël.

La dernière étape est l’amour de l’humanité : elle est enseignée par le Christ lui-même…

Quelle erreur Ahriman a-t-il soufflée à l’homme ? Le désir de puissance sur la terre – le désir de possession…

Il est très difficile de ne pas désirer une belle chose, mais de l’aimer uniquement pour sa beauté…

Voilà le grand mystère de notre système métabolique. Nous ne bâtissons pas nos corps avec la nourriture que nous mangeons, mais nous absorbons la nourriture pour pouvoir la détruire…

Pendant ce temps, les Asura travaillent avec les forces de la peur – la peur de l’anéantissement total, la peur du grand vide… C’est cela que veulent les Asura – que nous ayons peur. Les Asura sont des esprits de l’anti-développement. Raphaël, au contraire, est l’esprit qui mène sur la voie du développement intérieur…

Nous ne pourront combattre et libérer les Asura qu’à partir du moment où nous saurons cultiver en nous un amour pour les forces du développement. Telle est l’essence véritable de Raphaël, l’amour du développement : amour de l’humanité, amour du monde extérieur, amour de la terre, de notre être supérieur, de la culture, amour de ce que peut devenir le futur et, parmi tout cela, amour pour le développement lui-même… Il faut apprendre à aimer, non seulement ce qui est, mais ce qui doit être.

Essayons de construire une image de l’homme moderne : « Le voici. Au-dessus de lui se tient Michaël, le grand esprit solaire qui apporte la pensée spirituelle, qui donne les forces de l’action issues de la pensée spirituelle. En dessous et un peu en arrière se tient Raphaël, l’esprit de Mercure qui transforme l’amour sexuel en amour de l’humanité, le besoin de puissance et de possession en amour du monde, la volonté de détruire en amour du développement. »

Voici d’une part les trois épreuves de l’homme moderne. D’autre part ces trois épreuves font appel aux trois impulsions curatives de Raphaël.

Si l’homme se tient entre Michaël qui lui apporte la pensée spirituelle et la force d’action, et Raphaël qui lui apporte l’amour du développement, l’humanité pourra alors rencontrer le Christ sur le chemin qui mène à l’avenir.

 

V – LA NOUVELLE MORALITE

… Dans l’une de ses conférences, il [Rudolf Steiner] précise les trois conditions nécessaires pour que l’homme puisse entrer dans ce monde où travaille le Christ éthérique vivant.

La première condition, dit Rudolf Steiner, est d’avoir le sentiment de la futilité de l’existence humaine extérieure…

La deuxième condition est le sentiment de non-satisfaction devant les explications matérialistes que fournit notre culture…

La troisième condition est le sentiment de la dualité intérieure, de la séparation, si je puis dire, entre ce qu’il m’est possible de faire et ce que je devrais faire…

La nouvelle moralité est la morale de la pitié universelle – de la compassion à l’égard de tout ce qui souffre…

Rudolf Steiner dit qu’on atteindra le Christ qu’à la limite du supportable, avec l’âme brisée

Le docteur Zeylmans fit un jour une conférence en Hollande… Une dame demanda alors : « Docteur Zeylmans, qu’entendez-vous par sectaire ? » Il répondit : « Une personne sectaire est celle qui répond à des questions qui n’ont pas été posées ! »…

C’est un fait que nous pouvons apprendre de la science moderne : vivre avec l’insécurité et le doute…

Dans le monde de la réalité sociale, les gens vivent dans un état de tension entre la réalité où ils se trouvent et les « concepts sociaux sensibles » qu’ils recherchent…

La première chose qu’il faut clarifier est la différence entre croissance et développement…

L’un des problèmes de la vie sociale est celui de la rémunération… Qu’est-ce qu’une rémunération équitable ?...

En étant rémunérés selon le travail accompli, les hommes sont rendus esclaves de leurs capacités…

Du début à la fin, nous devons développer une nouvelle moralité – la pitié universelle et la compassion à l’égard de tous les êtres humains qui souffrent du matérialisme…

 

EXPOSES D’INTRODUCTION POUR UN GROUPE DE TRAVAIL

 

VI – LA VIE DES GROUPES

Un des buts du travail en commun peut être l’étude. Si un certain thème d’étude est ce qui motive le plus un groupe, il peut en faire son objectif principal…

Deuxièmement, il y a des « groupes sociaux » ou groupes d’interaction. Dans ce type de groupe, on se réunit, non pour étudier, mais pour mieux se connaître, pour se diverti ou s’entraider… dans un tel « groupe social », l’important… c’est l’interaction, la rencontre avec l’autre.

Une troisième possibilité est le « groupe d’action ». Le but… se situe à l’extérieur du groupe. C’est un groupe de travail…

Le « groupe d’étude », le « groupe social » et le « groupe d’action » ont chacun leur propre raison d’être et leur propre signification.

p. 2/4 - Vers le 21ème siècle

Tout d’abord, dans un groupe, les attentes des différentes personnes doivent converger à un même niveau…

Deuxièmement, quelles sont les lois de fonctionnement de tel ou tel groupe ?…

Troisièmement – et cela peut être embarrassant – quand les buts d’un groupe changent, chacun est-il conscient de ce changement ?... La vie de groupe et le travail de groupe sont un chemin favorisant la compréhension des relations karmiques…

Faire des exercices pratiques de karma signifie rencontrer les autres, car l’autre est celui qui me révèle qui je suis…

L’« égoïsme intellectuel » est un autre danger du groupe d’étude : par exemple, ne pas être satisfait même après avoir absorbé un grand nombre de conférences. Ne jamais trouver la mesure, tel est le danger de l’intellectualisme. « Je sais déjà certaines choses, mais je voudrais tout connaître en ce monde »…

Lorsqu’un groupe écoute fréquemment des conférences, cela favorise chez les auditeurs une attitude de passivité…

Quelle est la voie intérieure pour le groupe d’étude ?

C’est celle du sentier octuple qui développe la fleur de lotus à seize pétales. C’est la voie du Bouddha. Les huit directions dans lesquelles l’étudiant doit s’engager sont :

-          l’image juste,

-          le jugement juste,

-          le mot juste,

-          l’action juste,

-          le point de vue juste,

-          la mémoire juste,

-          l’objectif juste,

-          la juste vision globale.

En conclusion, suivre le sentier octuple veut dire établir le juste équilibre entre l’âme et le monde

Dans une rencontre, découvrir l’être humain est la première étape dans l’Imagination. Sans l’Imagination, on ne peut distinguer une statue d’un être vivant… S’il ne bougeait pas, il suffirait de regarder dans les yeux pour voir le moi…

Que signifie se heurter au « double » de l’autre ? Dans le contexte social, on prend d’abord conscience de l’ancien Adam et de l’ancienne Eve, de tout ce qui, chez l’autre, appartient à des vies antérieures et à l’histoire de la vie présente. Le double, c’est simplement la « contraction » du côté négatif de ce karma ancien…

C’est en essayant de trouver le moi d’une autre personne qu’on reçoit les beaux fruits de la vie du groupe social.

Naturellement, de très grands dangers persistent, par exemple la formation de clique, la sentimentalité, l’irritation, l’oppression, la haine et la rupture avec certaines personnes et leur départ…

Quelles sont les qualités spécifiques à développer dans un groupe social ?

Avec le groupe social on peut entrer dans le sentier sextuple mentionné par Rudolf Steiner : le développement de la fleur de lotus à douze pétales. Cela se passe dans le cœur… Qu’est-ce que le sentier sextuple ? En voici le résumé :

-          contrôle de la pensée,

-          contrôle de l’action,

-          persévérance et régularité,

-          tolérance (positivité et impartialité),

-          détachement et désintéressement.

-          Et le sixième élément, pour l’équilibre de l’âme : compréhension sereine. Tel est le but et le fruit du sentier sextuple…

Le sentier octuple était la voie du Bouddha ; le sentier sextuple est la voie de l’homme moderne.

Développer ces qualités est une façon de développer les facultés sociales. C’est la façon de développer la fantaisie morale (Imagination morale). C’est une façon de développer l’Inspiration.

Être conscient du moi que cache le double de l’autre, c’est déjà une étape dans la voie de l’Inspiration…

Un groupe d’action – sil est un véritable groupe – peut devenir un organe du monde spirituel

Quand un groupe… a vaincu les forces de l’ancien karma, il cherche à découvrir le moi spirituel de chacun des membres… Alors c’est un vrai groupe d’action qui travaille par Intuition… Le moi est présent, mais le groupe agit par Intuition…

C’est par la porte de la Lune qu’il est entré dans la vie terrestre. C’est son ancien karma, un karma lunaire. Mais au cours de la vie, dès que le moi a commencé d’être actif, l’homme façonne un nouveau karma, karma solaire…

Dans l’Initiation, Rudolf Steiner parle de cette fleur de lotus à dix pétales et du sentier quintuple qui mène vers l’avenir.

Le sentier sextuple conduit à la vie sociale ; il concerne les relations interpersonnelles de la vie du présent.

Le sentier quintuple, par contre, mène à l’avenir.

Qu’est-ce que le sentier quintuple ?

-          La première étape consiste à maîtriser les perceptions sensorielles.

-          La seconde, à contrôler les idées « fantaisistes » et à se poser la question : d’où viennent-elles ?

-          En troisième lieu, nous avons, au cours de notre vie, un grand nombre de perceptions inconscientes, qui nous parviennent à travers les oreilles et les yeux, mais aussi par les forces magnétiques de la terre. Nous devons armer notre âme contre ces perceptions inconscientes.

-          Quatrièmement éviter d’accepter quoi que ce soit sans réflexion consciente

-          Enfin, résumant ces quatre points Rudolf Steiner ajoutait : une sévère auto-discipline

 

On peut dire des groupes ce qui suit :

·         Par le « groupe d’étude », le karma ancien nous est révélé.

·         Par le « groupe social », le karma ancien est remis en ordre.

·         Par le « groupe d’action », le karma nouveau est formé…

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VII – DES SYSTEMES, DES NIVEAUX ET DE LA TRIPARTITION

Dans la réalité sociale d’aujourd’hui, quelle peut être notre approche du concept de Rudolf Steiner : la tripartition sociale ?

On peut entreprendre cette étude de deux façons.

La première consiste à étudier les problèmes sociaux dans le monde actuel. Il faut alors considérer trois niveaux de problèmes :  -       le niveau des idées spirituelles éternelles,

-          le niveau des « concepts sociaux sensibles »,

-          le niveau de la réalité sociale de chaque situation concrète.

Il y a une deuxième approche. Nous en ressentons le besoin quand nous sommes à la recherche d’un mode nouveau de vie en groupe. Si notre but est d’essayer de réaliser, sous l’un ou l’autre aspect, les principes de la tripartition sociale, nous devons étudier ces principes eux-mêmes, toujours en tenant compte des trois niveaux du problème.

Il est nécessaire de suivre ces deux directions.

Selon la première, nous devons garder présent à l’esprit les principes de la tripartition sociale en faisant l’analyse du monde et des problèmes mondiaux.

Selon la deuxième direction, nous devons étudier les principes de la tripartition sociale dans le but de construire une communauté qui s’en inspire.

Une troisième direction, qui, dans un sens, est un corollaire des deux premières, ou une synthèse des deux, consiste à introduire l’action tripartiste dans le monde, c’est-à-dire l’action venant des principes de la tripartition.

Pour ce faire, on peut partir de l’étude des problèmes sociaux du monde actuel ou bien d’un travail communautaire qui viserait à réaliser certains aspects des principes de la tripartition.

Le matérialisme du XIXe siècle était un matérialisme de la pensée ; le matérialisme du XXe siècle, c’est le matérialisme de la vie pratique… Au XVIIe siècle, John Locke disait : « Tout ce qui est dans l’homme arrive par les sens. Rien n’entre qui ne soit passé par les sens. » La psychologie et l’éducation modernes s’alimentent de cette tradition de Locke.

La pensée de Locke est déjà organisée comme un système d’«input-output ». On retrouve partout ce mode de penser en termes d’«input-output ».Nous le retrouvons lorsque nous observons notre propre façon de penser…  

Dans certaines civilisations, l’un de ces obstacles est que les intellectuels ne sont pas faits pour travailler…

Dans la vie sociale, c’est la force d’amour. La force d’amour peut être un obstacle pour les bâtisseurs de systèmes sociaux…

Mais… entrer dans la vie sociale… nous ne le pouvons qu’à l’aide des forces de l’Inspiration. Inspiration veut dire que nous sommes inspirés, que quelque chose pénètre du dehors dans ce que nous sommes en train de faire…

A un autre niveau existe la tâche d’introduire dans le monde la méthode tripartiste de solution des problèmes. C’est cela, l’action. Nous ne pouvons l’accomplir qu’à partir de la force d’Intuition. Intuition signifie que quelque chose qui tend vers l’avenir pénètre en mon moi…

Il est difficile d’imaginer ce que les bâtisseurs de modèles vont apporter… Ils nous apporteront un modèle pour chaque chose que nous aurons à faire. Toujours ils le réduiront à un ou deux facteurs. L’un de ces facteurs sera obligatoirement l’argent. L’autre sera le pouvoir. L’argent et le pouvoir sont les facteurs qu’ils recherchent…

Dans tout ce qui est réglé et programmé, dans tous les systèmes qui, dans les années à venir, forceront la vie à entrer dans des schémas sociaux rigides, insistez sur l’amour en tant que paramètre extérieur.

 

VIII – VERS LE XXIe SIECLE

La vie du Christ imprima un nouveau rythme à la terre – un rythme de 33 ans 1/3 qui correspond au temps qui sépare la naissance à Bethléem de Pâques sur le Golgotha. Ce rythme de la vie du Christ sur la terre est le rythme du travail social de l’homme moderne…

Les mystères préchrétiens étaient des mystères de la sagesse et de la beauté ; les nouveaux mystères sont les mystères de l’amour et du développement.

Le développement et l’amour sont des mystères de la volonté ; ce sont des mystères du cœur…

Les jeunes de 1924… avaient oublié les forces des ténèbres. Ce fut la grande défaillance du travail anthroposophique durant le deuxième tiers de ce siècle…

Alfred Whitehead, déclarait avant de mourir : « L’art du progrès consiste à préserver l’ordre dans le changement et le changement dans l’ordre. »…

Dans notre pensée nous devons rechercher les forces de lumière.

Dans nos sentiments, nous devons partager la peine du monde et avoir la compassion du monde…

Il y a seulement du travail à faire, de la lumière à trouver.◙

p. 4/4 - Vers le 21ème siècle

 

 

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